Quand l’image demande la parole …

Le monde.fr 1 er septembre 2012 : A vous de légender la photographie...

Je suis intrigué depuis quelques temps par le nombre de jeux ou de blagues en ligne dans lesquels une image est proposée aux spectateurs-lecteurs qui sont invités à la légender ou la commenter ou retrouver le titre du film d’où elle provient. Trouver le mot de l’image mais aussi se l’approprier par une parole qu’on lui prête semble être le principe de ces jeux que l’interface du web 2.0 rend particulièrement simple et efficace.

Parallèlement à ce phénomène ludique apparemment sans profondeur, fleurissent à la une des sites d’information ce que je repérerais volontiers comme une nouvelle génération d’illustrations, faites de rébus ou d’allégories dont le “fin mot” réside justement dans une expression ou une phrase qui pourrait en émaner à la manière d’un rébus ou d’un lagage signalétique. Au-delà de l’enjeu, certes illusoire et conventionnel, de montrer ce dont il est question dans le titre et la légende, ces images formulent un propos que le spectateur-lecteur, supposé de plus en plus habile à “lire” l’image, doit retrouver pour comprendre son sens, ou plutôt son usage. En effet, si certaines images de presse jouent sur le mode de l’analogie visuelle, comme c’est le cas dans les phénomènes de lepénisation visuelle de tel ou tel personnage politique aux attitudes démagogiques, les images “à paroles” que j’évoque, jouent, elles, sur un référent verbal, une expression populaire connue ou une formule simple. L’énoncé visuel bascule alors dans un hors-champ verbal qui semble être son reflet invisible…

Sans être foncièrement nouveaux dans leurs principes, ces deux phénomènes, par leur récurrence et leur dimension “naturelle”,  révèlent probablement quelque chose de nouveau dans nos relations aux images. Une conséquence de notre entrée dans l’âge conversationnel, une inscritpion de l’échange au niveau même de l’usage médiatique des images. Peut-être une étape importante dans ce qu’on pourrait considérer comme une éducation ad hoc à l’image, un usage nouveau dans l’interaction, devenue naturelle, entre le texte et l’image, médiums qui n’ont jamais été radicalement séparés et opposés que par les puritains.

Mais avant d’aller plus loin, prenons quelques exemples et regardons ensemble de quoi il s’agit :

“Porter un costume trop grand pour soi” “Morin n’a pas la carrure” …

Slate.fr 27 novembre 2011

“La fermeture d’Arcelor, c’est la fin de Florange”

Photographie utilisée dans Le Monde.fr du 14 décembre 2012 : Nom du fichier de cette image : a-road-sign-with-the-crossed-out-city-name-of-florange-is-seen-in-front-of-the-arcelormittal-plant-in-florange.jpg / Reuters, Vincent Kessler

On notera pour cette image, que le nom du fichier décrit précisément l’effet recherché : “the cross out city name” est en soi très éloquent. Il s’agit là d’un rébus visuel assemblant la “fin de Florange” avec le nom de l’entreprise qui l’a précipitée.

“En baisse…”

Le Monde.fr 4 12 2012

“Tu te tiens, je me tiens par la barbichette… euh, le premier de nous deux qui rira aura (ou peut-être “sera”) une tapette ! ”

Le monde.fr 21 septembre 2012

On pourrait encore allonger la liste de ces images de presse qui demandent la parole et mobilisent chez le spectateur-lecteur une capacité de lecture des informations iconiques et requièrent ainsi une certaine connaissance du discours des images et une certaine habitude de l’exercice de la parole sur, devant, à partir de l’image. Activité privée ou publique on ne peut plus courante sur les réseaux sociaux…

Dans le même ordre d’idées, un certain nombre de jeux qui mettent le spectateur-lecteur en situation de légender, de titrer ou de deviner une parole issue de l’image me semblent de plus en plus courants sur le Web si bien qu’il me semble pouvoir y voir l’expression d’un changement conséquent dans la communication institutionnelle, dans le journalisme, ou dans la communication des institutions culturelles… passage d’une illustration à une interaction… d’une soumission à une appropriation… Mais regardons au-delà de l’image de presse liée à son article…

Tout d’abord ce concours de légendes récurrent sur Slate.fr : même si le journal en ligne rectifie le tir lors des résultats en présentant la “vraie” légende, de manière à placer son autorité “objective”, l’ouverture est intéressante et laisse supposer que des lecteurs sont intéressés, comme je l’ai été, par ce jeu créatif…

Slate.fr 6 décembre 2012

S’il est difficile de savoir combien de personnes participent à ces jeux, à chaque fois, on peut en revanche en avoir un indice dans le nombre de sites qui proposent ce type de jeux interactifs dont l’image est le principal support d’une prise de parole.

Cette réflexion de Guy Birenbaum sur son blog :

Blog de guy Birenbaum

Universciné, la chaîne qui demande sur Facebook aux spectateurs-lecteurs de trouver d’où vient le photogramme…

Trouver le titre du film...

Le musée du jeu de Paume qui propose de retrouver le titre d’une photographie à partir d’un détail…

Trouver le titre de la photo d'où provient ce détail...

“A vous de légender !” tel est l’appel de Gallica sur sa page Facebook…

Profil Facebook de la BNF

Ou encore sur la page de l’Humour de droite, cette invitation au dérapage verbal de défoulement…

Page Facebook de l'Humour de droite...

Il est probable que nous ayons là un des fruits de la fréquentation assidue des images photographiques (jouant sur différents registres de l’humour ou du discours) telles qu’on les utilise sur les plates-formes de partage d’images de Flick’r à Instagram en passant, bien sûr, par Facebook. L’habitude de converser autour des images, de les commenter, l’exercice presque quotidien de la recherche de la formule humoristique, modifie en profondeur notre rapport aux images médiatiques ou communicationnelles (institutionnelles) qui, d’illustrations simples attenantes à un récit qui les infomaient, selon le modèle du vitrail reformulé par le dogme de l’objectivité journalistique, deviennent à leur tour un support de conversation, un stimulus pour des commentaires attendus, proposé sur un registre plus ou moins ironique ou simplement humoristique, à la sagacité du spectateur-lecteur du site web. L’image n’est plus alors simplement illsutrative, elle devient interactive, elle demande la parole, la suppose, la rend visible…

Ces jeux sont bien sûr proposés dans un contexte de promotion et de marketing qui n’est pas nouveau, je me souviens avoir participé pour une amie à un concours de ce genre dans les années 90. Il était proposé par le Figaro (forcément papier à l’époque) et il demandait aux lecteurs de rédiger un texte sur le cinéma à partir d’un photogramme imprimé pour gagner des accréditations pour le festival de Cannes… Demander la participation du “client” à travers un petit jeu créatif est un classique… Mais intervenant dans le contexte du développement de l’image conversationnelle, cette démarche prend un caractère nouveau… elle suppose une expertise empirique des lecteurs-spectateurs, ce qui explique sa fréquence et sa généralisation, et elle touche et modifie sensiblement la nature même de l’illustration de presse qui en vient à abandonner, plus ou moins illusoirement, un peu de son autorité au lecteur…

Ce qui est en jeu, ici, ce n’est plus simplement le regard du lecteur mais sa parole, plus souplement ce qu’il va dire, penser, verbaliser, discuter, murmurer, persifler, lâcher en passant… devant l’image. Ce n’est plus simplement une image à voir, mais aussi une image à parler…

13 Reponses à “ Quand l’image demande la parole … ”

  1. Hello Olivier: ce qui me frappe dans le corpus d’exemples d’images à légender que tu montres est l’absence totale de photographies dites de “news”(conflits internationaux, guerres etc.), parangon de la photographie de presse. On comprend bien l’indécence qu’aurait une telle démarche (au passage, il semblerait que la question de l’indécence ne se pose pas pour le traitement des questions sociales). C’est comme si ces jeux qui s’autorisent sur une partie de l’iconographie journalistique donnaient aussi à voir, par retour, la différence de statut des images dans les pratiques journalistiques et révélaient l’existence massive d’une iconographie beaucoup moins valorisée (bien moins prise au sérieux) mais très présente dans la presse ; aujourd’hui propice aux jeux de la conversation.

  2. @ Audrey,

    Tout à fait juste !
    Et en effet, on n’imagine pas un site demander de légender une photo de la mort de l’ambassadeur américain en Libye… Peut-être deux raisons à cela…

    1) Ce qui entre dans le champ de la conversation (légère et humoristique) c’est ce qui relève de la personne, du jugement sur la personne … Sur Slate.fr, il s’agit de commenter des attitudes de joueurs de foot ou d’hommes politiques… c’est le cas de la plupart des exemples ci-dessus (Morin, Villepin, Hollande, Abel et Caïn, Le Pen…) Et je comprends, grâce à ton commentaire, (merci) ce qui m’a obscurément interpellé dans l’image de Florange (son punctum) qui est le point de départ de cette petite remarque (qui mériterait d’être développée)… le photographe s’est amusé à un badinage visuel plutôt pessimiste (le “fin de la ville”) et indécent avec un sujet grave … et cette photographie a été reprise comme un emblème sur une durée assez longue et par différents sites, et parfois même attribuée à l’AFP alors qu’elle provient de Reuters… une image augure… comme l’opinion d’un commentateur du café du commerce : “ça va mal finir pour la ville !” En fait ce sont les sujets qui supposent une appréciation du lecteur qui prêtent à cet exercice… on retrouve là la racine d’une pratique privée ou semi-privée de Facebook, Instagram… un “qu’est-ce que tu penses de ça ?” que semblent adresser toutes les photographies partagées à ceux qui les regardent (et sont autorisés à les commenter)… Cela fait ressortir au passage une fonction importante de la presse, une fonction phatique, qui est de faire parler, d’animer la Res Publica, de maintenir un lien…

    2) La compatibilité d’une image de presse avec la conversation témoigne de son caractère subjectif et cela renforce en retour, implicitement, la photographie plus “indicielle” d’actualité… il n’y a pas de mots dans la monstration de la réalité et surtout pas d’énonciateur, pure fente, l’image d’actualité est une ouverture sur le “ça a été” de l’événement …

  3. Les images qui se prêtent particulièrement à ces créations de légendes sont dites exploitables sur 4chan où le jeu est très fréquemment pratiqué. C’est un des mécanismes de base de la plate-forme comme je l’avais observé dans un article précédent (les exemples alors mentionnés ne sont plus en ligne car l’ancien système d’archives de 4chan n’existe plus, mais on peut en trouver de nombreux plus récents sur le nouveau système d’archives, celui-ci par exemple – attention bandeau NSFW comme d’habitude). Je me demande si le jeu proposé par slate.fr ne s’inspire pas de cette pratique qui existe depuis plus de 9 ans maintenant sur 4chan.

  4. Olivier, je ne trouves pas la photo de Florange indécente. Si on allait au bout de cette logique, il faudrait demander à la ville de Florange de déplacer son panneau indicateur.
    C’est d’ailleurs la différence entre l’image et sa légende. L’image n’est jamais obscène, c’est sa légende (ou notre regard mais c’est un autre sujet) qui sont susceptibles de la rendre obscène.

    Audrey, si je ne considères que Slate, il n’y a pas plus de photos dites de “News” que de photos touchant au traitement des questions sociales offertes au jeu du “A vous de légender la photographie…”

    Ces jeux sont un peu la revanche de la photographie (et des internautes?).
    La légende officielle (celle qui a été associée à l’image par l’agence qui la diffuse) est toujours plus ou moins factuelle. Elles donnent un minimum d’information factuelles susceptibles d’informer le journaliste qui souhaiterait utiliser l’image pour illustrer son article.
    Les légendes proposées par les internautes, c’est l’inverse. C’est la photographie qui est à l’origine de l’article (ou plus précisément de son pitch).

  5. @ Patrick,

    Merci pour la référence à ton article sur 4Chan… Comme je prends soin de le dire dans le billet, ce type de jeu n’est bien sûr pas nouveau et l’image est un des plus anciens supports déclencheurs de récit, on s’en sert souvent dans les sujets de rédaction en classe et les livres pour enfants sont un bel exemple aussi. 4Chan étant à l’avant-garde des pratiques intercatives du web, il n’est pas étonnant qu’il y existe depuis longtemps… ce qui est intéressant ici, et peut-être est-ce là la nouveauté, c’est que ce sont des instances culturelles qui n’étaient pas spécialement tournées vers ce type d’interactions (chaîne de télé, journal, bibliothèque, musée…) mais suivaient un axe vertical dans la relation à leur public, qui proposent aujourd’hui ces jeux, de manière régulière et assez générale… Tu as raison de dire que 4Chan a pu inspirer ces pratiques ludiques, j’ajouterai aussi les plates-formes de partage de photographies qui rendent le commentaire malicieux et l’échange autour d’une photographie très courants… Plus largement c’est le paradigme de la relation horizontale et interactive qui s’étend… les institutions concernées ayant compris que l’image est un support d’échange verbal et que leur autorité devait s’accomoder de ce goût de l’échange…

    @ Thierry,

    Je ne suis pas d’accord avec ton interprétation, le panneau seul ne fait que signaler, de manière indicielle, la limite de la ville, c’est le travail du cadrage, donc un acte d’énonciation, qui en fait ici, dans le rapprochement avec le nom de l’entreprise, un propos indécent dans la mesure où il dit cyniquement l’avenir… l’image n’est jamais obscène ? Vraiment ? en tout cas ce qui est intéressant ici, c’est que la légende est dans l’image, ce que je pointe c’est la dimension verbale, ici un rébus, de la prise de vue… il n’y a rien d’autre que des mots dans cette image.

  6. Olivier, je suis photographe.
    L’autocensure c’est quelque chose qui est présent dans ma pratique, mais compliqué à théoriser et assumer :) .
    Je vois le rébus et je ne fais pas ce cadrage pour aller énoncer autre chose.
    C’est un acte de foi, une foi qui n’est d’ailleurs pas très chevillée au corps sans cela je n’aurai pas vu le rébus.
    En l’occurrence, je ne sais pas si j’aurais vu le rébus, mais si cela avait été le cas, je n’y aurais pas vu quelque chose d’obscène (et je n’y vois d’ailleurs toujours pas quelque chose d’obscène) mais ce que Raphaële Bertho appelle une “évidence photographique”.

  7. Je ne suis pas sûre d’être d’accord avec tout… Mais peut-être n’ai-je pas bien suivi…
    Pour ma part, ce n’est pas la photographie de Florange que je trouve obscène. Ce que ma remarque entre parenthèses pointait est bien plutôt un usage obscène [nan nan, l'usage n'est pas qu'un gimmick du Lhivic, ;) ] de ces images, ici pour un jeu avec le lecteur. Si c’est peut-être drôle pour les “gueules” de nos politiques, perso, concernant Florange ou autre, ce genre de montage “malin” ne me fait pas rire. J’ai supposé que s’il n’y avait pas de photographies de news dans ces jeux, c’est sans doute pour des raisons d’indécence, qui visiblement ne touchent pas les questions sociales ; ce que je trouve très discutable, bien sûr. Une façon de révéler ce que le traitement médiatique prend au sérieux ou pas? (??)
    Et Olivier, j’avoue que je ne comprends pas “la photographie plus “indicielle” d’actualité…” :S

  8. @ Audrey,
    Petite précision… à tout hasard…
    L’image de Florange n’est pas proposée directement sous forme d’un jeu du type “légendez cette image” mais comme image d’actualité qui joue sur son cadrage associant clairement Mittal à “la fin de Florange”… ce qui me semble intéressant ici c’est l’importance du verbal dans l’iconique (l’oscillation de l’un à l’autre) et la façon dont cette illustration de presse demande la parole (celle, évasive, du lecteur). Pour être plus précis, il faudrait savoir quelle est la part de recadrage de la photo initiale, mais l’axe de la prise de vue témoigne déjà, à coup sûr, comme anticipation de l’usage postérieur qui pourrait en être fait, d’une intention de la part du photographe. L’usage illustratif, devenu de plus en plus conscient, même s’il est souvent l’objet d’un déni chez les photographes, commence ou remonte à l’origine du geste imageant… L’obscène ici est peut-être dans le hiatus entre ce formalisme ludique et la violence économique du sujet, à la fois à la prise de vue et dans son usage médiatique.
    “la photographie plus indicielle d’actualité” c’est bien sûr au second degré, je pointe ici le discours médiatique qui se fonde sur le “ça a été” des photographies qui attestent de leur évidence indicielle même la vérité du récit de l’événement, étant entendu qu’il s’agit d’une illusion puissamment articulée…

    Je distinguais les photos subjectives, comme celles de Florange qui relèvent d’un propos du photographe, une allégorie, un rébus, une expression visualisée, des photos d’actualité pour lesquelles le photographe, pratiquant (apparemment) un prélèvement sur l’événement, cherche visiblement à montrer, directement, “ce qui a été”… la photo de Florange ne se présente pas comme porteuse d’une information, mais plutôt comme une réflexion, une prémonition… le caractère indiciel (supposé) de la photo n’est pas autant mobilisé et c’est pourquoi, peut-être, elle se prête plus facilement à la conversation et sollicite ainsi la parole du lecteur.

  9. Olivier, la prise de vue est tout à fait intentionnelle. Le photographe a utilisé un télé pour rapprocher par le jeu sur la perspective l’enseigne de l’usine et le panneau. Mais ça en fait au contraire une image moins facilement illustrative, me semble-t-il, dans la mesure où elle se prêtera plus difficilement aux différentes utilisations qu’un cadrage qui n’aurait conservé que l’un ou l’autre de ses deux éléments aurait permis.

  10. @ Thierry,

    Oui, tu as raison, la portée illustrative est réduite par la thèse de cette image. L’utiliser c’est adhérer à son propos… Les photographes produisent parfois des formules, à prendre ou à laisser…. (au passage, cette image de Florange est une image projective… non ?)

  11. @Olivier Je ne suis pas du tout à l’aise avec ce concept d’image projective qui est nouveau pour moi. Et je n’ai pas suivi les séminaires du Lhivic :)
    Mais la démarche photographique qui consiste à associer deux éléments (ou plus) en jouant sur le cadrage, la perspective, la profondeur de champ et l’exposition pour leur faire “dire” quelque chose qu’ils ne signifient pas isolément, me semble être l’essence même de la photographie.

  12. Oui, je dirais… du cadrage en général… dont la photographie est une étape historique importante ! :-)

  13. Le cas de la photo de Florange n’est il pas un particulier dans lequel le photographe a surtout voulu réaliser une de ces photos qui, sans rien apporter qui compléte ce qui est dit dans l’article, servent à la mise en page – où plutôt se substituent à une “mise en page” devenue impossible – sur les sites Internet de la presse quotidienne?

    Autrement dit je pense que la photo aurait été faite et utilisée si le nom de la ville n’avait pas été barré (de même que toute article concernant une banque est signalé par une photo d’une enseigne de la banque, etc.)

    Cela n’empêche bien sur pas que les journalistes l’aient utilisé d’une toute autre manière, par exemple pour suggérer ce qu’il n’aurait pas été possible d’écrire d’une manière aussi explicite dans l’article (pour autant qu’il s’agisse réellement d’un article et pas d’une reprise directe d’un texte de l’AFP.)

Adresser une réponse