Patrimoine photographié, patrimoine photographique

Par Raphaele Bertho - 21 février 2013 - 17:17 [English] [PDF] 

Publication en ligne des actes de la journée d’études « Patrimoine photographié, patrimoine photographique »

organisée le 12 avril 2010 grâce à un étroit partenariat entre l’École pratique des Hautes Études (EPHE) et l’Institut national d’histoire de l’art (INHA)..

Sous la direction de Raphaële Bertho (alors doctorante), Jean-Philippe Garric (Conseiller scientifique à l’INHA pour l’histoire de l’architecture) et François Queyrel (directeur d’études en archéologie grecque à l’EPHE)
Avec la collaboration de Arlette Auduc, Maria-Francesca Bonetti, Antonio Brucculeri, MarcBui, Clémentine Durand, Audrey Gouy, Virginie Nobs, Anne-Laure Pierre, SergePlantureux, Dubravka Preradović, Lorenzo Scaramella, Danièle Terrer et RobertaValtorta
Publication réalisée avec la collaboration d’Anne Szulmajster-Celnikier, Frédéric Magda, Sophie Pillet,Pierre-Olivier Védrine.

La photographie comme la notion de patrimoine sont toutes deux des filles du XIXe siècle. La diffusion du procédé photographique est concomitante du développement dans toute l’Europe d’une nouvelle conscience patrimoniale. Les politiques de préservation de l’héritage du passé s’institutionnalisent, et font appel à la photographie qui s’impose progressivement comme l’outil de l’inventaire du patrimoine. Cette dynamique aboutit à la constitution de fonds qui acquièrent eux-mêmes le statut de patrimoine près d’un siècle plus tard. Ce passage du document à l’œuvre pose la question du traitement et de la gestion de ces ensembles photographiques, de leur classification, de leur redocumentarisation et de leur valorisation.

Sans revenir de manière exhaustive sur les relations qu’entretiennent patrimoine et photographie, l’ambition de la journée d’étude qui s’est tenue en avril 2010 à l’INHA était de questionner la manière dont le procédé de représentation influe sur la perception du patrimoine architectural ou muséal. Il s’agissait alors de favoriser le dialogue entre spécialistes du patrimoine, historiens de l’architecture ou archéologues, et spécialistes de la photographie, les praticiens comme les historiens, à partir de cas pratiques spécifiques.

La réflexion s’organise ici selon trois axes principaux, dans une mise en relation des deux termes suivant une progression chronologique. Il s’agit ainsi de revenir dans un premier temps sur l’historiographie des projets d’inventaires du patrimoine, puis de développer les questions soulevées par la dimension interprétative de cette représentation, pour enfin examiner les problématiques liées à la patrimonialisation contemporaine des fonds.

Lire la suite de la présentation ici

Les articles sont consultables sur le site de l’INHA

Sur la question du territoire, voir notamment

Arlette Auduc, De la photographie du patrimoine culturel : l’expérience de l’Inventaire général

Roberta Valtorta, L’Archivio dello spazio : point d’arrivée, point de départ

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