Dans la piscine de Takieddine …

Jean-François Copé dans la piscine de Ziad Takieddine au cap d'Antibes le 13 août 2003, photographie faisant partie des "documents Takieddine" publiés par Médiapart

Cette photographie est à la fois exceptionnelle et très banale à l’ère de la transparence sarkozyenne ; un homme politique de premier plan, presque nu, dans une piscine en plein été, il pose pour un ou une amie et fixe l’objectif. Face à face lointain entre l’homme et l’appareil ; le cadrage assez large le situe dans un lieu et un milieu. La mention de la date inscrite en rouge sur la surface de l’image nous indique son ancrage dans l’histoire personnelle des protagonistes, la relie aussi à notre histoire (où étions-nous ce jour-là ?) et nous révèle qu’elle a été prise à l’aide d’un petit appareil pour touriste. Le moment et le lieu sont ainsi très inscrits dans cette capture de l’instant présent… Carpe diem dans la piscine de Takieddine. C’est d’abord un souvenir. Souvenir de quoi ? Pour qui ? Nous verrons… La photographie ne dit rien d’autre que “Jean-François est dans la piscine et me regarde”. Rien de plus courant – si ce n’est que la maison a l’air très luxueuse – rien de que la banalité de la vie heureuse et confortable de ceux qu’on appelle les nantis.

Et pourtant cette image est une des photographies politiques les plus troublantes et peut-être les plus importantes de ces dernières années. Sa portée symbolique est en train de se définir au fil des articles publiés sur les liens entre Ziad Takieddine et ce qu’on appelle maintenant le clan Sarkozy . Quant à son rôle politique, en tant qu’élément de ce que le site Médiapart dévoile depuis cet été sous le titre de “Documents Takieddine”(accès payant), il est de plus en plus important, lui aussi, car cette image est un document qui fait partie d’un dossier visant à manifester les relations pour le moins “inappropriées” qui existent entre des hauts dirigeants de l’UMP et cet homme d’affaire libanais qui aurait joué un rôle central dans l’affaire dite “de Karachi”1… Par ailleurs, son importance symbolique réside aussi dans le fait qu’ elle est l’enjeu d’un certain nombre d’appropriations sur le Web, au point qu’elle risque de rester assez longtemps en travers de la voie royale que son modèle s’était lui-même tracée jusqu’à l’Elysée pour 2017. Un document et une allégorie, cette image est pour tous ceux qui la détiennent, un véritable trophée, et pour ceux qui la regardent une source d’étonnement et d’interrogations sans fond… Parce qu’au-delà de la présence de Jean-François Copé dans la piscine de Ziad Takieddine, c’est un certain rapport du monde politique à l’argent, propre à notre République parfois étrange, qui est ici involontairement figuré.

Un document …

D’origine “vernaculaire”, cette photographie témoigne de la façon dont vivent et s’auto-représentent les membres de tel groupe social. Elle constitue ainsi un document ethnographique très intéressant et il convient de l’analyser dans la perspective des relations qu’elle met en jeu.

agrandissement de la photographie précédente (Médiapart)

En premier lieu, ce qui rend cette image si particulière pour qui s’intéresse aux représentations de la vie politique, c’est qu’elle est extrêmement labile sous le regard, qu’elle ne cesse d’évoluer dans sa signification, de prendre du poids politique et du sens allégorique ; au fur et à mesure que le voile se lève sur les arrière-cours de la sarkozye et les doubles-fonds de la campagne électorale de Balladur en 1995, au fur et à mesure que le rôle du propriétaire de la piscine dans le financement occulte de la vie politique récente est éclaici, cette photographie transforme l’image de son sujet, et l’eau dans laquelle il trempe de façon anodine se colore sensiblement, se trouble, du poids des affaires menées par son hôte. Ainsi, la part invisible de ce document, l’aura du propriétaire de la piscine, se dessine de plus en plus précisément hors champ et modifie le degré de compromission du nageur candide. Le liquide change de nature…

En effet, l’eau dans laquelle il trempe le touche entièrement, l’enveloppe et trouble ses formes. Il semble même coupé en deux tant la couleur de son costume de bain est proche de celle de la piscine… Elle incarne l’idée d’une symbiose entre l’homme et le liquide… C’est une eau qui le mouille de plus en plus, pourrait-on dire…  L’intimité que son corps presque nu y entretient avec l’argent de Takieddine qu’elle représente par métonymie, est de plus en plus suspecte. C’est en effet la presque nudité de l’homme politique devant l’homme d’affaires, l’intimité qu’elle suggère , le fait d’être seul face à l’objectif derrière lequel on suppose aisément le marchand d’armes, qui pose le plus un problème éthique.

Sur les autres photos de la série, Copé est avec son épouse et accompagné d’autres personnes, le cadre ne l’isole pas personnellement et il apparaît dans un flux relationnel à multiples pôles ; des couples d’amis ensemble, en vacances, il y est de passage. Mais ici, seul dans la piscine, il apparaît comme coincé, pris dans le cadre, entre les bords de la piscine qui redoublent ceux de la photographie ; il est au centre des deux, c’est lui seul que celui qui cadre a voulu saisir… précisément pour le montrer. Il ne nage pas, il ne joue pas avec ses enfants ni avec sa femme, il paraît simplement au milieu de la piscine et pose pour le photographe. Regarde-moi, je suis dans la piscine. Ce face à face avec le photographe renforce l’impression d’intimité due à la presque nudité de son corps. Celui qu’on photographie seul, pour soi, torse nu, c’est celui qu’on aime, qu’on désire, qu’on veut garder, celui qu’on est fier ou heureux d’avoir pour soi seul. On peut d’ailleurs supposer que cette photographie ait été prise par son épouse qui était avec lui chez Takieddine ce jour-là, mais on ne le sait pas exactement, et les légendes nous précisent que cette piscine appartient à Takieddine, ce qui permet au spectateur de penser que c’est bien ce dernier qui a pris la photo, ou que c’est pour lui qu’elle a été prise. “Jean-François est dans la piscine et me regarde” devient “J’ai mis Jean-François Copé dans ma piscine, il me regarde comme un gardon tout juste sorti de l’eau et qui se délecte encore de mon appat”. Les grandes espionnes et les grandes corruptrices triomphaient d’avoir mis un puissant dans leur lit, les hommes d’affaires sont fiers de mettre des hommes politiques dans leur piscine… La photographie n’en dit pas plus, elle semble être une fin en soi… C’est précisément ce qui fait d’elle un document sur la relation entre Takieddine et Copé, et au-delà, sur les liens “inappropriés” entre l’argent (qui prend la photo) et la politique (qui se fait prendre en photo). Comme un  document officiel, elle a été dûment établie par les intéressés. Elle atteste l’intimité de la relation entre un homme politique et un homme d’affaires que la presse qualifie de sulfureux.

Une allégorie politique…

Mais ce que cette photographie conserve en elle et ne cesse de distiller à nos regards ébahis, ce n’est pas seulement la relation qu’elle établit factuellement entre deux hommes, le cadreur et le cadré, mais aussi celle qu’elle figure à l’aide de puissants symboles… Elle nous parle et nous parle encore, nous dévoile une vérité que notre République n’ose pas encore voir franchement, elle se répand en confidences et déborde de son cadre, comme l’eau claire de la piscine de Takieddine, qui fuit en un courant limpide vers son extrémité droite. Depuis qu’elle a été publiée cet été sur le site de Médiapart et reprise abondamment sur de nombreux sites de presse (le copyright en revient étonnament à Médiapart) elle parvient à formuler visuellement ce que l’opinion publique commence à apercevoir de ce qu’elle savait depuis longtemps…

Elle formule visuellement ce qu’on entend souvent verbalement dans les expressions “être mouillé jusqu’au cou” ou encore “tremper” dans des affaires louches, ou encore “être éclaboussé par un scandale”, ou bien, pour reprendre l’expression de Thierry Gaubert “si je coule, tu coules avec moi”… On peut ajouter l’image de la “noyade” dans une mare d’eau, de Robert Boulin,  ou encore le surnom de piscine qu’on donnait autrefois à la DGSE et qui, par extension, donnait une image sub-aquatique à ses opérations à l’étranger… Comme, justement, celle visant le Rainbow Warrior par exemple… Au fond, la piscine c’est la figure faussement claire et limpide des affaires troubles de la République… Plus c’est transparent plus c’est opaque, rien de tel, d’ailleurs que la transparence pour cacher ce qu’on ne veut montrer…

Comme l’argent, la corruption est fluide dans notre imaginaire, elle prend l’aspect du serpent qui ondule ou de l’eau qu’on ne maîtrise pas, qu’on ne peut pas contenir, qu’on ne peut non plus définir avec précision, comme l’eau, elle mouille, éclabousse et parfois noie, mais jamais on ne la saisit ni ne l’arrête.  La chambre de compensation Luxembourgeoise tant décriée s’appelle Clearstream (le courant limpide) ce qui n’est pas forcément un bon indice pour elle. Et l’on en vient à la notion de “liquide” qui semble être la forme intraçable et insaisissable sous laquelle l’argent circule dans les coffres des ministères et les poches de certains hommes politiques… Certains hommes politiques français baignent dans le liquide, nous dit cette image sur un mode allégorique Le pauvre Copé, qui a bien le droit de se baigner dans une piscine en plein été, se retrouve ainsi comme un gardon pris dans le vivier d’un pêcheur de gros. Il illustre une situation qui se fait jour sans le savoir… Il offre aux spectateurs qui se sont invités, par voie de presse, dans l’intimité qu’il entretient avec celui qui le photographie, une magnifique illustration des contacts “inappropriés” (pour reprendre cet anglicisme Clintonien remis à la mode par DSK) entre les hommes politiques flirtant avec les sommets de l’Etat et les eaux claires mais troubles de la finance internationale. A tort ou à raison, on le saura peut-être un jour…

Sur le Web, cette photographie a manifestement trouvé des regards qui ont su lui donner toute sa portée. Alors que le site d’@si regrettait cet été que le feuilleton de Médiapart ne trouve que peu d’échos dans la presse généraliste, on peut voir sur Google images en rentrant la requête “Copé piscine” que l’image, elle, a fait florès sur la toile… Souvent reprise telle quelle sur des blogs citoyens indignés par les révélations de Médiapart, elle a aussi fait l’objet d’appropriations narquoises…

haut de la première page Google Images pour la requête "Copé piscine"

On peut ainsi voir des reprises humoristiques qui exploitent la thématique de l’eau corruptrice ou celle de la relation compromettante.

source : Blog "Che 4 Ever"

Source : nostraberus.over-blog.com

Source : Laplote, l'actualité française vue de Suisse

Post Scriptum : Un lien iconographique étonnant créé par l’actualité musicale qui célèbre les 20 ans de l’album Never Mind de Nirvana : Il y a bien là un objet iconographique…

Pochette de l'album "Never Mind" de Nirvana (1991)

Déjà reprise sur un mode parodique (merci PAV) :

PS 2 : Patrick Peccatte indique aussi cet extrait de Mélodie en sous-sol qui vient enrichir notre iconographie :

Image de prévisualisation YouTube

  1. nom qui donne tout de même Chiraka à l’envers, ça ne s’invente pas ! []

22 Reponses à “ Dans la piscine de Takieddine … ”

  1. Dans le bain jusqu’au cou , il pourrait bien boire la tasse …

  2. Remarquable analyse, merci. Il est vrai qu’avec cette photo, Copé symbolise le sarkozysme (bien qu’il n’en soit pas le fer de lance le plus caractéristique, compte tenu de sa propre ambition personnelle, mais justement, celle-ci est calquée sur celle de Sarkozy)… et la piscine de Takkiedine symbolise l’argent, l’argent trouble ou simplement l’argent privé, dans lequel baignent les barons du sarkozysme.

    On parlait de “droite décomplexée”, comme si cette partie du personnel politique avait décidé d’assumer un certain nombre de choses. Mais au final, cette “décomplexion” n’est qu’une obscénité, absolument anti-démocratique puisqu’oligarchique.

    L’obscénité avec laquelle se dévoile, bien mieux aujourd’hui que jamais auparavant, les liens consanguins entre politiques et affairistes, droite régimaire et complexes industrialo-financiers. Dans ce “bain” malsain, les politiques ne sont pas aussi décisionnaires qu’on le croit. Ils ne sont que des rouages plus ou moins franc-tireurs entre les mains de réseaux semi-mafieux, ces cercles poisseux où s’interpénètrent argent sale, trafic d’influence, délits d’initiés, spéculation financière et commissions occultes. Copé patauge dans la même piscine où barbotent Sarkozy et sa clique.

    Voilà en quoi consiste la “rupture sarkozyste”. C’est ni plus ni moins qu’une rupture avec la démocratie.

  3. Réussie la photo…. mais la piscine qui me semble sans bord doit donner, droite cadre, sur une découverte (probablement la Méditerranée) : il aurait mieux valu prendre la photo plutôt sous cet axe afin de bénéficier d’un paysage plus spectaculaire (on ne voulait pas probablement) …

  4. Excellent ces photos qui poussent aux métaphores infernales.
    Mais il manque Sarko !..
    Dans la décadence de la parenthèse sarkozyenne on pourrait imaginer aussi comme dans la fable de la grenouille Sarko et du scorpion Copé :

    Le scorpion Copé demande à la grenouille Sarko de l’aider à traverser la piscine.
    Pourquoi ?
    Mais parce que le scorpion dit qu’il ne sait pas nager à la grenouille…
    Alors le scorpion monte sur le dos de la grenouille qui commence à traverser et au milieu de la piscine bien entendu le scorpion pique la grenouille qui coule .

    Nous apercevons donc sur cette photo Copé qui vient de faire couler Sarko et se marre…
    Sûrement por que nous riions jaune !…

  5. Toujours de mauvaises pensées. Ca me semble être une photo d’amateur qui satisfait les règles du genre. Le sujet est au centre, et le photographe a pris sa photo de trop loin. Bon dans ce cas, il a des excuses.

  6. Hum…
    Les poncifs ont la vie dure, c’est précisément le recul qui donne tout son sens à cette image.
    Merci Olivier pour cet article pétillant d’intelligence.

  7. Zut alors , il a glissé dans la piscine … à l’insu de son plein gré.

  8. Je ne porte pas de jugement de valeur. C’est évident que dans cette image c’est le recul qui lui donne tout son sens, mais je ne suis pas certain que c’était le but recherché par l’auteur de la photographie à l’époque. Maintenant l’origine des poncifs? En ce qui concerne le cadre centré, c’est assez facile à constater. Donne un appareil à un adulte qui n’a pas de propos photographique (qui ne cherche pas à créer une image, mais juste à prendre une photo), et si tu lui impoes un sujet dans 90% des cas il le mettra au centre de son viseur. Avec les enfants, les deux expériences que j’ai eu l’occasion de réaliser donnent des résultats beaucoup plus surprenants. En ce qui concerne la distance, il y a la célèbre phrase de Capa (peut-être apocryphe) « Si ta photo n’est pas bonne, c’est que tu n’étais pas assez près». Mais il ne s’adressait pas à des amateurs, mais à ses collègues. Je pense que c’est plus prosaïque. Le photographe occasionnel va se reculer s’il est “trop” près, plus rarement s’avancer s’il est “trop” loin. La distance physique au sujet au moment où la décision de réaliser une photo est prise est importante dans le résultat final. Et le cadre ne répond pas à une intention de mise en page, mais à la peur d’avoir cadré trop sec, d’avoir “coupé” quelque chose. Le zoom est utilisé volontiers avec les appareils avec des bagues mécaniques tels que les reflex, beaucoup moins avec les zooms électriques des compacts. C’était assez évident à voir lorsque les gens donnaient leurs films à développer et qu’ils te montraient les tirages, ça l’est sans doute moins aujourd’hui avec les réseaux sociaux, car l’image devant être de toutes les façons redimensionnées, le recadrage avant la mise en ligne est plus naturel.
    P.S. Dans le rue, j’adore regarder ce que les gens photographient, ce qu’ils ne photographient pas et comment ils le photographient. Je pousse le vice jusqu’à traîner autour des touristes en couple qui se photographient mutuellement en attendant qu’ils me demandent de les photographier. Comme j’ai généralement un gros appareil autour du cou, c’est très fréquent. Et dans ce cas j’essaie (mais c’est le plus difficile) de leur faire formaliser une demande de cadrage.

  9. Formidable et passionnante analyse. Merci

  10. En fait, il faut être franc: on est si bien et si heureux dans une piscine quand il fait chaud!
    Est-ce que les êtres humains nous rendent aussi heureux?…

  11. … c’est quoi, le carré bleu à oreillettes, à l’avant-plan à gauche, qui semble être au fond de la piscine ? un e mallette d’oseille ?

  12. … Bon sang ! mais c’est bien sûr !
    En fait, c’est une dosette géante de lessive à blanchir l’argent sale…
    Et Copé est là pour vider la lessiveuse avec sa bouche d’hombre.

    Cop’écope… Apocope !

  13. Le mâle de Meaux
    C’est lui qui a voulu gagner l’Elysée en désignant les musulmans à la vindicte publique au travers de quelques femmes en burqa au nom de la pureté laique et 2 ont même é-copé d’amendes dans sa commune de Meaux.C’est qu’il en connait un bout sur la séparation des ordres, surtout financier et politique. Cette photo lui enlève le voile du moralisme en toc qui devait le faire naviguer jusqu’au au Chateau. Copé collé pour l’éternité. Copé vous me copierez 100 fois: toute morale bien ordonnée commence par soi même.

  14. Il se noie dans la piscine d’un Arabe le Copé. Takieddine en arabe (taki al din تقي الدينف ) signifie “cheval fougueux de la religion”, un cheval de Troie envoyé par Allah. L’insistance de l’Arabe prenant la photo ce jour là aurait du le mettre en garde: “Copé! on va la refaire!” lol.

  15. 2017 ne sera pas un copié-collé de 2007 pour ce “petit baigneur”, mais un Copé-coulé !!!

  16. le Prolo du Biolo le 6 octobre 2011 à 17:23

    Il est mouillé jusqu’au cou …
    Au propre comme au figuré.

  17. [...] en invitant des personnes qui ont compté pour lui, comme Edouard Balladur, Robert Bourgi, Ziad Takieddine ou Liliane [...]

  18. [...] lire… Share this:FacebookTwitterEmailPrintJ'aimeJ'aime  [...]

  19. [...] est-il l’indice?“, Parergon, 22/12/2012. [↩] Voir Olivier Beuvelet, “Dans la piscine de Takieddine“, Parergon, 26/09/2011. [...]

  20. [...] France, on est doué pour la natation. Surtout dans les piscines. Et surtout dans le grand bain des affaires, où certains nagent profond. Les loups et [...]

  21. [...] faire appel à des dons des militants pour payer les ardoises de ses amis, ou à patauger dans la piscine de cet « homme au passif judiciaire que l’on connaît » ou acceptant une Rolex à 15.000 [...]

Adresser une réponse