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	<title>L&#039;Atelier des icônes &#187; journalisme</title>
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	<description>Carnet de recherche visuel, par André Gunthert</description>
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		<title>Eric Woerth, ou la fabrique de l&#8217;image rêvée</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 13:45:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On le dit, on le répète: nous vivons dans un trop-plein d&#8217;images. Une abondance qui a notamment pour effet de mettre en difficulté le photojournalisme, concurrencé par la profusion des photos amateurs ou des banques d&#8217;images.
Mais si l&#8217;on examine de plus près un cas particulier, on a la surprise de constater que ce schéma général [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On le dit, on le répète: nous vivons dans un trop-plein d&#8217;images. Une abondance qui a notamment pour effet de mettre en difficulté le photojournalisme, concurrencé par la profusion des photos amateurs ou des banques d&#8217;images.</p>
<p>Mais si l&#8217;on examine de plus près un cas particulier, on a la surprise de constater que ce schéma général est loin de correspondre à la réalité. Avec l&#8217;affaire Woerth-Bettencourt, on voit les rédactions faire tous leurs efforts pour remédier à ce qui apparaît clairement comme une <em>insuffisance</em> du matériel disponible.</p>
<p>Liliane Bettencourt et Eric Woerth ne sont pas des inconnus. Pourtant, lorsque Médiapart lance l&#8217;affaire le 16 juin dernier, on voit bien que l&#8217;accompagnement iconographique n&#8217;est pas à la hauteur. Côté Bettencourt, journaux et sites reproduisent d&#8217;abord un seul et même portrait de la milliardaire, déjà relativement ancien, réalisé par Patrick Kovarik pour l&#8217;AFP le 18 avril 2005 à l&#8217;Elysée, à l&#8217;occasion d&#8217;une remise collective de décorations (<em>voir ci-dessous, fig. 1-2</em>).</p>
<div id="attachment_978" class="wp-caption alignnone" style="width: 695px"><a rel="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4771504769/#/photos/gunthert/4771504769/lightbox/" href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4771504769/lightbox/"><img class="size-full wp-image-978   " title="1bettencourt2" src="http://culturevisuelle.org/icones/files/2010/07/1bettencourt2.jpg" alt="" width="685" height="262" /></a><p class="wp-caption-text">(1) Liliane Bettencourt, photo Kovarik/AFP 2005 (2) Site Libération.fr, &quot;Bettencourt, une affaire d&#39;Etat&quot;. (3) Couverture Le Point 01/07/2010.</p></div>
<p><span id="more-968"></span></p>
<p>Non qu&#8217;il n&#8217;y ait aucune photo de Liliane Bettencourt. Comme le montre un reportage largement illustré que <em>Paris-Match</em> consacre le 23 juin à l&#8217;&#8221;amitié particulière&#8221; de l&#8217;héritière et du photographe François-Marie Banier, ces images existent. Mais il a fallu puiser dans les ressources de la photo amateur (<em>voir ci-dessous, fig. 4-5</em>). Le portrait utilisé dans les premiers jours de l&#8217;affaire, encore reproduit par <em>le Point</em> en couverture le 1<sup>er</sup> juillet, est en réalité la seule photo: 1) réalisée dans le contexte d&#8217;une occasion publique (c&#8217;est à dire une image à la publication de laquelle Liliane Bettencourt ne peut pas s&#8217;opposer), 2) diffusée par l&#8217;AFP – autrement dit le seul portrait récent disponible en pratique et publiable dans de bonnes conditions de sécurité juridique.</p>
<div id="attachment_979" class="wp-caption alignnone" style="width: 695px"><a rel="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4772143734/lightbox/" href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4772143734/lightbox/"><img class="size-full wp-image-979    " title="2Bettencourtbanier" src="http://culturevisuelle.org/icones/files/2010/07/2Bettencourtbanier.jpg" alt="" width="685" height="308" /></a><p class="wp-caption-text">(4) Couverture Paris-Match du 23/06/2010. (5) François-Marie Banier, Liliane Bettencourt, photo amateur, mai 2006.</p></div>
<p>Que tout le monde ait ou non un camphone n&#8217;y change rien. Malgré sa notoriété, Liliane Bettencourt est une vieille dame discrète et bien protégée qui ne se montre que rarement en public. Elle est également riche et puissante, de sorte qu&#8217;on n&#8217;a pas de mal à imaginer qu&#8217;une photo volée utilisée à son insu coutera cher à celui qui osera la publier. Plus de trois semaines après les débuts de l&#8217;affaire, son image reste donc aussi rare qu&#8217;à l&#8217;époque du collodion humide.</p>
<p>Eric Woerth est un personnage public, ministre de la République depuis 2007, dont il n&#8217;est pas douteux que les agences ou les photothèques des journaux possèdent de nombreuses photos légitimement diffusables.</p>
<p>Pourtant, à considérer les tactiques illustratives déployées par la presse au cours des dernières semaines, on sent bien que l&#8217;empreinte iconographique du trésorier de l&#8217;UMP n&#8217;a rien à voir avec celle des têtes d&#8217;affiche du sarkozysme – Carla, Rachida, Brice ou Nicolas lui-même. Alors que les rédactions disposent pour ces derniers d&#8217;un riche portefeuille visuel, capable de répondre à toutes les sollicitations de l&#8217;actualité, la moindre notoriété du ministre – et peut-être un jeu d&#8217;expression plus restreint, qui va du sérieux au maussade – a jusqu&#8217;à présent évité à Eric Woerth les assauts des paparazzis.</p>
<p>Cette empreinte plus discrète restreint les possibilités de l&#8217;illustration, qui n&#8217;aime rien tant que coller au récit par l&#8217;anecdote (<em>voir ci-dessous, fig. 6</em>). Le stock disponible, composé surtout de portraits de groupe, n&#8217;offre visiblement pas les ressources suffisantes. Du coup, on recourt à l&#8217;expédient du montage, pour fabriquer l&#8217;image qu&#8217;aucune agence ne peut fournir. Sur sa couverture du 26 juin, pour associer les deux principaux protagonistes, <em>Marianne</em> choisit de coller une photo de Oliviera Hamilton (Réa) sur le portrait de Liliane Bettencourt de l&#8217;AFP (<em>voir ci-dessous, fig. 7</em>). (On notera au passage que, si la moindre retouche fait systématiquement pousser des hauts cris, ces bricolages discutables – dans la mesure où ils ne sont pas forcément détectables par un lecteur pressé, et créent de toutes pièces une image sans existence –, sont considérés comme des pratiques tout à fait normales.)</p>
<div id="attachment_970" class="wp-caption alignnone" style="width: 695px"><a rel="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4772144334/lightbox/" href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4772144334/lightbox/"><img class="size-full wp-image-970     " title="2woerth" src="http://culturevisuelle.org/icones/files/2010/07/2woerth.jpg" alt="" width="685" height="298" /></a><p class="wp-caption-text">(6) Une Libération 30/06/2010 (photo: Marc Chaumeil/Fedephoto). (7) Une Marianne 26/06/2010 (montage Kovarik/AFP-Hamilton/REA) (8) Une L&#39;Express 30/06/2010 (photo Ludovic/REA).</p></div>
<p>Une couverture de <em>L&#8217;Express</em> due à Marin Ludovic (Réa), quoiqu&#8217;elle ne relève apparemment pas du montage, confère par un vignettage appuyé un caractère sinistre à l&#8217;association des personnages principaux, ici Eric Woerth et Nicolas Sarkozy, extraits par recadrage du groupe qui les entoure (<em>voir ci-dessus, fig. 8</em>).</p>
<p>Une autre manière de remédier à l&#8217;absence de l&#8217;image idéale consiste à jouer du calendrier, en allant repêcher dans les archives une photo qui correspond à la situation que la rédaction souhaite mettre en scène. Le 6 juillet, alors que Médiapart  a publié le matin même des informations <a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/060710/lex-comptable-des-bettencourt-accuse-des-enveloppes-dargent-woerth-et-sarkozy">qui mettent en cause le président de la République</a>, la plupart des sites de presse essayent dans l&#8217;urgence de produire une photo du couple Woerth-Sarkozy. <em>Le Figaro</em> repère le premier dans ses archives une photo d&#8217;avril 2008, copié quelques heures plus tard par le site du <em>Monde</em> qui retrouve le même événement photographié par l&#8217;AFP (<em>voir ci-dessous, fig. 9-10</em>). Après avoir utilisé le matin <a href="http://culturevisuelle.org/parergon/archives/625">une image de 2009</a>, <em>Libération</em> optera l&#8217;après-midi pour une <a href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4767789946/in/set-72157624433871010/">autre photo du couple</a>, datée de janvier 2010. Ces mises à jour présentent l&#8217;intérêt de dévoiler la temporalité de la recherche iconographique, ses hésitations et ses adaptations en temps réel.</p>
<div id="attachment_980" class="wp-caption alignnone" style="width: 695px"><a rel="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4771506479/lightbox/" href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4771506479/lightbox/"><img class="size-full wp-image-980     " title="4sarkowoerth2" src="http://culturevisuelle.org/icones/files/2010/07/4sarkowoerth2.jpg" alt="" width="685" height="253" /></a><p class="wp-caption-text">(9) Une LeFigaro.fr, 06/10/2010 (photo Le Figaro, avril 2008). (10) Une site LeMonde.fr, 06/10/2010, photo AFP/Joel Saget, 8 avril 2008.</p></div>
<p>Recours à la photo-amateur, montage, recadrage, décalage temporel – il ne manque plus à la liste de ces acrobaties éditoriales que l&#8217;emprunt de vidéogrammes. Les interviews sur TF1 de Liliane Bettencourt le 2 juillet puis d&#8217;Eric Woerth le 6 ont été bienvenues pour renouveler le stock et ont immédiatement été recyclées en images fixes (<em>voir ci-dessous, fig. 10-11</em>). Ce qui illustre cette autre loi d&#8217;airain de la photo de presse: plus le temps passe, plus le portefeuille visuel d&#8217;Eric Woerth s&#8217;étoffe, grâce à la multiplication des occasions de prise de vue et à la vigilance accrue des photographes. Que le ministre n&#8217;ait aucune inquiétude: si son empreinte était jusqu&#8217;à présent médiocre, il ne fait pas de doute que son extension progressive permettra au récit journalistique de déployer toute sa mesure.</p>
<div id="attachment_972" class="wp-caption alignnone" style="width: 695px"><a rel="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4772145200/lightbox/" href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4772145200/lightbox/"><img class="size-full wp-image-972     " title="4bettenwoerth" src="http://culturevisuelle.org/icones/files/2010/07/4bettenwoerth.jpg" alt="" width="685" height="271" /></a><p class="wp-caption-text">(10) Illustration dossier LeMonde.fr, 06/10/2010, vidéogramme interview TF1 (11) Une LeParisien.fr, 06/10/2010, vidéogramme interview TF1.</p></div>
<ul>
<li><em>Iconographie</em>: <a href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/sets/72157624433871010/">http://www.flickr.com/photos/&#8230;</a></li>
<li><em>Lire également sur Culture Visuelle</em>: <a href="http://culturevisuelle.org/?s=woerth">http://culturevisuelle.org/&#8230;</a></li>
</ul>
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		<title>The Age of the Photo Agency</title>
		<link>http://culturevisuelle.org/icones/756</link>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 07:10:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Diaporama sonore de l&#8217;intervention de Matthias Bruhn dans le cadre du séminaire &#8220;Mythes, Images, Monstres&#8221;, EHESS/Lhivic, INHA, jeudi 20 mai 2010 (anglais, 41&#8242;).
Maître de conférences à la Humboldt Universität de Berlin, Matthias Bruhn a notamment publié: Bildwirtschaft. Verwaltung und Verwertung der Sichtbarkeit, VDG Verlag, Weimar, 2003.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.slideshare.net/Gunthert/the-age-of-the-photo-agency-4316771"><img class="alignleft size-full wp-image-767" title="clinton" src="http://culturevisuelle.org/icones/files/2010/05/clinton.jpg" alt="" width="240" height="141" />Diaporama sonore de l&#8217;intervention de Matthias Bruhn</a> dans le cadre du séminaire &#8220;Mythes, Images, Monstres&#8221;, EHESS/Lhivic, INHA, jeudi 20 mai 2010 (anglais, 41&#8242;).</p>
<p>Maître de conférences à la Humboldt Universität de Berlin, Matthias Bruhn a notamment publié: <em>Bildwirtschaft. Verwaltung und Verwertung der Sichtbarkeit</em>, VDG Verlag, Weimar, 2003.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;échelle de l&#8217;information</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Apr 2010 07:04:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De l&#8217;article illustré en une à la brève rangée dans sa colonne: à côté du texte et de l&#8217;image, l&#8217;echelle forme un troisième composant, aussi méconnu que puissant, des dispositifs médiatiques. Toutes les informations n&#8217;ont pas la même valeur. Leur hiérarchisation est l&#8217;une des fonctions fondamentales des médias. A chaque contenu est associé une indication [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/2582721637/"><img class="alignleft" src="http://farm4.static.flickr.com/3172/2582721637_cd0f4c42d0.jpg" alt="" width="500" height="329" /></a>De l&#8217;article illustré en une à la brève rangée dans sa colonne: à côté du texte et de l&#8217;image, l&#8217;echelle forme un troisième composant, aussi méconnu que puissant, des dispositifs médiatiques. Toutes les informations n&#8217;ont pas la même valeur. Leur hiérarchisation est l&#8217;une des fonctions fondamentales des médias. A chaque contenu est associé une indication d&#8217;échelle, qui participe de son éditorialisation et permet d&#8217;en organiser la distribution.</p>
<p>L&#8217;importance d&#8217;une information se mesure d&#8217;abord de façon spatiale, à sa surface et à son emplacement (ou à ses équivalents temporels dans les médias de flux). Mais il existe de nombreux autres facteurs, comme la notoriété de l&#8217;auteur, l&#8217;envoi d&#8217;un correspondant, ou la relégation dans les pages débats. Globalement, les indications d&#8217;échelle sont perçues comme la traduction des choix éditoriaux, manifestés notamment en termes d&#8217;investissement économique. Lorsque la publication comporte cette possibilité, la présence ou non d&#8217;une illustration fait par exemple partie des instruments classiques de valorisation d&#8217;un contenu. On ne peut donc considérer le rôle médiatique de la photographie seulement du point de vue de son apport documentaire: l&#8217;image joue un rôle de premier plan dans la structuration éditoriale, de façon quasi architecturale (<em>voir ci-dessus: double page de </em>Libération<em>, 16/06/2008</em>).</p>
<p><span id="more-568"></span>Plus que les autres composants du dispositif médiatique, l&#8217;échelle est une indication de nature essentiellement contextuelle. Son interprétation repose sur l&#8217;assimilation dans la durée d&#8217;un ensemble évolutif de codes éditoriaux. L&#8217;identification de l&#8217;importance spatiale d&#8217;un contenu est ainsi effectuée en fonction de l&#8217;échelle relative appliquée au sein d&#8217;une publication – espace de la page ou de la double page au sein d&#8217;un quotidien, espace de la séquence voire du cahier au sein d&#8217;un magazine. Un journal qui publie une iconographie noir et blanc et couleur peut faire jouer à cette opposition un effet d&#8217;échelle qui ne sera pas accessible à un organe qui ne dispose que d&#8217;une impression monochrome.</p>
<p>Sur l&#8217;ensemble du paysage médiatique, le degré de répétition ou la rapidité de la reprise d&#8217;une information sur divers supports sont également perçus comme des indicateurs de son importance. La mise en scène de cette propagation est devenue une figure classique de la représentation des médias au cinéma (<em>voir ci-dessous: extrait de </em>Red Planet Mars<em>, Harry Horner, 1952</em>). Le terme &#8220;buzz&#8221; n&#8217;est autre que la dénomination, remise au goût du jour, de cette manifestation virale de la valorisation d&#8217;un contenu.</p>
<a href="http://culturevisuelle.org/icones/568"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a>
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		<title>La cité qui tremblait</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Apr 2010 10:04:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La France a peur. Et ça se voit. Après l&#8217;incendie du bus à Tremblay-en-France, tous les journaux se penchent sur la cité du Grand Ensemble, le quartier populaire de la ville. Dans Le Monde daté du 2 avril, un dossier questionne &#8220;Le mauvais bilan du tout-répressif&#8221;. Pour appuyer cette enquête, une illustration de Hervé Lequeux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-caption alignleft" style="width: 320px"><a href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4488009334/sizes/o/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2791/4488009334_f05e2ac5d8.jpg" width="310" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Contre-enquête, Le Monde, 02/04/2010 (cliquer pour agrandir).</p></div>
<p>La France a peur. Et ça se voit. Après l&#8217;incendie du bus à Tremblay-en-France, tous les journaux se penchent sur la cité du Grand Ensemble, le quartier populaire de la ville. Dans <em>Le Monde</em> daté du 2 avril, un dossier questionne &#8220;Le mauvais bilan du tout-répressif&#8221;. Pour appuyer cette enquête, une illustration de Hervé Lequeux s&#8217;étale sur une demi-page – le format maximal que peut atteindre une photo dans les colonnes du quotidien &#8220;de référence&#8221;.</p>
<p>Magnifique photo. Si évocatrice. Plusieurs immeubles, barrés par les ramures noires de l&#8217;hiver, se dressent sur le ciel nocturne, avec à leur pied les flaques de lumière orangée de l&#8217;éclairage public. Et, comme un calembour visuel, affectée d&#8217;un flou de mouvement qui atteste que la photo a été faite à main levée, l&#8217;image tremble (<em>cliquer pour agrandir</em>).</p>
<p>Que montre cette photographie? S&#8217;agit-il d&#8217;une photo d&#8217;actualité qui délivre une information sur les trafics de drogue qui «empoisonnent la vie» à Tremblay-en-France? Ou bien s&#8217;agit-il d&#8217;une illustration d&#8217;ambiance qui va à la rencontre de l&#8217;imaginaire TF1 et confirme tous les clichés de la cité qui fait peur?</p>
<p>Je le dis tout de suite: je n&#8217;ai rien contre Hervé Lequeux, un reporter intéressant qui produit des images travaillées sur des sujets souvent difficiles. J&#8217;espère que la demi-page du <em>Monde</em> lui a été payée bon prix.</p>
<p>J&#8217;en ai après les responsables éditoriaux de la grande presse (ou leurs clones organisateurs de festivals languedociens), qu&#8217;on entend régulièrement sur les ondes ou dans les colloques nous expliquer ce qu&#8217;est le photojournalisme, l&#8217;éthique du reportage, le devoir sacré de l&#8217;information et la mort qui guette à Bagdad.</p>
<p>Avant la photographie, l&#8217;édition et la presse étaient illustrées de gravures, que l&#8217;on commandait au dessinateur une fois que l&#8217;on avait décidé du texte. Le rôle de l&#8217;image était alors de fournir un support figuratif au récit. Une telle image s&#8217;appelait une <em>illustration</em>.</p>
<p><span id="more-503"></span>Il existe aujourd&#8217;hui un genre, la photo d&#8217;illustration, qui alimente les banques d&#8217;images d&#8217;icônes prêtes à l&#8217;emploi pour décorer hors contexte les pages des publications <em>corporate</em> – ou <a href="http://culturevisuelle.org/totem/264">des clips publicitaires</a>.</p>
<p>L&#8217;illustration est un genre que tout bon photoreporter se doit de mépriser, un truc de graphiste, une image construite sans rapport avec l&#8217;actualité. Pas une photo qu&#8217;on exposerait à Perpignan, pouah!</p>
<p>Maintenant, ouvrons les journaux, les magazines, regardons l&#8217;info télévisée. Comme la photo de Tremblay-en-France, la plus grande partie des images utilisées ont au mieux une apparence journalistique, mais suivent en réalité les règles de l&#8217;illustration. Images décoratives, images d&#8217;ambiance, <a href="http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2007/10/05/512-des-images-legendaires">images-clichés qui incarnent un récit préfabriqué</a>, images qui suggèrent et font croire, prennent le lecteur par la main et le guident vers ce qu&#8217;il faut penser. Suivre scrupuleusement ces règles a permis l&#8217;an dernier à deux plaisantins de se voir octroyer <a href="http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2009/06/26/1023-un-fautoreportage-qui-dit-vrai">le grand prix Paris-Match</a>, avec une iconographie entièrement truquée.</p>
<p>Je n&#8217;en veux pas aux photographes de produire ces images. Car les photos ne sont que la moitié du dispositif: elles sont toujours utilisées comme <a href="http://culturevisuelle.org/clindeloeil/2010/04/05/cet-homme-est-est-preoccupe-ca-se-voit/">support d&#8217;un titre ou d&#8217;un récit</a>, et sont parties prenantes d&#8217;un travail de composition qui est celui des responsables éditoriaux. Comme au XIXe siècle, ce sont eux qui cousent ensemble image et texte pour écrire nos légendes. A Culture Visuelle, nous sommes quelques-uns à en avoir assez de voir brandir le drapeau de l&#8217;information comme cache-sexe de la séduction et du conformisme. Assez de trembler avec des images qui tremblent. Nous préférons faire trembler le mythe du photojournalisme. A suivre sur le tag <em><a href="http://culturevisuelle.org/blog/tag/illustration">illustration</a></em>.</p>
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		<title>BHVP: ne réveillez pas une archive qui dort</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 18:52:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vif émoi aujourd&#8217;hui parmi mes contacts Facebook, alarmés par un article du Monde. Le quotidien &#8220;de référence&#8221; sonne l&#8217;alerte: «Le manque de moyens met en péril les archives photos de France-Soir.» Diantre! Qu&#8217;arrive-t-il donc à cette auguste collection, astucieusement fourguée par ses propriétaires à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) en 1986, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/3610378352/in/set-72157619395547911"><img class="alignleft" src="http://farm4.static.flickr.com/3629/3610378352_9d2745ae98.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a>Vif émoi aujourd&#8217;hui parmi mes contacts Facebook, alarmés par un <a href="http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/03/15/le-manque-de-moyens-met-en-peril-les-archives-photos-de-france-soir_1319301_3246.html#xtor=AL-32280258" target="_blank">article du <em>Monde</em></a>. Le quotidien &#8220;de référence&#8221; sonne l&#8217;alerte: «Le manque de moyens met en péril les archives photos de <em>France-Soir</em>.» Diantre! Qu&#8217;arrive-t-il donc à cette auguste collection, astucieusement fourguée par ses propriétaires à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) en 1986, à l&#8217;occasion d&#8217;un déménagement du journal?</p>
<p>«Depuis une quinzaine de jours, quelque 200 gros cartons de déménagement et 400 classeurs noirs, comprenant des photos, ont quitté les rayonnages pour être entassés les uns sur les autres, liés par des rubans adhésifs, dans un coin de la bibliothèque. La vision est sinistre. Et l&#8217;avenir du fonds incertain.» <em>Le Monde</em> dresse ensuite un portrait à tirer des larmes d&#8217;un patrimoine irremplaçable, qui comprendrait – c&#8217;est dire ! – la seule photo connue de la rafle du Vel&#8217; d&#8217;Hiv.</p>
<p>Quel est exactement le &#8220;péril&#8221; qui mobilise le quotidien du soir? La conclusion de l&#8217;article n&#8217;éclaire guère sur ce danger imminent, et met dans la bouche d&#8217;Emmanuelle Toulet, nouvelle directrice de la BHVP, trois scénarios: Le premier est de trouver &#8220;<em>une place correcte</em>&#8221; pour ce fonds à la BHVP. Le deuxième est de l&#8217;envoyer &#8220;<em>un temps</em>&#8221; dans un entrepôt privé &#8211; un lieu, à Chartres, est à l&#8217;étude. Le troisième est de le confier à une autre institution publique.» Pas de quoi crier au feu. <em>Le Monde</em> exprime <em>in fine</em> sa crainte de voir le fonds <em>France-Soir</em> «promis à l&#8217;hibernation.»</p>
<p><span id="more-458"></span>Loin des métaphores quelque peu romanesques du <em>Monde</em>, <a href="http://www.latribunedelart.com/la-bhvp-veut-se-debarrasser-d-un-fonds-photographique-article002470.html" target="_blank">Didier Rykner met les points sur les &#8220;i&#8221;</a>. «La BHVP veut se débarrasser d’un fonds photographique», affirme sans tourner autour du pot <em>La Tribune de l&#8217;art</em>, qui dénonce un «nouveau scandale». «C’est ainsi que la totalité des archives photographiques de France-Soir (…), vient d’être entreposée sur place, avant de partir prochainement pour un dépôt où il pourra être oublié.»</p>
<p>Même analyse, mêmes informations, même anecdote de la photo du Vel&#8217; d&#8217;Hiv dans les deux articles qui ont été mis en ligne le même jour – et ont visiblement bénéficié de sources convergentes. Lesquelles n&#8217;hésitent pas à s&#8217;exposer aux feux de la rampe. L&#8217;<a href="http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41956865@7-58,0.html" target="_blank">AFP annonce aujourd&#8217;hui</a> que «le syndicat majoritaire des bibliothèques et musées parisiens, le Supap-FSU, emboîtant le pas à un article du journal <em>Le Monde</em> sur le sujet, accuse la bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP) de &#8220;laisse(r) à l&#8217;abandon&#8221; ces archives &#8220;pourtant d&#8217;une valeur historique considérable&#8221;.»</p>
<p>Contactées par mes soins, Emmanuelle Toulet et Carole Gascard, nouvelle responsable photo à la bibliothèque, démentent ces accusations. Depuis son dépôt il y a un quart de siècle, le fonds n&#8217;a fait l&#8217;objet que d&#8217;un inventaire thématique partiel, daté de 1990, concentré sur &#8220;Paris et ses environs&#8221;. 45.000 photos ont été reconditionnées, soit moins de 10% de l&#8217;ensemble. 190 cartons dorment dans un entrepôt extérieur depuis 1986 sans avoir suscité l&#8217;inquiétude du <em>Monde</em> ni des syndicats. D&#8217;autres cartons étaient dispersés ici et là dans l&#8217;institution, où l&#8217;on trouve un peu partout des photos sélectionnées pour les besoins ponctuels de recherches sauvages, en l&#8217;absence de tout contrôle d&#8217;un conservateur photo (fonction inexistante à la BHVP entre 2001 et 2008, jusqu&#8217;à la nomination de Carole Gascard).</p>
<p>C&#8217;est parce qu&#8217;Emmanuelle Toulet et Carole Gascard ont décidé il y a une quinzaine de jours de souffler la poussière sur le dossier <em>France-Soir</em> et de reprendre en main les destinées du fonds que les fameux cartons ont quitté les rayonnages, suscitant l&#8217;émoi dans les couloirs de l&#8217;institution. S&#8217;agit-il d&#8217;aller jeter ces cartons dans quelque obscure fosse par une nuit sans lune? Qu&#8217;on en juge: c&#8217;est en suivant les recommandations de Nathalie Doury, directrice de la Parisienne de photographie, société créée par la Ville de Paris et consacrée à la préservation et la valorisation de fonds photographiques patrimoniaux, qu&#8217;Emmanuelle Toulet a contacté une entreprise spécialisée dans la conservation de fonds photos, à Chartres (à laquelle La Parisienne confie elle-même une partie de ses archives), pour lui demander un devis. Au moment où j&#8217;écris, elle attend encore la réponse de l&#8217;entreprise.</p>
<p>C&#8217;est dire l&#8217;ampleur de la menace. Plus expérimenté que <em>La Tribune de l&#8217;art</em>, <em>Le Monde</em> ne s&#8217;est pas laissé allé à reproduire telles quelles les accusations précipitées, mais s&#8217;est prudemment borné à la peinture «sinistre» de quelques cartons «liés par des rubans adhésifs» – sachant que l&#8217;imagination des lecteurs ferait le reste. Quelques expressions suggestives, noyées dans un brouillard d&#8217;allusions, un peu de <em>name dropping</em> – Serge Klarsfeld et la mémoire du Vel&#8217;d'Hiv, ressuscitée par un film dont parlent toutes les gazettes. Voilà comment on construit un article du <em>Monde</em>, en sachant très bien qu&#8217;on n&#8217;a que du vent dans sa besace.</p>
<p>Foin des larmes de crocodile versées sur les trésors iconographiques nationaux pour mieux arroser le feu du scandale. Les institutions patrimoniales françaises vont mal, les départs ne sont pas remplacés, les budgets diminuent comme peau de chagrin. Dans ce contexte, il faut se réjouir qu&#8217;une équipe compétente ait enfin pris en main les richesses photographiques de la BHVP, trop longtemps négligées. Et comprendre qu&#8217;en effet, compte tenu des personnels et des moyens disponibles, il y a des priorités de gestion. Comme les fonds de pellicules nitrate, dont on sait l&#8217;imprévisible dégradation. Entièrement numérisées, en cours de catalogage, les collections René-Jacques et Thérèse Bonney sont désormais hors de danger. Le catalogage du fonds Marville, un des trésors de la bibliothèque, se poursuit activement. La mise en ligne de ces ressources est d&#8217;ores et déjà prévue. Il faut être le quotidien &#8220;de référence&#8221; pour ne pas considérer ces signes d&#8217;activité comme de bonnes nouvelles.</p>
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		<title>CFP colloque &#8220;Imaginaires du présent. Photographie, politique et poétique de l’actualité&#8221;</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 14:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Appel à communication pour le colloque international &#8220;Imaginaires du présent. Photographie, politique et poétique de l’actualité&#8220;, 22 et 23 octobre 2010, université du Québec à Montréal. Date limite : 1er mai 2010.
Une production de l’Équipe de recherche sur l&#8217;imaginaire contemporain, la littérature, les images et les nouvelles textualités (ERIC LINT) et Figura, centre de recherche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/3732622328/"><img class="alignleft" src="http://farm3.static.flickr.com/2504/3732622328_df18081d41_m.jpg" alt="" width="179" height="240" /></a>Appel à communication pour le colloque international &#8220;<strong>Imaginaires du présent. Photographie, politique et poétique de l’actualité</strong>&#8220;, 22 et 23 octobre 2010, université du Québec à Montréal. Date limite : 1er mai 2010.</p>
<p>Une production de l’Équipe de recherche sur l&#8217;imaginaire contemporain, la littérature, les images et les nouvelles textualités (ERIC LINT) et Figura, centre de recherche sur le texte et l’imaginaire.</p>
<p>La photographie n’est pas une image du XXIe siècle. Ses fondements techniques, épistémologiques et symboliques sont plutôt ceux du XIXe siècle. Pour autant, la photographie ne cesse d’affirmer sa contemporanéité dans sa façon de répondre aux appels du temps présent, que ceux-ci soient d’ordre social, compassionnel, esthétique ou politique. La photographie s’impose comme une image efficiente lorsque vient le temps de consigner les moindres faits de l’histoire. N’est-ce pas à elle qu’incomba la tâche de produire l’ultime récit visuel du XXe siècle, il y a une dizaine d’années déjà, alors que fleurissaient sur les présentoirs des librairies un nombre sans précédent d’ouvrages illustrés de photographies réputées les plus célèbres du XXe siècle? Le XXe siècle sera mémorable ou ne sera pas, telle était l’injonction implicite motivant le recours massif à la photographie événementielle. Le XXe siècle sera par ailleurs remarquable. D’où la présence obligée des « chefs-d’œuvre » du photojournalisme maintes fois couronnés de prix et de distinctions, ces instants-monuments que l’on exhibe comme autant de cristallisations exemplaires de l’histoire.</p>
<p><span id="more-455"></span>Aujourd’hui encore, on attribue à la photographie une fonction mémorielle que nulle autre image ne semble pouvoir disputer. L’actualité continue de nous fournir maints exemples de cette inaltérable prérogative de la photographie. Quelques soient les mutations technologiques et médiatiques touchant les imageries événementielles, quelque soit la réponse des sociétés contemporaines aux événements qui l’affectent, la photographie demeure pourvoyeuse d’icônes du temps présent.</p>
<p>À quoi est attribuable cette vivace actualité de la photographie? Quelles sont les conditions (médiatiques, politiques, psychiques) au fondement de cette qualité préservée? À quel imaginaire de la contemporanéité la photographie contribue-elle? Quel sens donner à l’expression « photographie d’actualité »? Sous quels aspects les procédures de médiatisation (sélection, diffusion, répétition) et de monumentalisation des images de presse (artification, exposition, remise de prix) participent-elles du présentisme de la photographie? Que faut-il penser des rémanences du passé au sein même des images de presse : les impressions de déjà-vu, la réitération de figures historiques, le recours à l’allégorie et à la rhétorique, etc.?</p>
<p>C’est à ces quelques questions que ce colloque souhaite tenter de répondre. Les communications proposées, en français et en anglais, pourront provenir de disciplines diverses (études photographiques, histoire de l’art, études littéraires, esthétique, communications, études culturelles et visuelles, etc.) et porter sur des objets d’analyse historiques ou actuels de toute provenance géoculturelle.  À titre indicatif, voici quelques thèmes et questions à explorer:</p>
<ul>
<li>Historicité des images de presse</li>
<li>Icônes et allégorisations de l’événement</li>
<li>Instrumentalisations politiques de l’actualité</li>
<li>Valorisation éthique et esthétique des images de presse</li>
<li>Temporalités des images d’actualité</li>
<li>Imaginaires de l’enregistrement et de la transmission</li>
<li>Intermédialité et intericonicité</li>
<li>Reconstitution et réitération figurative</li>
</ul>
<p>Les propositions de communication (300-500 mots) devront parvenir au plus tard le 1er mai 2010, accompagnées d’un bref CV précisant l’affiliation institutionnelle du candidat, à <a href="mailto:lavoie.vincent(à)uqam.ca" target="_blank">Vincent Lavoie</a>, département d’histoire de l’art, Université du Québec à Montréal. Les propositions acceptées donneront lieu à une présentation orale de 20 minutes, suivie d’une période de questions. Ces présentations pourront ensuite faire l’objet d’une publication dans les <em>Cahiers Figura</em>, outil de diffusion de travaux et d’essais liés aux grands axes du Centre de recherche Figura.</p>
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		<title>Libération annonce la fin des blogs</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 22:34:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comptes rendus]]></category>
		<category><![CDATA[Lhivic]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[web]]></category>

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		<description><![CDATA[Connais-toi toi-même, conseillait Socrate. Une maxime dont l&#8217;application éviterait bien des faux pas. Comme quand Slate nous assure que BHL est un philosophe. Ou quand Libé nous parle des blogs.
Libé et le web, c&#8217;est l&#8217;histoire de deux trains qui ne se sont jamais croisés. Impossible pour un journaliste moderne d&#8217;admettre qu&#8217;il ne connaît pas ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://farm5.static.flickr.com/4061/4365838057_6c8a025c80.jpg" alt="" width="294" height="500" />Connais-toi toi-même, conseillait Socrate. Une maxime dont l&#8217;application éviterait bien des faux pas. Comme quand Slate nous assure que <a href="http://www.slate.fr/story/17409/bhl-pape-du-conformisme-ou-%C2%ABphilosophe-voyou%C2%BB" target="_blank">BHL est un philosophe</a>. Ou quand <em>Libé</em> <a href="http://www.liberation.fr/medias/0101619848-blogs-le-tweet-au-top-le-post-peste" target="_blank">nous parle des blogs</a>.</p>
<p><em>Libé</em> et le web, c&#8217;est l&#8217;histoire de deux trains qui ne se sont jamais croisés. Impossible pour un journaliste moderne d&#8217;admettre qu&#8217;il ne connaît pas ce terrain. Alors on frime, on bombe le torse, on balance quelques noms, genre Loïc Le Meur (à <em>Libé</em>, quand on ouvre le dossier blog, on tombe toujours sur Loïc Le Meur, qui avait déjà fait la page Portrait en 2006: Loïc Le Meur, c&#8217;est la Stéphanie de Monaco du blogging, une personnalité connue jusque chez le coiffeur, qui donne figure humaine à des univers réputés inaccessibles). Et on parle de la fin des blogs. Ah, la fin des blogs! On dirait que <em>Libé</em> nous l&#8217;a toujours annoncé. Dès le Minitel, la fin des blogs était proche. Ont-ils seulement commencé à exister? Rien n&#8217;est moins sûr, s&#8217;il faut en croire les archives du quotidien, dont les radars ont cessé d&#8217;en repérer la trace vers 1988 (ou bien était-ce l&#8217;année où on a cessé de payer l&#8217;électricité?)</p>
<p>Dans la rubrique &#8220;Ecrans et Médias&#8221; d&#8217;hier, nous ne connaîtrons jamais le vrai titre qu&#8217;avait voulu donner Andréa Fradin à son article. Un responsable de rubrique intérimaire essayant désespérément de copier le style Garrigos-Roberts l&#8217;a remplacé par: &#8220;<a href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4366846081/sizes/l/" target="_blank">Blogs: le tweet au top, le post peste</a>&#8221; (<em>sic</em>). Rien compris? Par bonheur, l&#8217;appel de Une a été rédigé après le départ au café de l&#8217;imitateur, et propose un énoncé plus lisible: &#8220;Les blogueurs lâchent l&#8217;affaire&#8221;.</p>
<p>Un présent définitif qui suggère un tournant radical, une actu décisive, un scoop majeur. Tu parles, Charles, ce n&#8217;est, comme toujours, qu&#8217;un titre pour appâter le chaland et vendre du papier. Sous la dent d&#8217;Andréa Fradin, il n&#8217;y a pas grand chose, et surtout rien de nouveau, que la vieille antithèse des réseaux sociaux et du blogging, qu&#8217;on nous serine depuis la percée de Facebook. Ah bon, et moi je n&#8217;ai pas un compte Facebook, et Twitter aussi, tant que j&#8217;y suis? Mais comment, ne suis-je donc pas blogueur? Ceci ne tuera-t-il pas cela, comme disait Hugo, et les réseaux sociaux ne sont-ils pas les ennemis jurés du php, comme les chats des chiens, ou la mère Michel du père Lustrucru?</p>
<p><span id="more-424"></span>Ben oui, c&#8217;est un peu l&#8217;idée (reçue), qui permet d&#8217;écrire un papier comme on pêche au leurre, en laissant filer la ligne, ça prend tout seul. Qu&#8217;on en juge. Dans sa besace, Andréa trouve (surprise!) Loïc Le Meur, qui a mis ses flux Twitter et Facebook sur son blog. Bon sang mais c&#8217;est bien sûr! Et si cela ne suffisait pas: «Les derniers messages postés sont plus courts et, révélateur ultime, évoquent pour la plupart l&#8217;actualité des réseaux sociaux.»</p>
<p>Où l&#8217;on voit qu&#8217;à Libé, on ne rigole pas avec  les rigueurs de l&#8217;enquête ou du journalisme d&#8217;investigation. En même temps, un reste de bon sens rouvre les yeux de l&#8217;investigateur: «Alors, le <em>real time</em> web a-t-il tué le blogging? Pas sûr» Eh oui, Andréa, parce que si Loïc Le Meur met ses flux sur son blog, à quoi renvoient les signalements et recommandations de Twitter ou Facebook, sinon &#8230;à des sources en ligne, dont les blogs constituent une large part. Pas vraiment concluant pour prouver la guerre à mort des deux médias, on pourrait aussi en déduire la convergence fraternelle, l&#8217;entente cordiale, enfin tout un tas de scénarios bisounours d&#8217;emblée exclus par le <em>brief</em> et le chef de rubrique. Reprenons l&#8217;enquête.</p>
<p>Andréa se tourne alors vers les Skyblogs, où il (elle?) détecte «une légère diminution dans le rythme journalier de créations de blogs». Manque de chance, son PDG, Frank Chéneau, explique cette évolution par le fait que la courbe de progression se rapproche de l&#8217;asymptote (en libéien: «nos amis les jeunes sont déjà présents en nombre chez Skyblog: difficile de faire mieux»).</p>
<p>On est à l&#8217;avant-dernier paragraphe de l&#8217;article, et le lecteur se dit que la besace ne pèse pas bien lourd, que les preuves sont au mieux ambiguës, et que la question était peut-être mal posée. C&#8217;est probablement parce qu&#8217;il (elle?) se dit la même chose qu&#8217;Andréa quitte alors le terrain de l&#8217;enquête, et conclut en passant à l&#8217;assertion pure et simple: «Reste que de nombreux blogueurs mettent la clé sous la porte. (…) Plus prosaïquement, après des années de publications quotidiennes et de réponses aux commentaires, l&#8217;excitation laisse place à une certaine lassitude. Et les blogueurs font un truc de fou: ils basculent <em>in real life</em>, dans la vraie vie.»</p>
<p>Je ne sais pas si Andréa Fradin a sa carte de presse, mais cet article a certainement été payé. Nul indice ne donne à penser qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un exercice au rabais du journalisme si chèrement défendu par nos élites et notre gouvernement, celui qui vérifie l&#8217;info, coco, celui qui œuvre pour la démocratie, la république, les Lumières, le bien du peuple, la prospérité des masses et la paix des ménages.</p>
<p>On ignore sur quoi s&#8217;appuie l&#8217;envolée du dernier paragraphe – peut-être sur une conversation d&#8217;Andréa avec son petit cousin. Dès lors que d&#8217;autres naissent, le constat de la fermeture de quelques blogs ne prouve pas grand chose, sinon la nécessité de renouveler son carnet d&#8217;adresses. Il faut des éléments plus solides pour établir une tendance. Signalons également qu&#8217;il ne suffit pas d&#8217;écrire &#8220;vraie vie&#8221; en anglais pour donner plus de consistance à une opposition qui n&#8217;existe que dans les brouillards de l&#8217;identité nationale. En anglais, on caractérise plutôt par &#8220;<em>online/offline</em>&#8221; l&#8217;état de connexion des usagers, ce qui évite de se mélanger les pinceaux avec des considérations métaphysiques de pacotille – car pendant que je tape ce texte sur mon clavier ou que je surfe sur le réseau, je ne vois vraiment pas ce qui me permettrait de dire que je vis une vie imaginaire ou inexistante.</p>
<p>En réalité, il est difficile de produire une description moins pertinente du web, tissé aujourd&#8217;hui par une myriade de trames entrecroisées, où les usagers ont appris à produire des distinctions d&#8217;une grande subtilité, en jouant sur la gamme des outils de communication comme sur les cordes d&#8217;une harpe. De même qu&#8217;on peut chatter sur Facebook tout en lisant sa <em>newsfeed</em>, découvrir ses messages tout en renseignant son agenda sur Google, les multiples fils issus des listes ou des <em>hashtags</em> de Twitter viennent enrichir et non contrecarrer la gestion d&#8217;une information qui prend des formes diverses en fonction des événements, des réseaux et des destinataires.</p>
<p>De cette construction musicale et harmonique d&#8217;un web qui chante, ce n&#8217;est pas le papier de <em>Libé</em> qui nous aura dit quoique ce soit. «La lecture de cet article est réservée à nos abonnés», indique le site du journal, qui nous promet un accès instantané à condition de s&#8217;inscrire (<em>mise à jour: l&#8217;article a été ouvert à la consultation jeudi matin</em>). Voire. Il vaut mieux laisser <em>Libé</em> à l&#8217;univers du papier, l&#8217;acheter le matin chez son kiosquier – et sauter les articles qui parlent du web.</p>
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		<title>&#8220;Donner à voir&#8221;</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 07:45:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Remarquablement écrite, la thèse de Myriam Chermette prend à bras le corps la question de l&#8217;illustration photographique au moment de son installation dans la presse, au cours du premier vingtième siècle. Dicté par la disponibilité des archives du quotidien Le Journal, le choix du corpus est aussi celui d&#8217;un &#8220;mauvais exemple&#8221;. Plutôt que d&#8217;opter pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/gunthert/4196191841/"><img class="alignleft" src="http://farm5.static.flickr.com/4003/4196191841_416c5b7394_m.jpg" alt="" width="240" height="166" /></a>Remarquablement écrite, la thèse de Myriam Chermette prend à bras le corps la question de l&#8217;illustration photographique au moment de son installation dans la presse, au cours du premier vingtième siècle. Dicté par la disponibilité des archives du quotidien <em>Le Journal</em>, le choix du corpus est aussi celui d&#8217;un &#8220;mauvais exemple&#8221;. Plutôt que d&#8217;opter pour les hérauts du recours à la photographie, au premier rang desquels figure <em>L&#8217;Excelsior</em> de Pierre Lafitte, toujours mentionné dans les histoires de la presse, Myriam Chermette propose avec intelligence l&#8217;étude d&#8217;un cas moyen, dont on pourra observer le développement visuel, mais aussi les échecs, à travers les vicissitudes de la période. Ce choix situe d&#8217;emblée l&#8217;ambition de la thèse, qui est de produire un état des lieux global.</p>
<p>L&#8217;enquête témoigne d&#8217;un solide appétit. Sur la base d&#8217;un corpus très complet, le dépouillement exhaustif de l&#8217;archive établit un nouveau modèle d&#8217;histoire visuelle qui fera date. Il faut regretter à cet égard que des problèmes de disponibilité aient empêché la reproduction d&#8217;une part majeure de l&#8217;iconographie sous une forme autre que la copie de microfilms. Alors que la description déploie la détail d&#8217;une observation fine et complexe, le lecteur est souvent incapable de vérifier à partir de l&#8217;illustration de la thèse les conclusions de la recherche – ce qui est pour le moins paradoxal compte tenu du sujet. L&#8217;état de l&#8217;iconographie est un cri d&#8217;alarme lancé aux institutions patrimoniales, qui doivent de toute urgence s&#8217;adapter à la spécificité des études visuelles.</p>
<p><span id="more-277"></span>La majeure partie du développement décrit les usages d&#8217;une photographie modeste, cantonnée dans une fonction subalterne. S&#8217;inscrivant dans le sillage de la nouvelle historiographie spécialisée, Myriam Chermette confirme la continuité des usages iconographiques, que l&#8217;introduction de l&#8217;image d&#8217;enregistrement ne vient pas bouleverser. Outre l&#8217;observation précise de la mise en place du service photographique du journal, à partir de 1905, qui se consacre surtout aux portraits, on retiendra l&#8217;étude des pratiques de la retouche ou de la téléphotographie, sans oublier le chapitre consacré à &#8220;l&#8217;inertie photographique&#8221;, qui marque la période de l&#8217;entre-deux-guerres, et se traduit par un appauvrissement et une standardisation de l&#8217;illustration. Soulignant l&#8217;influence de l&#8217;expérimentation effectuée sur le terrain du magazine, Myriam Chermette semble dénier toute capacité d&#8217;innovation formelle à l&#8217;espace du quotidien.</p>
<p>Si la thèse excelle dans la description, elle témoigne de moins d&#8217;aisance dans l&#8217;élaboration théorique. La reprise de la notion de &#8220;plaisir visuel&#8221;, qui fournirait la base d&#8217;un contrat de lecture implicite entre la rédaction et le lecteur, est présentée sur un mode assertif plutôt que démonstratif. Les caractères du journalisme visuel sont souvent ramenés à un <em>Zeitgeist</em> qui interdit d&#8217;y repérer des ruptures ou des inventions. Mais surtout, la passionnante troisième partie – qui montre comment la tentative de contrer la concurrence de <em>Paris-Soir</em> par une politique iconographique plus agressive, et se solde par un échec – vient contredire le soubassement théorique de la séduction de l&#8217;image. Myriam Chermette apporte la preuve que la photographie ne fait pas forcément vendre: une démonstration à la fois très originale et parfaitement dans la ligne de son propos général sur la banalisation du visuel.</p>
<p>Si l&#8217;image des usages de la photo dans la presse se précise, elle n&#8217;est pas encore tout à fait nette. L&#8217;ampleur du travail documentaire pose la question d&#8217;un renouvellement des méthodes, qu&#8217;il faudra peut-être orienter vers l&#8217;analyse transversale de l&#8217;élaboration de micro-récits, dont la thèse contient plusieurs beaux exemples. La conclusion générale mérite enfin d&#8217;être particulièrement soulignée: &#8220;la stratégie éditoriale du quotidien apparaît donc comme la source principale de construction des usages de l&#8217;iconographie.&#8221;</p>
<ul>
<li>Myriam Chermette, <em>&#8220;Donner à voir&#8221;. La photographie dans Le Journal: discours, pratiques, usages (1892-1944)</em>, thèse de doctorat d&#8217;histoire, sous la direction de Christian Delporte, université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, soutenue le 16 novembre 2009 (jury: Christian Delporte, André Gunthert, Dominique Kalifa, Pascal Ory, Elisabeth Parinet).</li>
</ul>
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		<title>CFP colloque &#8220;Images, médias et politique&#8221;</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 08:06:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[colloque]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Appel à communications pour le colloque international &#8220;Images, médias et politique&#8220;, 18-19 novembre 2010, INA, 83-85 rue de Patay, 75013 Paris.
Laboratoire Communication et Politique, CNRS, Institut de Recherche sur le Cinéma et l’Audiovisuel, Université Paris 3, Institut National de l’Audiovisuel.
Responsables: Isabelle Veyrat-Masson, Jean-Pierre Bertin-Maghit, Sébastien Denis, Sébastien Layerle.
Le premier objectif visé par ce colloque est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://farm3.static.flickr.com/2642/4095274528_08c2d78e09_o.jpg" alt="" width="228" height="240" />Appel à communications pour le colloque international &#8220;<strong>Images, médias et politique</strong>&#8220;, 18-19 novembre 2010, INA, 83-85 rue de Patay, 75013 Paris.</p>
<p>Laboratoire Communication et Politique, CNRS, Institut de Recherche sur le Cinéma et l’Audiovisuel, Université Paris 3, Institut National de l’Audiovisuel.<br />
Responsables: Isabelle Veyrat-Masson, Jean-Pierre Bertin-Maghit, Sébastien Denis, Sébastien Layerle.</p>
<p>Le premier objectif visé par ce colloque est la création d’un espace de réflexion et d’échanges consacré à l’étude des images analogiques fixes et animées (cinéma, télévision, photos, imprimés, nouveaux médias, arts visuels, jeux vidéo, etc.) dans leurs relations au politique envisagé dans une acception large. Ce colloque veut être l’occasion de faire dialoguer des disciplines (histoire, science politique, sociologie, esthétique, philosophie, information et communication…) travaillant sur des objets communs sans toujours bien se connaître.</p>
<p><span id="more-105"></span>Les interrogations traditionnelles sur les usages politiques de l’image (propagande, communication politique…) ont été récemment renouvelées par l’apparition de nouveaux moyens de communication. On se demandera comment s’opèrent les plus récentes appropriations des nouvelles images et en quoi notre époque est témoin d’une manière de communiquer et de s’informer dans l’espace public d’un type original. La comparaison avec d’autres émergences est encouragée.</p>
<p>Les supports d’analyse choisis pour ce colloque sont ceux ayant une base photographique, le but étant d’analyser la puissance (ou l’impuissance) de l’image analogique à convoquer le spectateur sur un plan politique grâce au phénomène mimétique. De ce fait, le colloque ne s’ouvrira que marginalement aux formes de représentation &#8220;non-réalistes&#8221; (caricature, dessin, peinture, animation…), leur usage devant être analysé au prisme de ce fondement analogique (par exemple Les Guignols de l’info). De ce fait également, le colloque ne s’ouvrira qu’aux images produites depuis l’invention de la photographie, pourtant les comparaisons avec des images antérieures au 19ème siècle seront les bienvenues. De la même manière, les communications portant sur les arts plastiques (notamment la photographie et la vidéo)seront regardées si elles renouvellent les mises en scène du politique.</p>
<p>La dimension internationale (et/ou comparative) sera privilégiée.<br />
La liberté d’interprétation des termes Images, Médias et Politique, ainsi que de leurs interactions est totale. La perspective choisie par le chercheur doit dès lors être explicitée avec rigueur.</p>
<p>Le colloque, ouvert aux interventions de chercheurs français et étrangers, se construira à travers une série de communications et de tables rondes autour de confrontations entre expériences passées et problématiques actuelles. Le colloque entend proposer une synthèse inédite des différents points de vue nationaux ou transnationaux sur la question.<br />
Volontairement très ouverte, &#8211; le postulat étant que cette liberté devrait permettre de donner la parole aux préoccupations les plus novatrices &#8211; l’approche retenue se veut comparative et pluridisciplinaire, convoquant histoire socioculturelle et histoire des représentations, sciences politiques et sciences de l’information et de la communication.</p>
<p>Nous proposons quelques angles, à titre indicatif:</p>
<ul>
<li>valeur politique et idéologique de l’image fixe et animée</li>
<li>modes d’instrumentalisation de l’image animée, sur une période ou une aire géographique précises, par la propagande ou par la contestation</li>
<li>nouvelles représentations de la politique (fiction, non fiction et hybrides)</li>
<li>évolutions technologiques liées aux supports de création et de diffusion : Internet, téléphone portable et retour aux anciens supports (Super 8…)</li>
<li>appropriations politiques d’images enregistrées sur de nouveaux supports.</li>
<li>communication politique (propagande, marketing politique, peopolisation…)</li>
<li>sensibilité des spectateurs et de leur rapport à l’image</li>
<li>nouvelles questions théoriques</li>
<li>réception</li>
</ul>
<p>Date limite pour le dépôt des propositions: <strong>15 février 2010</strong>. Les propositions (1000 signes maximum), accompagnées d’une brève bio-bibliographie de l’auteur, doivent être envoyées à Sébastien Denis (sebastiendenis@free.fr) et Claire Sécail (csecail@gmail.com).</p>
<p>Réponse aux auteurs: 15 mars 2010. Les textes des communications acceptées devront être rendus pour le début du colloque. Les actes seront publiés.</p>
<p>Comité scientifique: Jean-Pierre Bertin-Maghit, Jean-Paul Colleyn, Christian Delporte, Sébastien Denis, Françoise Denoyelle, Sébastien Layerle, Denis Maréchal, Claire Sécail, Danielle Tartakowsky, Isabelle Veyrat-Masson. Organisation: Claire Sécail, Sébastien Denis, administration: Corinne Navelant.</p>
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