Images de villes : dont on ne se #mooc pas

Par audedebondy - 30 janvier 2013 - 12:16 [English] [PDF] 
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Fil d'img Flickr, Leuphana Digital School - 30.1.12 ~10:00 CET

Je trouve toujours agréable d’expérimenter de nouvelles façons d’apprendre, surtout s’il s’agit d’images. Eparpillée sur la toile, non concentrée sur 1 seul livre et 1 concept je pense à quelques fastidieux souvenirs d’empilement de connaissancnces et là, je tombe sur un MOOC, un Massive Open Online Course, une histoire à faire fuir ceux qui croient que 70 000 étudiants s’agglutinent en ligne pour apprendre ce qu’ils apprennnent dans leur seul livre – en français, honni soit l’anglais – ouvert là sur la table avec une série de photo à ‘apprendre par coeur’, cela plaît encore à des pédagogues pressés dans le monde non virtuel. Et bien, non, je suis virtuelle et depuis 10 jours, je me mooc d’une certaine pédagogie où l’on me tient par force la tête sur ce livre ouvert à la page x et qu’on me colle le nez sur le paragraphe y sans alternative pour passer mon examen que de retenir par coeur les mots qui brillent pour la note même si on ne les comprends pas, contexte étriqué oblige.

Non, non, ce matin j’ai reçu 4 messages d’étudiants mooc(qu)eurs comme moi, 4 messages du Royaume-Uni, de Corée ou de Macédoine, étudiants sur le MOOC de l’Université de Lüneburg sur la ville idéale du XXIème siècle. Oui, un conglomérat globalisé  de professeurs allant de Saskia Sassen à des experts du développement des slums ou de la gouvernance de la santé publique ou de la ville globale. Non, nous ne sommes pas 70 000, mais 200, et plus de 1000 images de ville trounoient sur Flickr depuis quelques jours. Je me réveille avec des vues de Delhi ou de mon quartier, sans hiérarchies apparente alors qu’en arrière plan  sur la plateforme pédagogique, le directeur Danierl Libeskind, architecte star de son état  - et qui sait s’entourer d’enseignants de poids eux aussi – il nous guide par des remarques sur une multitude de travaux à rendre au sein de nos équipes globales, pour ma part des Macédoniens du sud, un Anglais du nord, une berlinoise et un ovni non repéré. Le fil d’images en ligne s’étoffe à vue d’oeil.

Ce MOOC, découvert par hasard sur les réseaux sociaux, puis partagé, me fait donc rencontrer des personnes de mon quartier, oui, et d’autres du bout du monde, et en trois clics. Une économie de l’image. D’ailleurs, gratuit ce cours prototype accueille encore des étudiants jsuqu’au 2 février. Enfin la tâche est rude, il ne s’agit pas de babiller sur 3 photocopies et un paragraphe apris pas coeur mais bien de collaborer avec des inconnus et de sortir en 3 jours un document théoriquement commenté,  illustré et hiérarchisé en utilisant, par ex. les vidéos en ligne. dont celle introductive ressemble à un comics. Un marketing institutionnel d’enfer dans une atmosphère de compétition de l’enseignement et de l’innovation, mais bon, comme participant on apprécie de ne pas être vissé sur le paragraphe 3 ligne 10 …

A suivre… et à quand un MOOC CV? Sauf quelques bribes trouvées sur le continent européen, l’offre est pratiquement uniquement américaine, on trouve dans leur liste deux cours de l’EPFL, Polytechnique de Lausanne en Suisse très présente ces jours dans la course à l’innovation avec un subside de recherche européen tombé hier: 1 (milion) – milliard !corrige mon commentateur Beat -  d’euros sans compter l’argent de la Confédération Suisse qui viendra compléter le pactole et cela pour modéliser le cerveau humain et donc que de nouvelles images en perspectives.
The Human Brain Et toujours une voix de comics, on ne ait pourquoi. Une forme de communication institutionnelle, qui porte sans doute.

2 Reponses à “ Images de villes : dont on ne se #mooc pas ”

  1. Euh… petit problème d’échelle. Il s’agit d’un milliard d’euros que touchera l’EPFL! On se la pète pas pour si peu, ici ;-)

    Pour bien se rendre compte de l’échelle, voici une petite histoire qu’on raconte à Genève: un million de francs, cela représente une pile de billets de 100 francs de 13 cm de haut. Pour un milliard, il faut une hauteur de 130m, c’est à dire, la hauteur du jet d’eau de Genève.

  2. pardon, comme je pense en billions entre l’anglais et le français, je dois m’améliorer encore, fatigue du mooc hier soir …