La taille de la vague

Par Matthieu Giralt - 24/03/2011 - 17:50 [English] [PDF] 

La vague qui a frappé récemment le Japon mesurait 10 mètres de haut (23,6 m au maximum) . Celle de 2004 pouvait, par endroit, atteindre 31 mètres. Alors que les vagues d’un méga-tsunami (voir cet article) peuvent atteindre plus de 500 mètres de haut, retour en images sur la taille de la vague au cinéma :

The abyss (special edition), James Cameron, 1989

Deep Impact, Mimi Leder, 1998

The day after tomorrow, Roland Emmerich, 2004

Poseidon, Wolfgang Petersen, 2006

Haeundae, Je-gyun Yun, 2009

2012, Roland Emmerich, 2009

10 Reponses à “ La taille de la vague ”

  1. En relation aussi avec ton billet “La couleur de la vague”, je trouve intéressant le fait que non seulement les vagues représentées ne sont pas boueuses et pleines de détritus comme dans les images d’actualité, mais aussi que, au niveau des couleurs, tout l’environnement (bâtiments, montagnes, etc.) prend les mêmes couleurs bleuâtres ou grisâtres, même avant que la vague l’ait recouvert. Cette uniformité de couleurs se retrouve dans les 6 exemples que tu nous montres…

  2. Exact ! C’est d’autant plus frappant avec ce dispositif. Je ne suis pas sûr que ce côté “filtre” n’apparaisse qu’à l’arrivée de la vague, à mon avis c’est vrai pour l’ensemble de chaque film. Mais je vais creuser ça, merci :)

  3. Sur le jeu des couleurs dans les films, je vous recommande cet article qui traite de cette tendance un peu exagérée: http://theabyssgazes.blogspot.com/2010/03/teal-and-orange-hollywood-please-stop.html

  4. Je ne sais pas si ces couleurs sont vraies pour l’ensemble des films, mais elle correspondent à la vision photographique et cinématographique de la tempête. Pas de soleil et température de couleur de la lumière élevée. Depuis le tsunami qui a touché les cotes de la Thaïlande en 2004, et les vidéos amateurs qui en ont témoigné, on sait qu’on peut avoir la vague et les couleurs du dépliant touristique qui décore les murs de l’agence de voyage. Ca me semble plutôt plus angoissant, mais ça suppose sans doute un traitement plus subtil de l’idée de la menace ou de la catastrophe.

  5. @ Robin : merci, je vais lire cela attentivement !
    @ Thierry : sur ces questions je vous recommande mon dernier billet ;)

  6. @Matthieu, j’ai lu et aimé votre billet:)
    Valentina soulève question de la couleur de la lumière dans la fiction, la dominante colorée de l’image au-delà de la vague. Et la couleur de la lumière c’est qui nous dit s’il est midi ou si c’est le matin ou le soir, s’il fait beau ou s’il pleut, si on est à l’ombre ou si on est au soleil.

  7. a titre de comparaison, quelle est la taille de la vague qui engloutit Bodhi dans Point Break ?

  8. Très bonne question ! Il suffit de prendre la taille de Bodhi comme échelle.

  9. Pour point break c’est que ça a été tourné à Waimea bay à hawaii et que le lieu est capable de recevoir des vagues supérieures à 10 mètres. Cela dit vu le contexte de tournage la taille ne devait pas excéder 6 à 7 mètres.

  10. C’est ce qui m’avait frappé aussi (le rapport de la hauteur à laquelle on était habitué dans les films et des dégâts de la vraie vague). On se rend bien compte, dans cette vidéo amateur (http://www.youtube.com/watch?v=VLBpkDJ4Ymg&feature=player_embedded), de la montée inexorable et rapide de la vague sans effet hollywoodiens et des dégâts qu’elle provoque.