Du fonds photographique à la banque d’images

Tuesday 10 November 2009
Par Estelle Blaschke

L’exploitation commerciale du visuel via la photographie. Le Fonds Bettmann et Corbis

À la fois filtres et catalyseurs, les agences photographiques et les fonds photographiques à vocation commerciale ont largement influencé la production et la reproduction des images afin de satisfaire et de stimuler constamment la demande croissante en informations visuelles. Dans ce cadre, la substitution de la photographie à son référent sous-tend la création et l’expansion du marché de l’image, de même que le développement d’une économie de l’image. Cette mutation ainsi que la reproductibilité propre au médium ont favorisé l’établissement de la valeur marchande de la photographie. En 1859, Oliver Wendell Holmes écrivait, en évoquant le potentiel commercial de la photographie stéréoscopique, « la forme s’est émancipée de la matière ». Depuis, agences et fonds photographiques ont concentré tous leurs efforts autour d’une question : comment vendre l’image photographique comme le substitut des objets et des idées qu’elle représente ? Trois opérations s’avèrent rigoureusement nécessaires au bon fonctionnement de ces entreprises sur le marché : la collecte, la gestion et l’archivage. Elles garantissent l’exploitation durable des images et constituent la base économique de leur distribution. Ces agences et ces fonds privés sont devenus les dépositaires d’une facette de l’histoire de la photographie où les spécificités du médium et les paramètres économiques déterminent l’objet. Les exemples du Fonds Bettmann et du groupe Corbis illustrent les étapes du développement de deux modèles économiques différents, le fonds photographique et la banque d’images, et montrent par là comment s’est opérée la construction d’une valeur propre à la photographie – dans ses formes analogique et numérique. L’analyse de ces deux modèles révèle également les conséquences d’une politique de rentabilité économique sur la gestion et l’

usage des photographies…

Lire la suite sur Etudes photographiques, n° 24, novembre 2009.

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One Response to “ Du fonds photographique à la banque d’images ”

  1. Francis Lacloche on 12/12/2009 at 21:46

    2e version sans faute de frappe

    Si vous passez à Paris prochainement merci de me contacter.
    J’ai lu vos articles et serai intéressé d’en parler avec vous.
    Cordialement

    Francis Lacloche
    Conseiller pour les arts plastiques,
    la photographie et le mécénat
    Cabinet du ministre de la Culture et de la Communication
    01 40 15 86 49

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