Archive for février, 2010

Photoshop 20th anniversary. Startup memories

Samedi, février 20th, 2010

In this documentary, the founders of Adobe Photoshop – John Knoll, Thomas Knoll, Russell Brown, and Steve Guttman – tell the story of how an amazing coincidence of circumstances, that came together at just the right time 20 years ago, spawned a cultural paradigm shift unparalleled in our lifetime. (17:49, 02/18/2010), consulter: http://tv.adobe.com/…

Méduse en gros plan

Mercredi, février 17th, 2010

A-t-on averti France 2 que de nombreux foyers sont désormais équipés d’écrans dont la taille avoisine ou dépasse le mètre en diagonale? Pour faire moderne, la chaîne a choisi depuis quelque temps de filmer ses présentateurs au ras de la glotte. Exercice périlleux. Malgré toute l’amitié qu’on peut avoir pour David Pujadas, voir surgir dans son salon sa trogne tourmentée au double de la taille normale, pas moins de 40 cm du menton au toupet, est une expérience crispante, dont la répétition ne suffit pas à calmer l’émoi. Si un lecteur de Totem fréquente le bar de la rédaction, pourrait-il demander – respectueusement – au propriétaire des sourcils de reculer son siège vers l’arrière d’un mètre ou deux? Ca évitera à pépé de cracher sa soupe chaque fois qu’il vient à la maison, merci pour lui.

Comment le visuel deviendra grand

Mardi, février 16th, 2010

Impeccable démonstration de Patrick Peccatte sur l’usage pour la recherche en études visuelles des nouvelles possibilités de l’archivage intégral sur Google Books. Il faut relier ce billet à la critique justifiée que faisait Audrey Leblanc du support microfilm pour comprendre à quel point tout ce que décrit le chercheur n’a jamais été possible à partir de l’outil d’archivage qui reste aujourd’hui encore le vecteur privilégié de l’accès à la presse – et donc à l’image d’illustration. Ou pourquoi les visual studies sont restées si longtemps dans l’enfance.

Oui, les conditions matérielles d’accès à la mémoire visuelle sont décisives pour la conception même de la recherche. Parce que travailler sur l’image est travailler sur les relations entre les images, et parce que ces relations, nulle métadonnée n’est encore capable de les isoler. Parce que travailler sur l’image se fait, comme au temps de Winkelmann, avec l’œil et la mémoire, oui, trois fois oui, la taille des illustrations et la facilité de circulation au sein du corpus, qui permet de comparer des images entre elles, sont des conditions essentielles de l’analyse. Ce que nous font entrevoir les modes de consultation des magazines sur Google Books est sans précédent. Seuls ceux qui n’ont jamais effectué de recherche en matière visuelle y resteront insensibles.

Star Wars, ou la nostalgie de l’avenir

Mardi, février 9th, 2010

“Impossible à prédire est l’avenir”, énonce dans son baragouin le sage Yoda. Tu ne crois pas si bien dire. “Il est tout pourri son hologramme”, assènent mes fils dans un français guère plus correct. Dans Star Wars, en effet, les projections holographiques tressautent comme de bonnes vieilles images vidéo noir et blanc des années 1950. Une figure de style typique du réalisme lucasien, qui consiste à “salir” la représentation pour la rendre plus crédible.

Problème: la manifestation du “bruit” de la transmission reproduit un effet de sautillement caractéristique du signal électronique, qui a totalement disparu des écrans. Plus habitués à l’affichage à retardement de quelques paquets de pixels, trace d’une inhomogénéité de diffusion, mes enfants n’ont jamais vu l’image qui leur permettrait de comprendre ce clin d’œil référentiel, issu du passé de George Lucas.

On l’avait déjà vu avec les androïdes de Blade Runner, rien ne vieillit plus vite que l’avenir.