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	<title>L&#039;Atelier des icônes &#187; thèse</title>
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	<description>Carnet de recherche visuel, par André Gunthert</description>
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		<title>&#8220;Donner à voir&#8221;</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 07:45:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptes rendus]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[photo]]></category>
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		<description><![CDATA[Remarquablement écrite, la thèse de Myriam Chermette prend à bras le corps la question de l&#8217;illustration photographique au moment de son installation dans la presse, au cours du premier vingtième siècle. Dicté par la disponibilité des archives du quotidien Le Journal, le choix du corpus est aussi celui d&#8217;un &#8220;mauvais exemple&#8221;. Plutôt que d&#8217;opter pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4196191841/"><img class="alignleft" src="http://farm5.static.flickr.com/4003/4196191841_416c5b7394_m.jpg" alt="" width="240" height="166" /></a>Remarquablement écrite, la thèse de Myriam Chermette prend à bras le corps la question de l&#8217;illustration photographique au moment de son installation dans la presse, au cours du premier vingtième siècle. Dicté par la disponibilité des archives du quotidien <em>Le Journal</em>, le choix du corpus est aussi celui d&#8217;un &#8220;mauvais exemple&#8221;. Plutôt que d&#8217;opter pour les hérauts du recours à la photographie, au premier rang desquels figure <em>L&#8217;Excelsior</em> de Pierre Lafitte, toujours mentionné dans les histoires de la presse, Myriam Chermette propose avec intelligence l&#8217;étude d&#8217;un cas moyen, dont on pourra observer le développement visuel, mais aussi les échecs, à travers les vicissitudes de la période. Ce choix situe d&#8217;emblée l&#8217;ambition de la thèse, qui est de produire un état des lieux global.</p>
<p>L&#8217;enquête témoigne d&#8217;un solide appétit. Sur la base d&#8217;un corpus très complet, le dépouillement exhaustif de l&#8217;archive établit un nouveau modèle d&#8217;histoire visuelle qui fera date. Il faut regretter à cet égard que des problèmes de disponibilité aient empêché la reproduction d&#8217;une part majeure de l&#8217;iconographie sous une forme autre que la copie de microfilms. Alors que la description déploie la détail d&#8217;une observation fine et complexe, le lecteur est souvent incapable de vérifier à partir de l&#8217;illustration de la thèse les conclusions de la recherche – ce qui est pour le moins paradoxal compte tenu du sujet. L&#8217;état de l&#8217;iconographie est un cri d&#8217;alarme lancé aux institutions patrimoniales, qui doivent de toute urgence s&#8217;adapter à la spécificité des études visuelles.</p>
<p><span id="more-277"></span>La majeure partie du développement décrit les usages d&#8217;une photographie modeste, cantonnée dans une fonction subalterne. S&#8217;inscrivant dans le sillage de la nouvelle historiographie spécialisée, Myriam Chermette confirme la continuité des usages iconographiques, que l&#8217;introduction de l&#8217;image d&#8217;enregistrement ne vient pas bouleverser. Outre l&#8217;observation précise de la mise en place du service photographique du journal, à partir de 1905, qui se consacre surtout aux portraits, on retiendra l&#8217;étude des pratiques de la retouche ou de la téléphotographie, sans oublier le chapitre consacré à &#8220;l&#8217;inertie photographique&#8221;, qui marque la période de l&#8217;entre-deux-guerres, et se traduit par un appauvrissement et une standardisation de l&#8217;illustration. Soulignant l&#8217;influence de l&#8217;expérimentation effectuée sur le terrain du magazine, Myriam Chermette semble dénier toute capacité d&#8217;innovation formelle à l&#8217;espace du quotidien.</p>
<p>Si la thèse excelle dans la description, elle témoigne de moins d&#8217;aisance dans l&#8217;élaboration théorique. La reprise de la notion de &#8220;plaisir visuel&#8221;, qui fournirait la base d&#8217;un contrat de lecture implicite entre la rédaction et le lecteur, est présentée sur un mode assertif plutôt que démonstratif. Les caractères du journalisme visuel sont souvent ramenés à un <em>Zeitgeist</em> qui interdit d&#8217;y repérer des ruptures ou des inventions. Mais surtout, la passionnante troisième partie – qui montre comment la tentative de contrer la concurrence de <em>Paris-Soir</em> par une politique iconographique plus agressive, et se solde par un échec – vient contredire le soubassement théorique de la séduction de l&#8217;image. Myriam Chermette apporte la preuve que la photographie ne fait pas forcément vendre: une démonstration à la fois très originale et parfaitement dans la ligne de son propos général sur la banalisation du visuel.</p>
<p>Si l&#8217;image des usages de la photo dans la presse se précise, elle n&#8217;est pas encore tout à fait nette. L&#8217;ampleur du travail documentaire pose la question d&#8217;un renouvellement des méthodes, qu&#8217;il faudra peut-être orienter vers l&#8217;analyse transversale de l&#8217;élaboration de micro-récits, dont la thèse contient plusieurs beaux exemples. La conclusion générale mérite enfin d&#8217;être particulièrement soulignée: &#8220;la stratégie éditoriale du quotidien apparaît donc comme la source principale de construction des usages de l&#8217;iconographie.&#8221;</p>
<ul>
<li>Myriam Chermette, <em>&#8220;Donner à voir&#8221;. La photographie dans Le Journal: discours, pratiques, usages (1892-1944)</em>, thèse de doctorat d&#8217;histoire, sous la direction de Christian Delporte, université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, soutenue le 16 novembre 2009 (jury: Christian Delporte, André Gunthert, Dominique Kalifa, Pascal Ory, Elisabeth Parinet).</li>
</ul>
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		<title>&#8220;Images d&#8217;architecture et imaginaires photographiques&#8221;</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 07:37:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptes rendus]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[photo]]></category>
		<category><![CDATA[thèse]]></category>

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		<description><![CDATA[Acteur significatif de la photographie de la seconde moitié du XIXe siècle, Alphonse Terpereau (1839-1897) a eu une activité marquée par la commande publique. C&#8217;est cette part que déploie la thèse de Florent Miane, qui se présente d&#8217;emblée comme l&#8217;alliance d&#8217;un projet descriptif exceptionnel, inséré dans un cadre spéculatif ambitieux.
De ses recherches longues et patientes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4194043425/"><img class="alignleft" src="http://farm3.static.flickr.com/2760/4194043425_c76a03f44d_m.jpg" alt="" width="171" height="240" /></a>Acteur significatif de la photographie de la seconde moitié du XIXe siècle, Alphonse Terpereau (1839-1897) a eu une activité marquée par la commande publique. C&#8217;est cette part que déploie la thèse de Florent Miane, qui se présente d&#8217;emblée comme l&#8217;alliance d&#8217;un projet descriptif exceptionnel, inséré dans un cadre spéculatif ambitieux.</p>
<p>De ses recherches longues et patientes dans les multiples institutions publiques où sont conservées les bribes de l&#8217;œuvre de Terpereau, Miane a rapporté un matériau dont la richesse tient à la précision du détail. Dans la relation minutieuse de cette enquête, plutôt que de suivre le penchant traditionnel de la monographie pour la focalisation individuelle, l&#8217;auteur a le génie de conserver le paysage complexe et foisonnant. L&#8217;œuvre est restituée dans l&#8217;épaisseur contextuelle des dossiers qui la constituent, dont on peut suivre les cheminements autonomes, les logiques particulières: celle de la restauration d&#8217;une église, effectuée sous la direction de l&#8217;architecte Abadie, celle du percement d&#8217;une nouvelle voie à Bordeaux, projet de la direction des travaux publics, ou encore celle de la construction des facultés de médecine ou de sciences, dont il faut signifier l&#8217;ampleur politique et économique.</p>
<p><span id="more-273"></span>Cette approche d&#8217;une grande originalité fait la force de la thèse, qui fait ressortir comme jamais auparavant la densité documentaire de l&#8217;outil photographique, d&#8217;autant plus puissant qu&#8217;il est considéré comme un modeste auxiliaire. En conservant la structure des dossiers, enrichie d&#8217;une information contextuelle précise, l&#8217;une des belles démonstrations qu&#8217;apporte ce travail est de montrer combien le document photographique constitue la trace, moins du réel ou de la vérité des faits, que des déterminations imposées par les circonstances de la commande. Ce que la photographie constitue, dans chacun des contextes explorés, est très précisément la fiction attendue par le commanditaire.</p>
<p>Il faut regretter que cette démonstration passionnante se déploie selon les contours parfois tortueux dessinés par les options théoriques de la thèse, étayées par des lectures datées. Fallait-il reprendre le concept d&#8217;utopie ou de polyfocalité, schèmes trop généraux et peu appropriés dans le cadre d&#8217;un récit appuyé sur la matérialité concrète de l&#8217;exploration des contextes? A plusieurs moments, le recours à des notions abstraites ou l&#8217;assertion de postulats semblent plaqués sur l&#8217;étude rigoureuse du matériau, produisant d&#8217;étranges effets de sidération.</p>
<p>Si elle présente l&#8217;avantage de permettre de déployer le paysage de la photographie documentaire, la méthode employée dans la thèse a toutefois pour conséquence paradoxale d&#8217;effacer le personnage Terpereau du récit. Plus encore que la quasi absence d&#8217;information biographique, on regrettera celle de l&#8217;exposé du cadre général de l&#8217;activité du photographe, dans laquelle la commande publique ne représentait qu&#8217;un pan. Que celui-ci ait été le seul à résister à la disparition aurait pourtant pu faire partie de l&#8217;interrogation sur le destin d&#8217;une œuvre et son interprétation.</p>
<p>Lors de la soutenance, le candidat a répondu avec beaucoup de finesse et de pertinence aux questions et objections soulevées. Une présence chaleureuse et une claire compréhension des enjeux ont permis de faire de la discussion un échange éclairé et fructueux. Il ne fait aucun doute qu&#8217;on se trouve devant un chercheur aux qualités rares et prometteuses.</p>
<ul>
<li>Florent Miane,<em> Images d&#8217;architecture et imaginaires photographiques. L&#8217;œuvre d&#8217;Alphonse Terpereau dans le Midi de la France</em>, thèse de doctorat d&#8217;histoire de l&#8217;art, université Bordeaux 3, sous la direction de Dominique Jarassé, soutenue le 27 novembre 2009 (jury: Laurent Baridon, André Gunthert, Dominique Jarassé, Michel Poivert, Pierre-Lin Rénié).</li>
</ul>
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		<title>Soutenance de thèse &#8220;Donner à voir&#8221;, par Myriam Chermette</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 17:41:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[photo]]></category>
		<category><![CDATA[thèse]]></category>

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		<description><![CDATA[La thèse de doctorat d&#8217;histoire des médias Donner à voir. La photographie dans Le Journal, discours, pratiques, usages (1892-1944), présentée par Myriam Chermette à l’université de Versailles Saint Quentin-en-Yvelines sera soutenue le lundi 16 novembre 2009 à 9h à 13h, bâtiment d&#8217;Alembert, en salle des thèses (2e ét.), 5-7, Boulevard d’Alembert, 78280 Guyancourt.
Jury: Christian Delporte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_50" class="wp-caption alignleft" style="width: 143px"><img class="size-full wp-image-50" src="http://culturevisuelle.org/icones/wp-content/files/2009/11/violettenoziere.jpg" alt="violette noziere" width="133" height="240" /><p class="wp-caption-text">Le Journal, 30 août 1933 (détail).</p></div>
<p>La thèse de doctorat d&#8217;histoire des médias <em>Donner à voir. La photographie dans </em>Le Journal<em>, discours, pratiques, usages (1892-1944),</em> présentée par Myriam Chermette à l’université de Versailles Saint Quentin-en-Yvelines sera soutenue le lundi 16 novembre 2009 à 9h à 13h, bâtiment d&#8217;Alembert, en salle des thèses (2e ét.), 5-7, Boulevard d’Alembert, 78280 Guyancourt.</p>
<p><em>Jury:</em> Christian Delporte (directeur de thèse, université de Versailles Saint Quentin-en-Yvelines), Dominique Kalifa (université Paris 1), Elisabeth Parinet (Ecole nationale des Chartes), André Gunthert (EHESS), Pascal Ory (université Paris 1).</p>
<p><strong>Résumé</strong><br />
L’image, au tournant du XIXe et du XXe siècle, joue un rôle marginal dans les dispositifs de séduction et d’information du public élaborés par les quotidiens d’informations générales. Quarante ans plus tard, elle est mise à l’honneur en première page, fait l’objet de discours nombreux, internes et externes aux rédactions, et obtient une place privilégiée dans le traitement de l’actualité. Entre ces deux bornes chronologiques, le journal quotidien, support conçu le plus souvent pour le texte, s’approprie le document iconographique. Cette thèse se propose, à travers le cas du <em>Journal</em>, fondé en 1892 et qui parut jusqu’en 1944, de restituer l’histoire de cette appropriation, processus non linéaire, fortement déterminé par les stratégies éditoriales de cet acteur majeur de la presse quotidienne d’informations générales. L’analyse des discours, des pratiques et des usages qui se construisent autour de la photographie met alors en évidence l’évolution des formes iconographiques au cours de cette période, leur interaction avec la culture visuelle médiatique de la Belle Époque et de l’entredeux-guerres, ainsi que la représentation de l’actualité véhiculée par l’image.</p>
<p><strong><span id="more-48"></span>Abstract</strong><br />
At the beginning of the 20th century, pictures only played a marginal role in the devices aiming at seducing and informing the readers of the daily press. Forty years later, they were highlighted by being displayed on front pages ; they were the subject of many discourses both inside and outside the editorial offices, playing a part in their methods of dealing with the news. Between these two chronological landmarks, daily papers, a medium often originally designed for written material, took over pictorial material as well. Taking the example of <em>Le Journal</em>, a daily paper founded in 1892 and discontinued in 1944, this dissertation aims at reconstructing the history of this appropriation which was a multi-dimensional process strongly determined by the editorial strategies of this major leader of the daily press and the economical &amp; technical constraints that it had to comply with. Analysing the discourses, practices and uses dealing with pictures makes it possible to show the evolution of the different forms of photography during that period, the interplay of media visual culture in the Belle Epoque and the interwar period in order to have a better understanding of how the news was represented by images.</p>
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