visite de l’exposition Une legende peut en cacher une autre

 - 23 janvier 2012 - 13:38 [English] [PDF] 

Séminaire exceptionnel d’Images Re-vues hors les murs ce vendredi 27 janvier à 16 heures

Une légende en cache une autre, exposition du Centre d’Art et de Recherches Bétonsalon

Daniel Boyd, Up In Smoke Tour Series, 2011

Le Centre d’Art et de Recherches Bétonsalon qui a l’amabilité de bien vouloir nous accueillir pour nous présenter, avant sa clôture, son exposition
Une légende en cache une autre.

Avec : Agence, Daniel Boyd, Peggy Buth, Jimmie Durham, Kiluanji Kia Henda, Camille Henrot, Patrizio di Massimo, Uriel Orlow, Francis Upritchard, Françoise Vergès (Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise), Susan Vogel.

Une exposition proposée par Mélanie Bouteloup et Anna Colin qui prend pour point de départ la question de la restitution anthopologique, et qui s’est accompagnée d’un ensemble de rencontres, conférences et journées d’études.

Vendredi 27 janvier 2012
16h-18h

ADRESSE :
Pour ceux qui ne connaissent pas, le centre d’art est situé au sein de l’Université Paris 7-Paris Diderot,
9 esplanade Pierre Vidal-Naquet
Rez-de-Chaussée de la Halle aux Farines
13 arrondissement à Paris
+33.(0)1.45.84.17.56
métro : Bibliothèque Nationale de France

http://www.betonsalon.net/spip.php?rubrique102

Communiqué de presse :

“Quand les hommes sont morts, ils entrent dans l’histoire. Quand les statues sont mortes, elles entrent dans l’art. Cette botanique de la mort, c’est ce que nous appelons la culture.”
Les statues meurent aussi (1953), Chris Marker et Alain Resnais

Une légende en cache une autre a pour ambition d’élargir le contrechamp de l’histoire officielle en prenant pour point de départ un sujet qui figure au coeur de l’actualité muséologique : celui de la restitution anthropologique. Inspirées par le récent rapatriement de la tête de guerrier maori du Muséum de Rouen à sa terre ancestrale, la Nouvelle-Zélande, cette exposition et série de rendez-vous proposent d’explorer les questions éthiques, scientifiques, politiques et juridiques soulevées par les affaires de restitution.

Une légende en cache une autre s’attache par la même à problématiser le déplacement entre objet traditionnel et de culte, d’une part, et objet historique et muséologique, d’autre part. Un objet peut-il avoir plusieurs statuts ? Qui a la légitimité pour prendre cette décision ? Existe-t-il d’autres récits possibles pour accéder à la lecture de ces objets ? Une déconstruction critique de ces questions permettra de rendre visible et lisible qu’une légende sur un cartel d’exposition en cache souvent une autre.

Abordant les sujets de la mémoire collective et de l’héritage, Une légende en cache une autre initie une rencontre entre œuvres, documents ethnographiques et juridiques, films et projets muséographiques. Documentant des situations réelles, ayant recours à la fiction ou encore radicalisant le rapport au patrimoine, les artistes, chercheurs et plate-formes invités sont tous engagés dans des démarches réflexives portant sur l’objet muséologique et défiant la représentation ethnographique.

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