“Dubaï eleven”, ou la vanité de la vidéo-surveillance…

Samedi 13 mars 2010
Par Olivier Beuvelet

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La police de Dubaï est fière de son coup, comme le Mossad d’ailleurs, les images sont là pour attester leur professionnalisme à tous deux…

Professionnalisme des fins limiers de l’émirat qui ont apparemment réussi à extraire d’un flux ininterrompu d’images vidéo de seuils, de portes d’ascenseurs et de halls d’entrée de lieux publics (hôtels ou aéroports) des plans qui, montés ensemble, parviennent soit disant à donner un “récit” filmique de l’assassinat de Mahmoud Abou Al-Mahbhouh, un cadre du Hamas palestinien, par une équipe d’agents du Mossad, dans sa chambre d’un hôtel de luxe de Dubaï, le 20 janvier dernier.

Professionnalisme aussi des espions des meilleurs services secrets du monde qui, malgré les conséquences désastreuses probables de leur opération sur les relations entre Israël et les pays arabes “alliés”, ont pu montrer au monde entier, en mondo-vision, à quel point ils étaient efficaces et invisibles…

Certes, la terrible menace du mauvais oeil de la vidéo-surveillance générale de l’émirat les a obligés à porter des casquettes, des lunettes ou des perruques, à prendre un air anodin et à ne pas sabler le champagne dans l’ascenseur de l’hôtel après avoir commis leur forfait, mais en dehors de cette contrainte, qui est par définition celle de tout espion dès lors que ses ennemis ont des yeux, rien n’est véritablement venu menacer leur tranquillité (qui va chercher à les arrêter ?) et d’une certaine manière, ce clip étrange monté par la police de Dubaï peut constituer à la fois un film de propagande pour le Mossad, dont la puissance est enfin “montrée” en direct – onze agents, une coordination précise soulignée par le commentaire de la police de Dubaï et aucune peur d’enfreindre les lois nationales ou internationales- et un spot publicitaire idéologique pour la vidéo-surveillance qui permettrait ainsi de résoudre les crimes les plus sophistiqués…

Jusque là, la vidéo-surveillance ne nous avait donné que quelques éléments épars des minutes précédents des crimes… Une vue très brève d’un homme entrant dans une station de métro londonienne avec un gros sac noir sur le dos, l’image d’un jeune quelques minutes avant qu’il ne commette un crime dans la gare de Bruxelles… La vidéo n’était reliée au fait que par ce rapport temporel, permettant de voir le criminel dans le moment où il ne l’était pas encore, où quelque chose pouvait encore se produire qui l’empêcherait de commettre son forfait… On pouvait aussi, grâce à ces vidéos, reconstituer son identité et le pourchasser… La vidéo ne constituait pas une preuve mais une trace de son passage sur le seuil d’une porte ou au milieu d’un hall, comme il existe des traces de tous nos passages en ces lieux, plusieurs fois par jour, traces qui restent invisibles tant qu’elles ne sont pas suivies d’un acte délictueux… La vidéo-surveillance nous disait juste, “puisque tout le monde est filmé, le criminel l’est aussi, alors voici sa tête quelques instants avant son crime sur les lieux mêmes de son forfait…” L’idée d’un film était encore loin et il n’y avait là qu’un ironique regret… Si seulement la caméra avait pu filmer les intentions de ce passant anonyme ?

Jusque là, seuls des films de fiction comme Munich de Steven Spielberg ou le téléfilm américain L’homme qui a capturé Eichmann, de William A. Graham, réalisé en 1996, pouvaient nous montrer de l’intérieur l’ingéniosité et la motivation des agents du Mossad, mais la fictionalité du document rendait suspect le récit des faits qui se présentaient eux-mêmes comme une mise en scène parfaitement coordonnée. C’est du cinéma se dit-on à chaque fois… Est-ce vraiment vrai ? Peut-on jouer la comédie de cette manière dans la vie réelle ?  C’est là un des aspects extraordinaires des opérations d’espionnage, de terrorisme ou encore de certains vols ingénieux, ils sont bâtis comme des fictions, reposent sur des scénarios écrits, sont le fruit d’une imagination qui va loin dans les détails et leur “réalisation” s’apparente à une représentation, voire à un cérémonial, où chacun joue un rôle précis.

Ici, la mise en scène du meurtre n’est apparemment pas redoublée par la mise en scène d’un réalisateur, la vidéo surveillance, peu suspecte de mise en scène et de falsification produit une image acheiropoiète (non faite de main d’homme), elle ne cadre pas et ne coupe pas, c’est-à-dire ne procède pas des rudiments de la syntaxe filmique de base… Un flux ininterrompu d’entrées et de sorties, de traversées d’espaces vides, comme des vues Lumière qui n’auraient pas connu la limite de la longueur de la pellicule, c’est l’art du passage qui s’y exprime… les sujets n’y sont que des passants anonymes et il est très rare qu’il s’y passe quelques chose… Disons qu’une caméra a autant de chance de capturer un meurtre en cours d’accomplissement qu’un policier ou un vigile de voir un méfait de ses propres yeux… et même peut-être moins de chance qu’eux, dans la mesure où on tue rarement au milieu d’une place ou sur le seuil d’une porte d’hôtel ou d’immeuble (si on met John Lennon de côté), dans des lieux de passage alors que la plupart des caméras, gourmandes de passants anonymes, filment presque exclusivement des “lieux passants”…

C’est ce que nous montre bien ce film de la police de Dubaï, monté comme un film de fiction, nous n’y voyons que des gens entrer et sortir, passer, traverser des halls, sans être reconnaissables… Rien ne laisse supposer ce qui se passe hors champ, les espions se savent filmés et usent de “déguisements” pour jouer leur rôle (des rôles de personnes existant vraiment) de façon à passer inaperçus, ce qu’ils font très bien. Dans la version en trois parties disponible ci-dessous, seuls les sous-titres racontent une histoire, les extraits de bandes de surveillance montés ensemble ne montrent rien d’autres que des touristes allant et venant. Ici la vidéo surveillance, diffusée comme une preuve ne peut s’adresser qu’aux tueurs eux-mêmes, pour leur signifier qu’ils ont été non pas filmés, ce qu’ils savent très bien, mais repérés … a posteriori. En dehors des services responsables de cet assassinat personne ne peut apprendre quoi que ce soit de ces images vaines qui ne montrent rien alors qu’on nous les présente comme le récit filmé de l’opération. or le récit n’est pas dans les images ni dans leur agencement… ce qui leur donne sens est hors champ ou invisible, et il est intéressant de noter que c’est ici la parole d’un narrateur omniscient intervenant à l’aide sous-titres qui donne des noms aux agents et raconte ce qu’ils font en réalité … la vidéo-surveillance ne peut ici que nous montrer un homme anodin (la victime) suivie par deux hommes anodins habillés en tennismen (ses bourreaux) en nous disant “voici des espions en pleine action !”, diffusant l’illusion qu’un regard policier comme celui du narrateur, c’est-à-dire soupçonneux et paranoïaque, serait apte à détecter les méfaits avant qu’ils ne se produisent… Car au fond voici le fantasme sécuritaire que la diffusion a posteriori des images de vidéo-surveillance nous dévoile ; revenir au comportement du criminel quelques instants avant son crime pour trouver les signes qui auraient permis de l’arrêter avant qu’il n’agisse… C’est-à-dire nous apprendre tranquillement à soupçonner tout le monde d’avoir une identité cachée, une mauvaise intention… Et plus le tennisman a l’air anodin, plus c’est un espion redoutable… comme un sympathique épicier de Tarnac par exemple…

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Olivier Beuvelet

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14 Reponses à “ “Dubaï eleven”, ou la vanité de la vidéo-surveillance… ”

  1. Patrick Peccatte sur 13 mars 2010 à 19:32

    Dans la série des films de fiction sur le Mossad, il y a aussi “Les Patriotes” d’Eric Rochant.
    Il arrive qu’une caméra capture un meurtre en cours d’accomplissement, cf. le meurtre de Marino Bacioterracino, à Naples:
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/10/30/les-images-glacantes-d-un-assassinat-perpetre-par-la-mafia-napolitaine_1260473_3214.html

  2. Olivier Beuvelet sur 13 mars 2010 à 19:55

    @ Patrick,

    Merci pour ces précisions… Comment ai-je pu oublier “Les patriotes” ? Ceci dit dans le cas des deux films que je cite, il s’agit de reconstitutions ; de mise en fiction d’événements réels (représailles après Munich ou kidnapping d’un nazi) alors que “les patriotes” est une pure fiction très largement inspirée de faits réels mais pas liée à une reconstitution précise.
    Il arrive en effet que des caméras de surveillance filment un meurtre sur le pas d’une porte… il y avait là, de toute façon, des témoins…
    On pourrait s’interroger sur le mépris des tueurs pour ces caméras, espions et mafieux sont invisibles par définition…

  3. rodolphe sur 14 mars 2010 à 10:43

    Bonjour. Cependant, qu’est ce qui empêche une personne muni de la machine adéquate et le logiciel prévu à cet effet de couper des images des séquences, de la bande vidéo de surveillance, d’en faire un montage, de recadrer dans l’image, d’en faire une fiction ?
    D’une part.
    D’autre part, ces histoires de Mossad et d’espions assassins en générale, réveillent toujours un je ne sais quoi de complétement irrationnel dans l’imaginaire. Par exemple, la précision que l’on m’a rapporté que “les passeports utilisés par ces agents” portaient tous des noms typés “juifs allemands”, que c’était très compliqué de voyager dans des pays arabes dès lors que l’on portait un nom à consonance juive.
    De plus il semblerait que ces passeport n’étaient pas des faux avec des identités imaginés mais des passeports “trouvés perdus” par des personnes réelles et refabriqués.
    Il me semble donc qu’il y a quelque chose de plus ou de moins dans cette différence entre des images de fiction et des images de réel, si j’ose dire puisque de toute façon nous sommes toujours dans une lecture à postériori d’un évènement passé (auquel d’ailleurs comme vous le dites nous n’assistons pas) qui nous est transmit par le biais d’un médium, en l’occurrence des images vidéos et des récits policiers et/ou journalistique. En quelque sorte, au contraire des tragédies de Sophocle, il n’y pas de témoin confirmant que comme ne dirait pas Roland Barthes, “ça a eût lieu”. On pourrait même imaginer que le type assassiné n’existait pas non plus, par exemple.

  4. Valentina Grossi sur 14 mars 2010 à 13:28

    Harun Farocki expose le regard non humain et démystifiant des images de vidéo-surveillance dans son film “Prison images” (un extrait du film sur youtube: http://www.youtube.com/watch?v=Ej5NFHuB81c, et un commentaire de l’auteur sur son site internet: http://www.farocki-film.de/)

  5. Valentina Grossi sur 14 mars 2010 à 13:38

    A noter aussi: les images de vidéo-surveillance diffusées suite à des crimes ne sont pas toujours commentées, mais elles échappent rarement au petit rond rouge qui désigne un des acteurs principaux et qui est nécessaire pour le reconnaître…on pourrait le voir comme le signe d’une narrativisation minimale et pourtant indispensable.

  6. Olivier Beuvelet sur 14 mars 2010 à 14:19

    @ rodolphe, merci pour cette intervention…
    La vidéo-surveillance ne produit pas d’images mais constitue un flux visuel de ce que l’on nomme la réalité et qui est une construction fantasmatique … la vidéo-surveillance produit du fantasme très réaliste mais pas d’images… “vous allez enfin voir le réel” nous dit-elle… mais on n’y voit s’y déployer qu’un imaginaire informe (sans limite, sans axe…) des lieux de passage… une eau qui coule… ce n’est qu’à posteriori qu’on peut en faire éventuellement des images et un récit, en coupant et en retaillant, en usant des cercles rouges, formes minimales de narrativisation de ces images dont parle valentina, bref en énonçant quelque chose à partir de ces prises de vue sans sujet… Le degré de fiction dépend alors de l’écart entre la réalité représentée dans ces images formées où un récit prend corps et le réel des faits… mais je crois qu’il y a toujours de la fiction, même dans ces images sans narration et sans sujet… degré zéro de la réalité apparente… Alors que la fiction nous fait généralement croire à des choses fausses, ici elle consiste à nous faire douter des choses qui paraissent vraies (touristes…), ce qui est fascinant dans ce processus c’est qu’on y rend fictifs des faits présentés comme vrais et perçus comme le flux de la réalité apparente… Donc les apparences sont trompeuses… donc la vidéo-surveillance ne sert à rien car son intérêt vient d’un commentaire extérieur, elle n’est que l’expression du fantasme de pouvoir remonter le temps, revenir au moment précédent la mort, et de pouvoir repérer l’intention malhonnête… Comme si tout se voyait…

    @ Valentina, merci pour ces précisions pour le lien et pour cette réflexion…
    j’ai l’impression qu’il y a toujours forcément un commentaire avant ou après l’image de vidéo-surveillance, elle arrive comme preuve ou comme regret… Ici, c’est un tout un film qu’ils ont voulu faire, mais on voit bien que ce film n’existe pas, l’événement n’est pas filmé et ce qu’on voit ce sont des assassins-comédiens jouant les touristes au milieu de vrais touristes et seule la dénonciation de leurs intentions par le narrateur (et les cercles rouges que vous pointez) nous permettent de déchiffrer le visible… C’est en cela que ce film, loin de ridiculiser le Mossad, prouve son extrême habileté ; commettre un assassinat ciblé sans rien déranger des apparences, au nez et à la barbe de la vidéo-surveillance qui ne peut qu’authentifier l’exploit… “Vous voyez bien qu’on est invisibles et qu’on va où on veut” disent-ils.

  7. Patrick Peccatte sur 14 mars 2010 à 17:18

    Au fait, en novlangue Loppsi on ne doit plus dire vidéosurveillance mais vidéoprotection :
    “Le mot de “vidéosurveillance” est (…) inapproprié car le terme de “surveillance” peut laisser penser à nos concitoyens, à tort, que ces systèmes pourraient porter atteinte à certains aspects de la vie privée. Dès lors, il y a lieu de remplacer le mot “vidéosurveillance” par le mot “vidéoprotection”, qui reflète plus fidèlement tant la volonté du législateur que l’action conduite en faveur de nos concitoyens.”
    http://dinersroom.eu/4284/loppsi-2-videosurveillance-ou-videoprotection/
    http://www.plumedepresse.net/spip.php?article1344

  8. f sur 14 mars 2010 à 17:24

    L’intérêt du film de la police de Dubaï, c’est d’avoir identifié des gens qui n’ont rien à voir entre eux (apparement) et d’avoir remonté le fil de tout leur parcours dans la ville depuis l’arrivée à l’aéroport. Le dispositif qui a permis cela, c’est la remontée de toutes les informations téléphoniques et le croisement de deux champs de recherche (les téléphones mobiles et les caméras).

    La question posée n’est pas seulement celle de la vidéo-surveillance, mais bien celle de “l’empreinte numérique” de toute action sophistiquée par un groupe de personnes dans un pays moderne.

    Et si on ajoute la dissémination des technologies de reconnaissance faciale, les agents du Mossad impliqués ont sans doute fini leur carrière avec cette opération.

  9. Olivier Beuvelet sur 14 mars 2010 à 17:33

    @ Patrick,

    Merci pour la correction, j’ai parfois l’esprit mal placé, je m’en repens humblement auprès du Dieu Loppsi…

    @ f,

    Vous avez raison, la vidéo-surveillance ne peut rien seule, merci pour la précision concernant les recoupements… Il est donc bien possible que d’autres membres du commando soient en train de passer inaperçus sur des heures de vidéo… ce qui m’intéresse ici ce n’est pas son utilité policière dans le cadre de l’enquête mais le montage fait par la police avec sous-titres et surtout sa diffusion auprès du grand public, action de “donner à voir” dont l’intention et l’effet sont à interroger… les vidéos permettent de faire des recoupements mais ne prouvent absolument rien.
    Quant aux agents du Mossad impliqués, ils pourront faire d’autres choses, de toute façon, leur film a permis de relancer une campagne de recrutement très fructueuse de nouveaux comédiens pour les prochains scénarios… (voir l’article de Rue 89 en lien dans l’article ci-dessus.)

  10. tt sur 15 mars 2010 à 21:32

    Alors : si j’ai bien tout compris, la video filme des gens qui passent et qui sont des gens qui passent jusqu’à ce que quelqu’un nous dise : “ce ne sont pas des gens qui passent mais des assassins”.
    Ah ?!? Mais comment sait-on que ce sont des assassins si l’on ne voit que des gens qui passent ?
    Par ce que quelqu’un a été assassiné.
    Bon ! Il faut donc absolument que l’assassinat se produise sinon la video filmera toujours des gens qui passent.
    Si j’ai bon, c’est peut-être de la vidéo-surveillance mais elle est inutile car elle ne surveille que des gens qui n’ont rien fait; ce n’est pas de la video-protection car il faut que l’assassinat ait lieu pour utiliser l’outil video.
    Je propose : video-cour-d’assise.

  11. Olivier Beuvelet sur 19 mars 2010 à 16:53

    19 mars : un article qui renforce l’idée que ce film sert finalement les intérêts du Mossad…
    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20100319.OBS0442/dans_newsweek__de_nouveaux_details_sur_lassassinat_minu.html

  12. Patrick Peccatte sur 20 mars 2010 à 11:35

    La vidéosurveillance selon la police française :
    “Après le meurtre d’un policer à Dammarie-les-lys, la France a diffusé des images de vidéosurveillance, censées montrer cinq militants de l’ETA suspects. Ce sont en fait des pompiers en vacances.”
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/eta-la-police-prend-des-pompiers-pour-des-terroristes_856746.html

  13. tt sur 30 mars 2010 à 01:02

    Hors sujet la polémique sur le port du voile “islamique” ?
    pas certain à en croire l’argumentation de Mme Badinter :

    “”"Dans cette possibilité d’être regardée sans être vue et de regarder l’autre sans qu’il puisse vous voir, je perçois la satisfaction d’une triple jouissance perverse : la jouissance de la toute-puissance sur l’autre, la jouissance de l’exhibitionnisme et la jouissance du voyeurisme. Aussi, quand j’entends certaines femmes expliquer qu’ainsi vêtues elles se sentent mieux et qu’elles se sentent protégées – mais de quoi ? –, je veux bien les croire, mais je pense qu’il s’agit de femmes très malades et je ne crois pas que nous ayons à nous déterminer en fonction de leur pathologie.”"”

    Source : http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-miburqa/08-09/c0809004.asp#P4_246

  14. Alexandre Cometti sur 18 avril 2010 à 14:44

    “qu’est ce qui empêche une personne muni de la machine adéquate et le logiciel prévu à cet effet de couper des images des séquences, de la bande vidéo de surveillance, d’en faire un montage, de recadrer dans l’image, d’en faire une fiction ?”

    100% d’accord, en plus de l’intrusion inadmissible dans notre intimité, on nous impose ces images comme des réalités, un jour elle ne nous renverrons plus que des “réalités” fabriquées…

    Et puis si un jour il y a un viol dans des WC, on nous imposera des caméras dans les WC, les cabines d’essayage des magasins, en nous disant de ne pas nous inquiéter “ces images sont sous contrôle”…
    Elles seront présentes jusque devant nos portes et même si je ne m’abuse, la loi autorise aujourd’hui (Lopsi), par le biais de logiciels espion à prendre le contrôle de nos web-cams pour nous filmer chez nous…

    Le fait qu’on leur donne ce statut de “preuve de vérité”, permet donc de penser que l’on pourra refabriquer à loisir des pseudo-vérités…

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