Histoire du visuel et pratiques de la recherche

Par André Gunthert - 14 décembre 2013 - 19:55 [English]

A l’occasion du passionnant colloque “Bilderwissen/Décoder l’image” organisé hier à l’école d’art et de design de Lucerne, les étudiants de la section cinéma ont réalisé quatre entretiens vidéo avec les principaux intervenants (Gottfried Boehm, Matthias Bruhn, Marion Müller et moi-même). Une série de questions fort pertinentes, qui m’ont permis de faire le point sur mes pratiques de recherche.

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2 Reponses à “ Histoire du visuel et pratiques de la recherche ”

  1. Pertinentes mais inaudibles et c’est dommage.

    A vous écouter je pense à la disparition de la mémoire,je reste dans la vision du support ou de l’outil(qui n’est pas toujours intéressante mais quand même): avec Snapchat et maintenant Instagram direct, la vision éphémère prévaut. La mémoire de l’échange est effacée. Même sur une time line, les derniers posts effacent les précédents.

    Au sortir d’une formation de community manager, l’étude des pratiques professionnelles (usages et bonnes pratiques) me semblent très révélatrices d’un état d’esprit du community management. J’essaye de ne pas trop me “retourner” sur ma pratique (ma déformation de sociologue est parfois perturbante) et en même temps cela me parait indispensable tant elle modifie en profondeur la communication.

  2. L’entretien sert également d’exercice pour les étudiants. Parions que la prochaine fois, ils seront attentifs à ce que les questions soient aussi audibles que les réponses… ;)

    Votre remarque sur la disparition de la mémoire est un jugement qu’on entend souvent, mais je pense que les pratiques auxquelles il renvoie ne sont pas nécessairement du même ordre que celles qui supposent la conservation (voir mon billet: “Images à revoir, images à oublier“). Comparons-nous les conversations téléphoniques à la musique enregistrée? Le caractère éphémère est un attribut typique de la communication. Dès lors que l’image peut aujourd’hui servir aussi à produire des messages, il n’est pas étonnant que cet usage se conforme aux règles du champ conversationnel.

    Lire également l’article d’Eloïse Capet: “Instagram Direct : des chat-rooms au sexting, le réseau à l’heure de l’intime