Le tatouage, une pratique à faire rentrer dans les études visuelles

Jeudi 10 octobre 2013
Par Thomas Golsenne

Le corps aussi est un grand acteur utopique, quand il s’agit des masques, du maquillage et du tatouage. Se masquer, se maquiller, se tatouer, ce n’est pas exactement, comme on pourrait se l’imaginer, acquérir un autre corps, simplement un peu plus beau, mieux décoré, plus facilement reconnaissable; se tatouer, se maquiller, se masquer, c’est sans doute tout autre chose, c’est faire entrer le corps en communication avec des pouvoirs secrets et des forces invisibles. Le masque, le signe tatoué, le fard déposent sur le corps tout un langage : tout un langage énigmatique, tout un langage chiffré, secret, sacré, qui appelle sur ce même corps la violence du dieu, la puissance sourde du sacré ou la vivacité du désir. Le masque, le tatouage, le fard placent le corps dans un autre espace, ils le font entrer dans un lieu qui n’a pas de lieu directement dans le monde, ils font de ce corps un fragment d’espace imaginaire qui va communiquer avec l’univers des divinités ou avec l’univers d’autrui. On sera saisi par les dieux ou on sera saisi par la personne qu’on vient de séduire. En tout cas, le masque, le tatouage, le fard sont des opérations par lesquelles le corps est arraché à son espace propre et projeté dans un autre espace.

Michel Foucault, « Le corps utopique » [1966], in Id., Le corps utopique, les hétérotopies, Paris, Editions Lignes, 2009

Une rapide recherche sur Culture Visuelle m’indique qu’à la requête « tatouage », seulement huit redirections sont données vers des articles sur le portail, dont deux sont des liens morts et l’une d’où je cite cet extrait de Michel Foucault. Autant dire que le tatouage n’a pas encore pénétré dans les cultures visuelles à la française. C’est pourtant dommage, car le tatouage est une pratique très riche, répandue depuis la préhistoire à travers le globe, et qui est aujourd’hui un phénomène aussi global que l’usage de facebook.

Inked n° 17, sept-oct 2013, p. 39

Le colloque qui s’est tenu à l’INHA les 26 et 27 septembre derniers : Le tatouage au prisme des sciences sociales et de l’histoire de l’art, organisé par Sébastien Galliot, ethnologue spécialiste du tatouage samoa, permettait de faire le point de la recherche sur la question et de définir quelques pistes à explorer. L’intérêt de ce colloque était d’être très concentré sur une pratique parfaitement définie tout en couvrant l’étendue de ses manifestations, depuis les études ethnologiques sur les marquages corporels en Afrique et en Océanie jusqu’à la sociologie des studios de tatouage en Europe. J’en résumerai ici les traits les plus saillants à mes yeux.

En finir avec la sémiotique du tatouage ?

Karl von den Steinen, Les Marquisiens et leur art, ill. 76

Dans son introduction, Sébastien Galliot faisait d’abord le constat que la sémiotique du tatouage avait fait long feu. Il entendait par là l’habitude prise par les ethnologues d’interpréter les tatouages – surtout océaniens – comme un système de signes, une écriture. Au contraire, Michèle Coquet, ethnologue spécialiste pour sa part des scarifications en Afrique sub-saharienne, plaçait son intervention sous le signe de Melville, et plus particulièrement, de la description des tatouages de Queequeg, le harponneur du Pacifique :

Ces tatouages avaient été l’œuvre d’un prophète et voyant décédé dans son île natale. Par le moyen de ses hiéroglyphes, il avait tracé sur le corps de Queequeg une théorie complète des cieux et de la terre et une sorte de ruse mystérieuse sur  l’art d’atteindre la vérité. Le corps de Queequeg était donc une énigme à résoudre, une œuvre merveilleuse en un volume, mais il ne pouvait pas se lire lui-même, bien que son cœur vivant batte sous la page. Ces mystérieuses sciences étaient donc destinées à pourrir finalement avec le vivant parchemin sur lequel elles figuraient et à s’éteindre à jamais. Peut-être est-ce à cette pensée qu’Achab, un matin, s’exclama follement en se détournant du pauvre Queequeg : “Oh, diabolique tentation des dieux  !”.

Scarification Bwaba Burkina Faso village de Mamboué dos de jeune femme 1981 photo Michèle Coquet

C’est ainsi qu’elle interprétait les scarifications des jeunes filles Bwaba du Burkina Faso comme des sortes de cartes sur lesquelles elle pouvait lire le partage des terres, les rivières et les routes.

Un débat donc autour de la sémiotique du tatouage constituait le premier axe intéressant de ce colloque. S’il est tentant de lire les tatouages comme un code secret, comme des lettres indiquant une identité personnelle, l’appartenance à un groupe social, la transcription d’histoires, de mythes et de cartes ; si une bonne partie de la littérature scientifique(1), ou de fiction(2) nous y incite, cette tendance suscite à certains égards des critiques importantes. Elles étaient formulées, dans le colloque, par Sébastien Galliot et par Luc Renaut, historien de l’art de la fin de l’Antiquité et auteur d’une communication très stimulante. Leurs arguments peuvent se résumer à ceci : l’interprétation sémiotique du tatouage est un trait culturel typiquement moderne et occidental ; c’est nous qui projetons notre tendance à écrire partout autour de nous, chez les autres. Or, quand on interroge ces derniers, ils ne parlent jamais de la signification de leurs tatouages, que ce soit dans le Pacifique, ou même chez les Bwaba étudiés par Michèle Coquet. En grossissant le trait, on peut dire que les marques corporelles ont pour eux deux fonctions : produire une sorte de carte d’identité, plus semblable aux empreintes digitales qu’à une fiche biographique (bien que, chez les grands Maori ou Samoa par exemple, chaque étape importante de la vie soit marquée par un nouveau tatouage, de sorte que les chefs sont plus tatoués que les gens du commun) ; et valoriser esthétiquement le corps. En somme, plus vous avez vécu, plus vous avez acquis de la renommée, plus vous êtes beau. Ce déplacement d’accent du sémiotique vers l’esthétique du tatouage est peut-être l’indice qu’un changement de génération de chercheurs entraine aussi un changements dans leurs références théoriques. La grande référence à suivre, à discuter, à critiquer, n’est plus Claude Lévi-Strauss mais Alfred Gell. Luc Renaut s’était d’ailleurs abondamment servi du livre sur le tatouage dans le Pacifique(3) de ce dernier et avec un certain brio, pour interpréter, de manière comparative, ses propres données méditerranéennes et anciennes. Sans rentrer dans le détail de la théorie de Gell (je n’ai pas encore lu son livre), ce qui reviendrait à résumer le résumé de Renaut, je m’en tiendrai à deux points. 1) Gell ne limite pas le tatouage à la marque inscrite sur le corps. Celle-ci n’est qu’un des trois aspects du tatouage, dont les deux autres sont la blessure et la cicatrisation. Les sociétés investissent différemment ces trois caractéristiques : certaines valorisent l’effusion de sang et la résistance à la douleur, d’autres la période de cicatrisation, d’autres encore la forme prise par la marque. On peut ainsi relativiser l’importance de la sémiotique du tatouage, qui ne prend en compte que cette dernière caractéristique, tandis que, dans le cas des scarifications africaines, on se doute que la blessure et la cicatrisation sont beaucoup plus importantes, même si l’aspect esthétique joue son rôle. 2) Sans se limiter à une interprétation sémiotique, on peut tout de même tirer quelques enseignements sociaux, historiques, anthropologiques, de la pratique du tatouage. Gell essaye ainsi d’établir une relation entre la présence ou pas de cette pratique dans les sociétés polynésiennes et leur organisation sociale. Ainsi, les sociétés « fragmentées » (devolved societies), où le pouvoir est partage entre plusieurs chefs dont la position est toujours instable et qui sont en rivalité et en compétition permanentes, valorisent des formes d’existence ostentatoires, les dépenses somptuaires, les marques de distinction de toutes sortes : ce serait le cas des Maori et des Marquisiens, où la pratique du tatouage est un fait institutionnel. Même si on peut discuter dans le détail, comme l’ont fait les ethnologues depuis la parution du livre de Gell, ses analyses et ses conclusions, sa compréhension du fait artistique comme manière de vivre en société résonne fortement à l’oreille de tous ceux qui sont fatigués par l’histoire de l’art à la papa.

Momies nubiennes tatouées nécropole Deir el-Bahari, Haute-Egypte, 2000avtJC dessin Luc Renaut

Luc Renaut, un des arts spécialistes de l’art tardo-antique qui se tourne vers une approche résolument anthropologique, abondait d’ailleurs en ce sens. Sa propre utilisation de la théorie de Gell en est une belle démonstration. Remarquant que le tatouage est très peu répandu dans les grandes monarchies ou les grands empires de l’Antiquité (en Égypte, à Rome…), et au contraire très répandu chez les peuples qui vivent à leurs marges (les Nubiens, les Scythes, les Berbères…), il en venait à opposer les sociétés à développement « distal » et les sociétés à développement « proximal ». Les premières, empires, royaumes, etc., très hiérarchisées et fortement administrées, utilisent l’écriture comme mode principal d’organisation de la vie politique et de contrôle des individus. De ce fait, chacun se voit attribué une identité et une place dans la société par une autorité distante qui passe par de nombreux intermédiaires pour s’exercer. Les secondes, tribus, groupes aux limites fluctuantes, parfois nomades, où le pouvoir est l’objet d’une compétition intense, où l’autorité s’exerce moins par l’écriture que par la parole ou l’épée, donnent au corps le rôle joué par l’écriture ailleurs : c’est le corps le principal vecteur d’identité et de pouvoir. Pas étonnant, dès lors, que ces corps soient investis d’une attention particulière, et qu’ils soient, notamment, tatoués. Là encore, ce schéma général demande à être affiné et questionné (qu’en est-il, par exemple, des pratiques de tatouage des esclaves, des prisonniers, mais aussi des légionnaires dans l’empire romain ? Qu’en est-il des marques de naissance, auxquelles beaucoup d’histoires antiques font allusion, et qui, d’un point de vue anthropologique, sont très intéressantes ?(4)) Mais il donne un cadre théorique fécond dans lequel les pistes à explorer sont nombreuses.

INKED n°17 sept-oct 2013 p. 57 photo G. & Team

Renaut suggérait ainsi que si le tatouage a fait son retour, en Europe, dans l’Ancien Régime, chez ceux qui vivaient aux marges de l’État (marins, prisonniers, colons), puis s’est répandu depuis une trentaine d’années dans toute la société, c’est du fait de la faiblesse de l’État dans ces situations et le besoin de « certification esthétique proximale », comme il dit (ou en d’autres termes, de réinvestir son corps et les liens de proximité avec son entourage immédiat). L’hypothèse de Renaut fait d’ailleurs écho aux livres stimulants de Michel Maffesoli sur les « tribus postmodernes » qui apparaissent à une époque où les grandes valeurs abstraites (les idéologies, l’État, la Patrie, la Religion) perdent de leur force dans la structuration des rapports sociaux(5).

Des pistes de recherche à foison

Outre ce débat théorique et méthodologique, un autre grand mérite de ce colloque était de donner un aperçu de la diversité et de la richesses des pratiques du tatouage aujourd’hui. Dans les îles de Pacifique, où le tatouage est né pour les Européens, à la suite des voyages de James Cook en 1769 et 1774, la pratique a aujourd’hui retrouvé une vitalité qu’elle avait perdu pendant le XXe siècle et la domination coloniale, comme l’ont exposé deux ethnologues spécialistes de la question, Florence Lamy et Simon Jean-Pigné. Dans un contexte postcolonial, les peuples autochtones se sont ainsi plus ou moins « inventé » une identité culturelle, en puisant dans des traditions oubliées, à travers le récit des anciens mais surtout les documents ethnographiques, si bien que les tatouages maori ou marquisiens d’aujourd’hui n’ont plus grand chose à voir avec ceux que découvrait James Cook, que s’ils possédaient une signification sémiotique, elle est irrémédiablement perdue, et que le « tribal » est devenu aujourd’hui en Occident un style de tatouage qui mélange allégrement plusieurs styles issus de contrées parfois éloignées par des milliers de kilomètres.

Tête Maori ex Museum d'histoire naturelle Rouen photo SIPA

Or, ce sont ces hybridations qui sont passionnantes à étudier aujourd’hui, et les nouveaux problèmes que cela pose. On a beaucoup médiatisé, par exemple, le retour des têtes d’ancêtres maori, conservées dans les musées d’ethnographie occidentaux, sur leur terre d’origine. En France, la tête maori conservée jusqu’en 2006 au musée de Rouen, a fait un retour en fanfare en Nouvelle-Zélande. Mais Simon Jean-Pigné, qui s’occupe de ce dossier, dévoilait tout un aspect du problème ignoré du grand public. En effet, quand les explorateurs européens cherchèrent à acheter des têtes maori, au XIXe siècle, les autochtones, pas bêtes, ne leur vendirent pas les têtes les plus importantes, les plus sacrées, celles des chefs les plus connus (mais aussi les plus belles, les plus tatouées). Contrairement à leurs traditions, ils décapitaient des prisonniers, séchaient leur tête à la va vite puis les tatouaient pour les faire passer pour de véritables têtes d’ancêtres, pour augmenter leur valeur symbolique – et pécuniaire. Jean-Pigné décrivait même des scènes effroyables où les chefs maori proposaient aux Européens des têtes à vendre, encore sur le corps vivant de leur porteur !

Tatouage Magazine n° 94 sept-oct 2013 p.11

D’autres communications portaient sur le tatouage occidental, où, dans ce domaine également, le champ à fouiller est très riche. Si on commence à bien cerner la sociologie des tatoués, en France avec notamment les travaux de David Le Breton, dont une de ses étudiantes, Elise Müller, participait au colloque, celle des tatoueurs est encore largement à étudier. C’était en tout cas de la chercheuse de Lausanne Valérie Rolle, auteure d’un livre pionnier en français sur la question(6). Imprégnée par la sociologie américaine (E. Goffman, H. Becker), celle-ci a principalement étudié la façon dont les tatoueurs se sont structurés en un milieu professionnel cohérent, à la façon dont ils sont formés, dont ils présentent leur travail, dont est agencé leur studio. Si du point de vue des tatoués et des ethnologues comme Le Breton, la vaste diffusion du tatouage est l’indice d’un besoin de manifester sa personnalité à travers la seule chose qui reste à soi, le corps, dernier espace de liberté, en somme, du point de vue des tatoueurs et de Valérie Rolle, le monde du tatouage est au contraire fortement normé. Par exemple, la clientèle des studios de tatouage est exactement à la parité entre hommes et femmes, mais une très faible proportion de tatoueurs sont des tatoueuses : c’est une profession surtout masculine et qui véhicule des valeurs et des codes en conséquence.

Hey ! n° 8 décembre 2011

Dans une présentation moins universitaire, les artistes et directeurs de la revue Hey !, qui défendent le tatouage, le graffiti et les autres arts populaires urbains depuis les années 80, se penchaient aussi sur le tatoueur, mais dans une perspective historique. Par certains moments, ils avaient l’air de Vasari contemporains écrivant La vie des meilleurs tatoueurs, graffeurs et illustrateurs, tant leur discours établissait des généalogies, des courants, des écoles, des styles de tatoueurs. Leur connaissance du terrain depuis quarante ans est exceptionnelle, ils ont parcouru tous les grands studios du monde et connaissent les meilleurs tatoueurs de la planète. Et comme Vasari l’histoire des arts du dessin, ils cherchent à écrire l’histoire du tatouage dans un moment où il tomberait dans une sorte de décadence commerciale, du fait de sa démocratisation et de la « baisse de qualité » des clients. Mais cette histoire du tatouage est passionnante. Il est intéressant par exemple de noter qu’à partir des années 80, une nouvelle génération de tatoueurs est arrivée, souvent après avoir reçu une formation dans d’autres milieux artistiques, chamboulant les habitudes des anciens, se permettant par exemple de tatouer leurs propres motifs au lieu de se contenter de reproduire le dessin fourni par le client. Bref, un passage du statut d’artisan à celui d’artiste, qui connaitrait aujourd’hui une nouvelle phase, puisque bon nombre de tatoueurs sont d’anciens étudiants d’écoles d’art, de design ou de graphisme. Pour défendre leur vision du tatouage, mais aussi pour l’insérer dans une perspective plus large, Anne et Julien collaborent avec Sébastien Galliot à l’organisation d’une exposition qui se tiendra au musée du quai Branly l’année prochaine, sur le tatouage du néolithique à aujourd’hui. Entreprise difficile : comment exposer des tatouages, dont le support est, en général, des corps vivants ? On sera donc attentif aux objets choisis par les commissaires pour montrer des tatouages sans corps (photographies, dessins préparatoires, dessins sur moulages…), ce que cela nous dit sur le tatouage, ce que cela nous révèle sur les intentions du commissaire.

Tatouage Magazine n°94 sept-oct 2013 p.28

Wim Delvoye, Tim et cochons tatoués, Pékin, 2006 photo WD

Il était frappant, par exemple, d’entendre Anne et Julien parler des dessins de tatoueurs, qui deviennent aujourd’hui, pour les plus connus, des œuvres qui se vendent cher sur le marché de l’art. D’un côté, ils dénonçaient cette marchandisation, contraire au principe même du tatouage : une fois sur le corps, le tatouage est inaliénable. C’est d’ailleurs en cela que l’artiste belge Wim Delvoye, en tatouant un homme vivant, et en le « vendant » comme une œuvre d’art (le tatoué doit par contrat se montrer trois fois par an à l’acheteur, qui possèdera définitivement son œuvre à la mort du tatoué), fit scandale dans le milieu du tatouage : non seulement il vendait 150 000 euros un corps vivant, mais en plus, pour un tatouage « old school » dont on voit d’innombrables exemples à la moindre convention pour cent cinquante fois moins cher ! D’un autre côté, Anne et Julien voient dans le dessin le support essentiel sur lequel le tatoueur peut affirmer tout son art et être reconnu comme artiste – parce que le dessin est déjà entré dans l’histoire de l’art, mais peut-être, aussi, parce qu’il peut être doté d’une valeur marchande. Leur position reviendrait, si je l’ai bien comprise, à revendiquer la noblesse du tatouage en l’assimilant à des arts de musée, contre lesquels pourtant eux et les tatoueurs se battent dans leur revue et dans le monde depuis toujours. Position étrange, quasiment académique, dans leur volonté d’établir les « tables » du bon tatouage, où le tatouage est art à condition d’être dissocié du corps, et dont on se demande avec intérêt comment elle côtoiera des approches plus ethnologiques dans l’exposition du quai Branly.

  1. à ce titre l’ouvrage en deux volumes de Karl von den Steinen, Les Marquisiens et leur art. L’ornementation primitive des mers du Sud, éd. fr. Musée de Tahiti et des îles – Te Fare lamanaha, 2005, apparaît comme un des premiers jalons de cette approche.[]
  2. Outre Moby Dick, je pense à la série Prison Break, où le héros s’est fait tatouer le plan de la prison sur le dos.[]
  3. A. Gell, Wrapping in Images. Tattooing in Polynesia, Oxford, Clarendon Press, 1993.[]
  4. À ce sujet, lire M. Lentano, « La tache d’Auguste. Signes de la parenté et parenté par les signes dans la culture gréco-romaine », Images re-vues, n° 9, 2011.[]
  5. M. Maffesoli, Le Temps des tribus. Le déclin de l’individualisme dans les sociétés postmodernes,  La Table ronde, 1988, et Au creux des apparences. Pour une éthique de l’esthétique, Plon, 1990.[]
  6. V. Rolle, L’Art de tatouer, Paris, Éd. de la MSH, 2013[]

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Un commentaire

  1. Un article très complet! Bravo, j’y ai appris un grand nombre de choses sur le tatouage!

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