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	<title>détresse visuelle</title>
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	<description>Carnet d&#039;Alain François</description>
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		<title>La prosecogenie du manga par la face nord&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Apr 2012 14:18:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain François</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Originellement, ce billet devait (exclusivement) parler de « Manga », petit livre de Jean-Marie Bouissou, que je recommanderais chaudement à toute personne osant émettre un avis abrupt sur cet immense phénomène éditorial.
Lorsque j&#8217;ai voulu aborder sérieusement le manga, il y a une petite année, je me suis rendu compte que j&#8217;en avais relativement peu lu. De la même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Akira_Toriyama" target="_blank"></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/97828097019751.gif"></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/manga-histoireet-univers-de-la-bd-japonaise-picquier.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1158" style="margin-left: 0px;margin-right: 10px" title="manga-histoireet-univers-de-la-bd-japonaise-picquier" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/manga-histoireet-univers-de-la-bd-japonaise-picquier-193x300.jpg" alt="" width="193" height="300" /></a>Originellement, ce billet devait (exclusivement) parler de « Manga », petit livre de <a href="http://www.ceri-sciences-po.org/cerifr/cherlist/bouissou.php" target="_blank">Jean-Marie Bouissou</a>, que je recommanderais chaudement à toute personne osant émettre un avis abrupt sur cet immense phénomène éditorial.</p>
<p>Lorsque j&#8217;ai voulu aborder sérieusement le manga, il y a une petite année, je me suis rendu compte que j&#8217;en avais relativement peu lu. De la même manière que pour le reste de la bande dessinée dont je m&#8217;étais écarté pendant une bonne vingtaine d&#8217;années. Je n&#8217;ai jamais cessé véritablement d&#8217;en lire, mais c&#8217;était, disons, une lecture marginale qui se cantonnait aux œuvres ayant une certaine « caution culturelle », souvent prêtée par des amis. Pour les dix dernières années, ma bibliothèque qui avait pourtant explosée ne contenait pratiquement aucun nouvel album « franco-belge », s&#8217;était enrichi des &#8220;indépendants&#8221; surtout offerts par mes amis auteurs ou éditeurs, et peut-être d&#8217;une vingtaine de manga d&#8217;auteur élitiste, underground, indépendant&#8230; Et donc aucune trace de ces grands feuilletons populaires qui remplissent à eux seuls une honnête bibliothèque et qui sont le symbole même du phénomène Manga.</p>
<p>Un ami travaillant dans le monde de la bande dessinée m’avait parfois ramené des mètres de lecture, si rapidement avalés que je pouvais rester confortablement installé dans mes à priori.</p>
<p>En conséquence, depuis quelques années, lorsque je parcourais les allées d&#8217;une grande librairie généraliste, je ressentais un malaise diffus devant cette zone de plus en plus grande qui m&#8217;était comme un mur aveugle. Moi, dont les rayonnages des librairies représentent le seul terroir, je ne reconnaissais rien. Je devenais analphabète pour une bonne part de « la bibliothèque ». Et je classais cette zone d&#8217;indistinction dans le même sac que celle d&#8217;à côté, avec ces nouveaux romans fantastiques, mélange improbable de thèmes d&#8217;articles de magazine féminin, de vampire et autres loups-garous&#8230; Vous savez, ces livres plutôt gros avec ces couvertures si kitch que je n&#8217;arriverais jamais à seulement m&#8217;en approcher ! Je crois qu&#8217;on nome ça « Bit Lit »&#8230; Encore un à priori ?</p>
<p>Revenons au Manga,  puisque le sujet s&#8217;est imposé grâce à ses 39 % du marché français du récit dessiné. Je me suis donc retrouvé dans la même situation que lorsque j&#8217;ai voulu écrire sur facebook. J&#8217;avais vite compris que j&#8217;allais ressasser le même ramassis de poncifs superstitieux que l&#8217;ensemble des commentateurs. Et j&#8217;ai vite pris le parti de me faire violence, de m&#8217;inscrire et d&#8217;expérimenter à fond&#8230; Et grand bien m&#8217;en a pris, car je vous jure que je me serais surement largement vautré dans la même bêtise que les autres, souvent journalistes, mais parfois éminents écrivains ou même philosophes !</p>
<p>Donc, pour le manga, il me devenait impossible de l&#8217;aborder sans le lire. Et j&#8217;ai commencé par lire n&#8217;importe quoi, puisque j&#8217;étais confronté à un mur opaque, que dis-je, une muraille, une falaise indistincte dont je ne voyais pas les limites !</p>
<p>Je me suis vite lassé de ces lectures hasardeuses, mais déjà distrayantes. C&#8217;est à ce moment-là que j&#8217;ai compris qu&#8217;il fallait que je trouve un ordre dans ce fatras, même arbitraire, et surtout, comme je l&#8217;avais fait avant pour « rattraper » ce qui avait été publié en BD franco-belge pendant les 20 dernières années, passer par les best-sellers. Pourquoi ? Simplement pour lire ce que les autres ont lu. Pour comprendre la « culture partagée », et pour enfin savoir. Oui, pour savoir plutôt qu&#8217;imaginer, que ronchonner, qu&#8217;expectorer comme tous les épidermiques ennemies de tout et n&#8217;importe quoi.</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/City_Hunter_Jump_Comics_edition_volume_1.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1155" style="margin-left: 10px;margin-right: 0px" title="City_Hunter_(Jump_Comics_edition_volume_1)" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/City_Hunter_Jump_Comics_edition_volume_1-190x300.jpg" alt="" width="190" height="300" /></a>J&#8217;ai donc fait mon petit bonhomme de chemin (à très haute dose ! Et mon couple en a souffert !) dans ces grandes séries Mangas qui ont conquis le monde. Je connaissais déjà « Dragon Ball » pour avoir été coincé (blessé aux chevilles) devant la TV juste à l&#8217;époque ou c’était diffusé. Mais il ne suffisait pas d&#8217;avoir vu quelques versions animées, même si les Japonais ont l&#8217;aimable habitude de coller leur adaptation cinéma aux versions papiers, contrairement aux Américains qui produisent le même film quel que soit le matériau de départ.</p>
<p>Malgré tout, rien ne pouvait me préparer à ce que j&#8217;allais découvrir&#8230; il faut lire « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/City_Hunter" target="_blank">City Hunter</a> » (et toutes les séries de <a title="Tsukasa Hōjō" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tsukasa_H%C5%8Dj%C5%8D">Tsukasa Hōjō</a>. Attention, Manga vintage, déjà&#8230;) pour comprendre le degré de folie que peut atteindre le récit dessiné, et comprendre à quel point les productions européennes et américaines peuvent être perçu par les lecteurs comme « ronronnantes » !</p>
<p>Mais voilà, après avoir absorbé la version papier de (dans le désordre&#8230; et tout ça va attirer des gens bizarres sur CV) GTO, Naruto, One Piece, Death Note, Evangelion,  Lamu, Candy (oui oui), Bleach, Ranma et demi, Fruit Basquet, Vampire Knight, Albator, Parasite, Nausicaa, Doraemon, Old Boy, les livres de CLAMPs (collectif de femmes mangakas), etc., etc., des dizaines et dizaines d’autres&#8230;  maintenant, je ne suis plus le même !</p>
<div id="attachment_1152" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/q_34535.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-1152" style="margin-left: 0px;margin-right: 10px" title="q_34535" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/q_34535-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Aralé d&#39;Akira Toriyama</p></div>
<p>Comme <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Otaku" target="_blank">l&#8217;otaku</a> moyen, je peux passer dans un rayon manga (objet déjà si étrange en soi ) et le scanner d&#8217;un regard comme je lis le rayon philo ou sciences humaines (parasité par Onfray). J&#8217;ai reconquis un immense territoire de la bibliothèque d&#8217;aujourd&#8217;hui. Je ne suis pas complètement au point, encore, mais je ne me perds plus ! Ouf ! J’ai tenu une longue conversation avec mon neveu ! Et c’est déjà un exploit, même s’il m’a calé sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aral%C3%A9_Norimaki#Apparition_dans_Dragon_Ball" target="_blank">l’apparition d’Aralé dans Dragon Ball.</a>.. (Alors que c’est dans la fiche Wikipédia ! La honte !)</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/one-piece-46.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1153" style="margin-left: 10px;margin-right: 0px" title="one-piece-46" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/one-piece-46-193x300.jpg" alt="" width="193" height="300" /></a>Maintenant, je sais pourquoi <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/One_Piece" target="_blank">One Piece</a>, bande particulièrement grotesque et souvent bâclée graphiquement, s&#8217;est vendu à 280 millions d&#8217;exemplaires. Et surtout je sais que c&#8217;est pour de très bonnes raisons, ou plutôt pour des raisons très « positives » au sens littéral du terme : pour cette énergie incroyable qui parcoure ce récit sans faillir pendant déjà plus de 60 volumes ! Et l’auteur malicieux a prévenu, il n’en est qu’à la moitié de son récit ! Vos ados n&#8217;ont pas fini de vous ruiner !</p>
<p>Donc, j&#8217;ai abordé ce mur de manga par la face nord, sans aide aucune, en me noyant au début et en découvrant progressivement les œuvres clefs, et les auteurs clefs. Étrangement, pour les auteurs, je n&#8217;étais pas si perdu que ça, puisque j&#8217;avais lu quelques Tezuka, incontournable fondateur du manga moderne, dont les œuvres phares sont de véritables hypotextes aux innombrables hypertextes (Aralé (Dr Slump) <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Akira_Toriyama" target="_blank">d’Akira Toriyama </a> est la version féminine et parodique d’Astro Boy, par exemple). Mais surtout qu&#8217;enfant, j&#8217;avais vu les séries japonaises adaptées (et édulcorées) de grands mangakas populaires ! J&#8217;ai enfin découvert les vrais noms des responsables de ces choses étranges que diffusait la TV française !</p>
<p>Je savais déjà depuis longtemps, par des discussions entre amis très informés, que nous avions visionné enfant (et adolescent) des œuvres pour adulte grossièrement expurgé du pire. J&#8217;ai enfin pu mesurer à quel point ! Pour rester sur le cas <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tsukasa_H%C5%8Dj%C5%8D" target="_blank">&#8220;Tsukasa Hōjō&#8221;,  dont nous avons pu voir City Hunter (Nicky Larson chez nous) et Cat&#8217;s Eyes</a> dans des émissions pour enfant, si ces bandes ne sont pas véritablement pornos, par exemple, cet auteur a une prédilection pour les érections géantes ! Habillées, oui, pudiques même, si j&#8217;ose dire, OK, mais géantes !</p>
<p><strong>Alors ? Après presque une année de ce régime ?</strong></p>
<p>Alors, je me suis beaucoup amusé. Et surtout j&#8217;ai retrouvé le plaisir de la découverte, de l&#8217;exploration, qui s&#8217;était un peu émoussé chez moi ces dernières années. C&#8217;est très agréable de découvert un nouveau territoire aussi vaste, riche, mais surtout aux interactions culturelles aussi complexes !</p>
<p><strong>Et ensuite ?</strong></p>
<p>C&#8217;est là que j&#8217;en arrive à la lecture de &#8220;Manga&#8221; de Jean-Marie Bouissou, car lorsqu&#8217;on remplace une opinion par un savoir, on change bien souvent d&#8217;avis et l’on mesure enfin le degré d&#8217;erreurs que colporte la doxa.</p>
<p>Je me suis fait une opinion sur pièce, et plutôt qu’éructer de la vitrine d&#8217;en face, je suis entré, j&#8217;ai parcouru et changé d&#8217;avi. Non qu&#8217;avant j&#8217;ai méprisé le manga en bloc, mais j&#8217;avais en effet une piètre opinion de la grand masse du manga populaire, ne goutant que des auteurs marginaux et/ou élitistes. Ce que j&#8217;ai découvert en lisant quelques-uns des Mangas grand public des 40 dernières années, j&#8217;en ai trouvé confirmation en lisant le livre de Bouissou. Et cette coïncidence, entre mes réflexions et quelques chapitres indispensables du livre, vient confirmer que l&#8217;observation n&#8217;était pas simple subjectivité.</p>
<p>Le manga n&#8217;est pas ce qu’on en dit, cette chose mal et vite dessinée, produit de grande consommation, qu&#8217;on jette en descendant de sa rame de métro. C&#8217;est un genre littéraire majeur, mature et total qui me fait trouver aujourd&#8217;hui la BD franco-belge très arriérée, très inhibée, et terriblement artisanale ! Toute caractéristique qui l&#8217;empêche d&#8217;aborder un dixième des sujets explorés de fond en comble par le Manga.</p>
<p>Le manga est mature, car il s&#8217;abandonne au médium et ne s&#8217;encombre pas de complexe culturel idiot et paralysant (comme le fétichisme de l&#8217;artisanat). C&#8217;est ainsi que malgré un environnement de production quasi industriel, la liberté éditoriale semble plus large que dans les autres Bandes dessinées. Et là je m&#8217;écarte de l&#8217;analyse de Bouissou, qui considère que cette liberté est le résultat de la puissance du marché. Je crois que cette incroyable palette fictionnelle vient aussi d’une maturité du métier, d&#8217;un genre et des auteurs qui ne se trompent jamais sur ce qu&#8217;ils sont.</p>
<p>Mais bien sûr, cet état de fait est possible par la puissance même du marché. La pression du lectorat est telle, l&#8217;attente si forte que les éditeurs ne s’imaginent pas connaitre la recette du succès et laissent donc aux auteurs cette marge incroyable d&#8217;exploration. Plutôt que choisir, du haut de leur culture ou de leur métier (comme ici), ce que les lecteurs aimeront, ils éditent (relativement) en masse, laissant les choses advenir, comme par un darwinisme éditorial. Le couperet vient ensuite, évidemment violent, puisque si le manga ne trouve pas rapidement son public, il est arrêté. Et ceci, quelle que soit l&#8217;aura de l&#8217;auteur. Même Osamu Tezuka au fait de sa gloire n’échappe pas à la règle.</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/f2fb6f3fb3940dd8df2561e352c7eb706g.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1156" style="margin-left: 0px;margin-right: 10px" title="f2fb6f3fb3940dd8df2561e352c7eb706g" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/f2fb6f3fb3940dd8df2561e352c7eb706g-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a>Dans Don Dracula, édité chez Soleil manga, Tezuka explique :</p>
<p><em>&#8220;Sans vouloir aborder le thème du degré de satisfaction des lecteurs et de la place qu&#8217;occupe Don Dracula dans le reste de mes œuvres, tout ce que je souhaite dire, c&#8217;est que j&#8217;ai rarement pris autant de plaisir à dessiner un manga que pour celui-ci ! Si la prépublication n&#8217;a duré que 6 mois, c&#8217;est certainement à cause d&#8217;un mauvais timing. En effet, l&#8217;unique tort de cette série aura peut-être été d&#8217;avoir débuté tout de suite après l&#8217;incroyable succès de Black Jack. Beaucoup de lecteurs ne purent s&#8217;empêcher de comparer des choses incomparables. Quoiqu&#8217;il en soit, dessiner Don Dracula m&#8217;a procuré une extrême satisfaction. Je crois que l&#8217;ambiance très comique de ce titre est le genre qui me correspond le mieux.&#8221;</em></p>
<p>La possibilité d&#8217;éditer pour essayer permet aux auteurs d’utiliser leurs petites manies, perversions et déviances personnelles comme ressort narratif. Elle permet et oblige, car il faut toujours raccrocher le lecteur, ne jamais le perdre ! C&#8217;est ainsi que des histoires qui seraient considérées comme débiles, horribles, aberrantes ou impubliables par les éditeurs occidentaux deviennent des best-sellers mondiaux. Et c&#8217;est ainsi que le manga arrive à distraire le monde, un monde qui s&#8217;ennuie à revoir perpétuellement le même film sortant des studios hollywoodiens&#8230;</p>
<p>Alors, si le manga distrait au premier regard par son exotisme, il garde son lectorat par la surprise qu&#8217;il tente toujours de renouveler, par son audace et son énergie. Très bien&#8230; mais pas seulement&#8230;<br />
Il accroche aussi le lecteur grâce à l&#8217;ingrédient secret, le bien nommé « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fan_service" target="_blank">Fan service</a> »&#8230;</p>
<p>Et là, la dimension libidinale est évidente : si le manga s’adresse à des ados mâles, le héros va souvent trébucher, entrainer une fille dans sa chute, et finir par planter sa tête dans une poitrine opulente ! Et ceci, même (ou surtout) si c’est hors propos ! Comme dans <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Neon_Genesis_Evangelion" target="_blank">Evangelion</a>, récit par ailleurs vaguement philosophique et terriblement mélancolique&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/4032716352_fbe603d2eb.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1154" style="margin-left: 0px;margin-right: 10px" title="4032716352_fbe603d2eb" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/04/4032716352_fbe603d2eb-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a>Mais le « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fan_service" target="_blank">Fan service</a> » est un sujet en soi&#8230;</p>
<p>Je sais donc maintenant que ce ne sont pas les codes qui attirent dans ce genre en apparence si codé, mais tout autant cette liberté éditoriale qui réserve toujours des surprises au lecteur, n’hésitant pas plus à flatter ses bas instincts, tous, qu’à abuser de hautes références (Tezuka s’amuse notablement avec Shakespeare, Goethe, Dostoïevski, et pas mal de mythes occidentaux). Tout traverse le Manga, et le manga aborde tout, jusqu&#8217;à l&#8217;absurde&#8230; Imaginons par exemple que je tente de vous expliquer la situation des personnages de « Family Compo », dernière série à succès de Tsukasa Hōjō ? Vous vous attendez à une histoire de famille recomposée ? Hum&#8230; Alors, un jeune homme orphelin trouve refuge dans une famille transgenre&#8230; Le père est en fait la mère, la mère est le père, sa cousine était (peut-être) un garçon, les employés du père Mangaka (heu&#8230; de la mère ?) sont des&#8230; heu&#8230; et lui n&#8217;est plus sur de rien en ce qui le concerne&#8230;</p>
<p>Je ne vais pas conclure ici, car le sujet est encore trop vaste, et mon expérience de nouveau lecteur surtout attaché aux surprises et audaces des auteurs ne peut prétendre représenter le lectorat du Manga qui a aussi cette particularité de se découper en sous-genre adapté à une palette incroyable de lecteur, jusqu&#8217;aux « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Otaku_girls" target="_blank">filles aimant lire des histoires de garçons homosexuels</a> (<em><a title="Yaoi" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yaoi">yaoi</a>)</em> », ce qui représente une cible très particulière, non ?</p>
<p>Ceci n’est donc qu&#8217;une mise en bouche&#8230;</p>
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		<title>Le vieil homme et l&#8217;amer</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 10:56:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain François</dc:creator>
				<category><![CDATA[Signalements]]></category>
		<category><![CDATA[Droit d'Auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
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		<description><![CDATA[Je ne me souviens plus où j&#8217;ai lu ça, au début de mon adolescence : « qui n&#8217;aime pas l&#8217;amertume, n&#8217;aime pas l&#8217;amour ». Une parenthèse, juste pour tenter de justifier le malheureux jeu de mots du titre de ce billet&#8230;
Le sujet : relire Hemingway maintenant, c&#8217;est inattendu.
1 — Hemingway perso,
Je l&#8217;ai lu très jeune. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne me souviens plus où j&#8217;ai lu ça, au début de mon adolescence : « qui n&#8217;aime pas l&#8217;amertume, n&#8217;aime pas l&#8217;amour ». Une parenthèse, juste pour tenter de justifier le malheureux jeu de mots du titre de ce billet&#8230;</p>
<p>Le sujet : relire Hemingway maintenant, c&#8217;est inattendu.</p>
<h2>1 — Hemingway perso,</h2>
<p>Je l&#8217;ai lu très jeune. Si jeune que je ne sais même plus trop ce que j&#8217;ai lu de lui. Pas sûr que j&#8217;ai terminé un seul livre. Mais comme je lisais tout, n&#8217;importe quoi, partiellement, parfois au milieu&#8230; Ce dont je me souviens très bien, par contre, c&#8217;est que vers la trentaine, j&#8217;ai dû dormir une nuit dans ma chambre d&#8217;enfant, je ne sais plus pourquoi, et tout avait changé dans cette chambre, le lit, le décor, la disposition&#8230; Mais ce qui n&#8217;avait pas changé, c&#8217;est qu&#8217;il y avait encore des rangées de livres de poche défraichis à portée de main. À peu près les mêmes livres que ceux qui étaient au-dessus de mon lit de toute petite enfance, dans un tout autre lieu. J&#8217;en ai reconnu certains que j&#8217;avais assurément lus, comme le vieux « l&#8217;Atlantide » ou « des souris et des hommes », et ceux dont je n&#8217;étais pas venu à bout, comme cette enflure de &#8220;guerre et paix&#8221;, quasi sphérique maintenant&#8230; et donc, avant de m&#8217;endormir, j&#8217;ai encore tendu le bras, et j&#8217;ai pris un Hemingway, persuadé de ne pas avoir lu ça&#8230; de m&#8217;en être tenu loin, par les couvertures trop austères, ou de m&#8217;être échoué dedans trop jeune&#8230; Je me souviens de ce choc, en l&#8217;ouvrant, en lisant, et en découvrant que j&#8217;avais volé quelque chose à cet Hemingway-là&#8230; Quelque chose d&#8217;intime, et brusquement, comme je sentais la chose impure d&#8217;avoir été marqué par l&#8217;euphonie, non d&#8217;un grand écrivain, mais d&#8217;un « simple traducteur ». J&#8217;en suis resté profondément troublé, de ne pas me souvenir avoir lu, mais d&#8217;en avoir pourtant la certitude par ma propre conformation mentale.</p>
<p>Je me suis retrouvé peu de choses&#8230; Et ici, je me suis demandé si je n&#8217;avais pas récupéré ces livres, un jour. Et en cherchant, je les ai trouvés, dans un recoin sombre de ma bibliothèque. Les voici donc :</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/02/hemingway.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1147" title="hemingway" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/02/hemingway.jpg" alt="" width="700" height="355" /></a></p>
<p>Ce dont j&#8217;étais sur, pour m&#8217;en souvenir clairement, c&#8217;est de ne pas avoir lu « le vieil homme et la mer » pour au moins deux raisons : ce livre m&#8217;avait ennuyé et j&#8217;avais vu le film&#8230; et franchement, je n&#8217;ai jamais eu d&#8217;addiction particulière, à ces âges, ni pour la mélancolie, ni pour l&#8217;amertume&#8230; Et je ne comprendrais jamais pourquoi on s&#8217;échine à faire lire aux enfants des livres qui ne résonnent qu&#8217;à un certain âge. J&#8217;avais déjà noté l&#8217;inutilité absolue de faire lire Kafka aux enfants. À part pour les punir&#8230; Alors qu&#8217;il devient entier et indispensable à certains âges de la vie. Hemingway n&#8217;est guère mieux. Qu&#8217;on m&#8217;entende bien : je suis content d&#8217;avoir lu trop jeune des choses que je ne comprenais pas. Mais j&#8217;ai lu volontairement ces choses-là, je lisais parfois des choses atrocement austères, par curiosité, mais j&#8217;ai d&#8217;un même élan systématiquement rechigné devant les obligations scolaires. Et ainsi, si je n&#8217;avais pas eu cette intimité-là, avec les livres, l&#8217;école m&#8217;aurait provoqué ce qu&#8217;elle a provoqué à tous mes camarades : l&#8217;instinctive répulsion pour la lecture</p>
<h2>2 — Hemingway et ses traducteurs :</h2>
<p>Ces trois que j&#8217;ai retrouvés (les autres sont entrés bien plus tard dans ma bibliothèque) sont traduits par trois personnes différentes. Montrant bien ainsi que les éditeurs n&#8217;apportent pas plus de soin que ça aux auteurs étrangers, aussi prestigieux soit-il. J&#8217;avais déjà pesté contre ça pour un écrivain contemporain devenu depuis à la mode, Haruki Murakami, qui selon les traducteurs, changeait carrément de genre&#8230; du polar bas de gamme à une littérature mondiale dite « blanche »&#8230; Et qu&#8217;en français, il ne restait rien de ce qu&#8217;il était pour les japonais : un styliste et un novateur.</p>
<p>Ainsi, donc, « Les neiges du Kilimandjaro » traduit par Marcel Duhamel, « L&#8217;adieu aux armes » traduit par Maurice Coindreau, et « Pour qui sonne le glas »&#8230; il lui manque la page de titre ! Et je suis obligé de passer par Google pour trouver le nom de sa traductrice : Denise Van Moppès. Recherche qui par le hasard des extraits de livre GoogleBook, nous ramène à notre histoire présente :</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/02/hemingway2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1148" title="hemingway2" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/02/hemingway2.jpg" alt="" width="700" height="150" /></a></p>
<p>Extrait de « Histoire de la traduction en occident » de Henri Van Hoof, qui au passage, assassine la traduction de Jean Dutourd&#8230;</p>
<h2>3 — L&#8217;Hemingway de François Bon,</h2>
<p>Tout ça pour dire que je n&#8217;ai pas lu « le vieil homme et la mer&#8221;, et que ce texte restait dans un coin de mon cerveau comme un lieu triste et morne parasité par des plans du film Hollywoodien, comme un coin de grenier qu&#8217;on ose plus approcher.</p>
<p>Et deux choses arrivent alors : <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2788" target="_blank">l&#8217;affaire de la traduction de François Bon</a>, qui provoquera un coup de fièvre du Web ayant pour conséquence le retrait du bras aveugle de Gallimard&#8230; Et <a href="http://hyperbate.fr/dernier/?p=19275" target="_blank">Jean-No</a>, de par ici, qui note sur facebook ou Twitter, je ne sais plus, qu&#8217;il se demande si ce n&#8217;est pas à cause de la qualité médiocre de la traduction originelle qu&#8217;il n&#8217;a jamais pu lire ce livre&#8230; Et enfin, la conséquence finale de ce micro événement : la diffusion « libre » de la traduction nouvelle de François Bon. Et on en arrive donc ici, là, à cet instant étrange de l&#8217;histoire du livre, qui introduit dans mon Ipad un texte avec lequel je n&#8217;ai à priori aucune affinité&#8230;</p>
<p>Et la curiosité, encore elle&#8230;</p>
<p>Cette curiosité qui me fait l&#8217;ouvrir alors même que je sais que &#8220;je n&#8217;ai pas le temps&#8221; de lire &#8220;ça&#8221;. Que j&#8217;ai tant d&#8217;autres choses à lire, et que mon temps est &#8220;si précieux&#8221;&#8230;</p>
<p>Et la curiosité&#8230;</p>
<p>Et la traduction de François Bon, qui m&#8217;accroche dès la première page.</p>
<p>Et j&#8217;ai “autre chose à faire&#8221;</p>
<p>Et j&#8217;y reviens&#8230;</p>
<p>Et je le lis, vaincu.</p>
<h2>4 — le texte enfin :</h2>
<p>Ce qu&#8217;Hemingway a voulu faire, c&#8217;est une chose simple : nous coller la gueule à la peau des mains du pêcheur. Ce qu&#8217;Hemingway a voulu faire, c&#8217;est nous coller la gueule au bois suintant de sa barque. Ce qu&#8217;il a voulu faire, c&#8217;est nous plonger la main dans l&#8217;eau épaisse et visqueuse d&#8217;une mer amie.</p>
<p>Ce qu&#8217;il a fait, c&#8217;est déplier nos sens, tous, à l&#8217;intérieur de cette minuscule barque partant vers le large, accrochés à un poisson invisible. Mais il y a tout de suite cette mise en abime de l&#8217;écriture, qui trouve enfin sa métaphore, dans ce dépliement du presque rien qui envahi une page, qui envahi un livre, dans cette perte du rivage, à la fois angoissante et apaisante, qui se retrouve entièrement inscrite dans cette minuscule, vraiment minuscule barque qui emporte le pêcheur (le lecteur) consentant.</p>
<p>Et c&#8217;est ce qu&#8217;a rendu François Bon, qui s&#8217;attelle avec une grande humilité à rendre tel quel, brut autant que possible, autant que le permet le français, le matériau littéraire. Et c&#8217;est limpide. Et c&#8217;est net, et c&#8217;est un plaisir de lecture, une quasi-expérience d&#8217;immersion maritime. Ce déploiement d&#8217;un tableau unique est en même temps épure de Melville et d&#8217;Homère, concentration d&#8217;une histoire littéraire en un point unique, en un lieu minuscule et perdu :  une barque emportant un l&#8217;homme qui résiste et prie sans croire.</p>
<p>Quel que soit le texte, la tentation du traducteur, c&#8217;est d&#8217;y ajouter sa propre décoration&#8230; D&#8217;y prendre ce qu&#8217;on veut et de tout recouvrir de sauce. Nous avons quelques textes célèbres comme ça&#8230; Rien de ça ici. Pas de sauce, le poisson cru.</p>
<p>Voilà ce que j&#8217;ai découvert, enfin : Le vieil homme et la mer est un grand texte.<br />
Voilà ce que je voulais dire pour ne pas passer à côté du véritable événement : la traduction du Vieil Homme et la mer par François Bon.</p>
<h2>5 — le vieil homme et l&#8217;Internet :</h2>
<p>Arrivé ici, un problème se pose. Un grave problème. Ce billet parle d&#8217;une traduction qui n&#8217;a pas (plus) d&#8217;existence légale. Alors pourquoi ai-je pu lire ce livre sur ma tablette ? Simplement parce que je suis un [très modeste] auteur Publie.net. Une forme de privilège. OK, mais à quoi bon parler d&#8217;un texte que personne ne devrait pouvoir lire ?</p>
<p>En fait, Gallimard, par sa maladresse, vient de provoquer la diffusion de cette traduction parasitaire, et donc promotionner sa lecture. Et je me suis amusé de la voir passer par ici et par là, et finir par partir, loin de son rivage, vers le grand large du Web, libre, et je me suis amusé à penser au professeur des collèges qui pourrait se retrouver avec des élèves ayant lu des versions différentes&#8230;</p>
<p>Bien sûr, François Bon ne sera pas payé pour son labeur, pour sa résistance, et cette mésaventure qui fait écho au texte doit être troublante. Mais la ligne cassée a libéré ce texte, et plus personne ne peut l&#8217;empêcher de vivre sa vie, car personne ne peut s&#8217;opposer à la diffusion virale d&#8217;un fichier sur le web&#8230; Supprimé ici, il resurgira ailleurs, et toute chasse lui fera publicité&#8230;</p>
<p>Notre drôle de monde a encore un océan.</p>
<p>Pour comprendre, lire :</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/visionaute/archives/572" target="_blank">Lettre ouverte à François Bon</a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/totem/1601" target="_blank">Que protègent les droits d’auteur?</a></p>
<p><a href="http://hyperbate.fr/dernier/?p=19275" target="_blank">L’abeille et la bête</a></p>
<p>et surtout : <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2788" target="_blank">Gallimard versus publie.net </a></p>
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		<title>BD dans la ville (8)</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 22:03:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain François</dc:creator>
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		<category><![CDATA[bd]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
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		<description><![CDATA[Avant d&#8217;entamer cet ultime dimanche, le bilan de mon samedi marchand : Ais-je acheté quelque chose ? Oui, un parapluie&#8230;
Hier soir, nous ne sommes pas sortis. J&#8217;en parlerais peut-être en conclusion, mais c&#8217;est une étrange mélancolie qui accompagne mes pas sur les allées de ce Festival que j&#8217;aimais tant enfant, et que j&#8217;ai tant détesté plus tard. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avant d&#8217;entamer cet ultime dimanche, le bilan de mon samedi marchand : Ais-je acheté quelque chose ? Oui, un parapluie&#8230;</p>
<p>Hier soir, nous ne sommes pas sortis. J&#8217;en parlerais peut-être en conclusion, mais c&#8217;est une étrange mélancolie qui accompagne mes pas sur les allées de ce Festival que j&#8217;aimais tant enfant, et que j&#8217;ai tant détesté plus tard. Et l’exercice double de cette année (un reportage, deux casquettes), est peut-être aussi une manière de me réconcilier avec mon enfance&#8230;</p>
<p>Je terminais le billet de samedi quand Céline jette « je viens de te voir à la TV ». Je réponds élégamment « quoi ? » « Je viens de te voir à la TV, je te dis&#8230; » Je me penche : émission d&#8217;Arte sur la BD érotique. « Quoi ? Mais&#8230; ». « Mais rien, juste que la gonzesse vient de feuilleter le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrice_Neaud" target="_blank">livre de Fabrice</a>&#8230; et je viens de te voir à la TV&#8230; » (Ouf ! Je déteste les caméras. OK, je viens de filmer les autres toute la semaine, mais je déteste les caméras quand même !), mais moi dessiné, ça compte pas ! Ce n’est pas vraiment moi&#8230; Le coup au cœur calmé, je goute l&#8217;ironie, qu&#8217;on ne sorte pas ce soir-là pour ne pas entendre parler de BD, et que ça nous rattrape comme ça, avec mon image comme personnage de BD filmée par la télévision&#8230; C’est bien la preuve que j’avais tort, toutes ces dernières années, de vouloir m’en débarrasser. Ça me colle, alors autant assumer !</p>
<p>J&#8217;écris ces quelques lignes en avance. J&#8217;ai appris en quelques jours à découper le travail, par exemple sortir les photographies rapidement et m’avancer pour le trie et le traitement. Qu&#8217;est-ce qui m&#8217;a pris de choisir un format qui n&#8217;existe pas ?  Ha oui, c&#8217;était pour ne pas plomber les pages avec des photos trop hautes. Sinon, le soir (voire la nuit), il me faut plusieurs heures pour publier un article pourtant très léger. Donc, s&#8217;organiser et ne pas rater les moments de calme. Je vais bientôt descendre dans la vallée pour la visite de Frédéric Mitterrand. Je sais déjà que je ne suis pas très doué pour ce genre d&#8217;exercice&#8230; Mais la chose qui me tracasse est tout autre : est-ce que je dois, est-ce que je vais acheter le MetaMauss ? Sur facebook, j&#8217;ai vu passer le commentaire toujours impeccable d&#8217;Olivier Beuvelet et ça m&#8217;a troublé. Faut-il l’acheter ? J&#8217;avais tendance à penser cet objet plus comme un commentaire sur une célébrité qu&#8217;un commentaire sur une œuvre. En effet, Art Spiegelman reste comme ces chanteurs d&#8217;un seul tube, et ces autres livres seraient aujourd&#8217;hui plus que confidentiels s&#8217;ils ne bénéficiaient pas de la notoriété (justifiée) de Maus. Je suppose que Spiegelman est parfaitement conscient de la chose, et ce MetaMaus sonne comme un retour non sur ce que peut être intrinsèquement Maus, mais sur l&#8217;importance que ce livre a pris dans l&#8217;Histoire de la BD et au-delà dans celui du témoignage sur la Shoah. Maus a construit Spiegelman, dessinateur underground fêté ici comme une rock-star, mais l&#8217;a aussi figé pour l&#8217;éternité — comme il semble s&#8217;en plaindre — avec son masque de souris grise. Sur une de ses planches, lorsqu’il enlève ce masque, on lui découvre une tête de mort, ce qui semble indiquer que l&#8217;auteur perçoit toute l&#8217;anormalité de cette situation, et aussi qu&#8217;il ne s&#8217;en extraira que par la mort. Il n&#8217;est pas un rescapé des camps de concentration (en fait si, directement comme toute la seconde génération), mais il est tatoué à vie. Donc, j&#8217;ai décidé maintenant, tout de suite, de ne pas décider. Je sais déjà qu&#8217;il y a le stand à l&#8217;entrée de l&#8217;expo. Si j&#8217;en ai le loisir, je vais le feuilleter&#8230; et peut-être le ramener (en fait, non&#8230; Je me suis dit plus tard que c’était amusant de n’acheter qu’un parapluie à l’occasion de ce Festival).</p>
<p>Aller, allons-y !</p>
<p>J&#8217;ai retrouvé les enfants&#8230; Mais j&#8217;ai l&#8217;impression que ça ne va pas être si simple de les habituer au très vieil album franco-belge, objet qui va vite leur sembler encore plus antique que le DVD glissé dans le livre d&#8217;Art Spiegelman (Chez son éditeur, personne n&#8217;a remarqué que les étudiants s&#8217;achètent depuis maintenant 3 ans des portables sans lecteur optique ?).</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/enfant01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1122" title="enfant01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/enfant01.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/enfant02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1123" title="enfant02" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/enfant02.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/enfant03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1124" title="enfant03" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/enfant03.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>« Mais&#8230; qu&#8217;est-ce qu&#8217;il me veut avec son vieux truc en papier ? »<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/enfant04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1125" title="enfant04" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/enfant04.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Je n’ai pas eu le temps de réfléchir, la voiture officielle s’immobilise pile devant moi ! Frédéric Mitterrand descend et s’avance pour me serrer la main&#8230; Haaa ! J&#8217;ai un réflexe pour répondre à son invitation, mais je suis encombré, un appareil photo dans une main, la caméra dans l&#8217;autre, et en plus avec des gants&#8230; Il comprend heureusement rapidement que mes mains ne sont pas libre, et passe au suivant&#8230; Je m&#8217;attendais à une cohue, comme avec Spiegelman, et pas à ce truc « cercle restreint » qui permet même de faire des photos. Ambiance douce douce&#8230; Juste le service d&#8217;ordre qui me confisque mon parapluie&#8230; J&#8217;espère que je vais le récupérer, je l&#8217;ai acheté hier ! Bon, OK, il ne sert à rien aujourd&#8217;hui, c&#8217;est hier qu&#8217;il pleuvait&#8230;<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mitt.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1126" title="mitt" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mitt.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Le scoop du jour, c&#8217;est qu&#8217;une visite officielle, ça ressemble à une visite officielle&#8230; Le tour de l&#8217;expo va durer un certain temps, et nous devons reprendre le reportage au moment de la traversée de la passerelle. Direction, le Musée de la Bande dessinée.<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/passerelle.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1127" title="passerelle" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/passerelle.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/musee.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1128" title="musee" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/musee.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/musee01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1129" title="musee01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/musee01.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Art Spiegelman cause français. Quand il sèche, il repasse en version originale. Je capte juste quelques phrases&#8230; Pauvre ! Il cause sémiotique au ministre ! (pour le contenu de l&#8217;expo,<a href="http://bdzoom.com/45823/actualites/glenn-bray-le-musee-prive-reportage/" target="_blank"> consultez cet article détaillé de Jacques Dutrey sur BDzoom</a>)<br />
Bon, il m&#8217;arrive quelque chose de bizarre&#8230; Les rares fois dans ma vie où j&#8217;ai dû faire ce genre de photographies, ça avait toujours foiré. Je suis nul pour jouer des coudes&#8230; Mais là, depuis le début, il suffit que je prenne racine quelque part pour que ceux qui doivent être pris en photo se plantent devant. Je ne comprends pas&#8230; Ils me veulent tous quelque chose ? La fatigue, c&#8217;est juste la fatigue ! Allez, on arrête la parano. C&#8217;est l&#8217;effet « Culture visuelle », ça doit être ça ! Par exemple, cet après-midi, pendant la cérémonie de remise des prix, je me retrouve dans le noir, sur le côté. Je suis tranquille quoi ! Mais après dix minutes, j&#8217;ai découvert quand il s&#8217;est levé pour répondre aux applaudissements que j&#8217;étais juste derrière <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fred_%28auteur%29" target="_blank">Fred</a>, et je me suis pris tous les flashs dans la figure&#8230;<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/fred.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1130" title="fred" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/fred.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Alors, puisqu&#8217;on en est là, les photos de la cérémonie&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/prix03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1131" title="prix03" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/prix03.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/prix02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1132" title="prix02" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/prix02.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Vous connaissez Cannes ? Et bien c&#8217;est la même chose en plus petit&#8230; Mais pas seulement plus petit. C&#8217;est aussi plus libre, plus impertinent, plus subversif même, parce que certains livres qui gagnent sont un peu plus délurés que les films en compétitions !</p>
<p>Une cérémonie de remise des prix, c&#8217;est comme une visite officielle&#8230; C&#8217;est conforme. Ça donne des photos conformes&#8230; Alors, je passe rapidement avec deux moments clefs : Le Fauve d&#8217;or remis à « chroniques de Jérusalem », de Guy Delisle.</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/prix02.jpg"></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/prix01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1133" title="prix01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/prix01.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>La passation : Le président 2012 refile le bébé au président 2013 (Jean-Claude Denis)<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/art.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1134" title="art" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/art.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Et enfin la conférence de presse&#8230;<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/conf.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1135" title="conf" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/conf.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Lors de cette conf. de presse, j&#8217;ai appris quelque chose d&#8217;important. Bon, pour tout dire, « important pour moi ». De la bouche de Benoît Mouchard, le Directeur artistique, j&#8217;entends donc que le festival possède dans ses archives une photographie qui prouve que contrairement à une pernicieuse légende colportée par Wikipédia, Osamu Tezuka a été très officiellement reçu par le Festival en 1982. Et plus précisément reçu par Jack Lang dans les Grands Salons de l&#8217;Hôtel de Ville. Je sais bien que ça intéresse assez peu de gens (vraiment peu !), mais pour moi, c&#8217;est une honte de moins !</p>
<p>C&#8217;est terminé. Je sors dans la nuit glacée. Je ne sais pas si j&#8217;écrirais un ultime billet sur ce Festival international de la bande dessinée d&#8217;Angoulême 2012, un billet de conclusion, à froid, ou si je laisse les choses comme ça&#8230; J&#8217;aurais aimé avoir plus de recul sur les événements, mais l&#8217;exercice m&#8217;a embarqué, et c&#8217;est peut-être bien comme ça&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/fin.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1136" title="fin" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/fin.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>À suivre&#8230; peut-être&#8230;`</p>
<p>Billet précédent : <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/1081" target="_blank">BD dans la ville 7</a></p>
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		<title>BD dans la ville (7)</title>
		<link>http://culturevisuelle.org/detresse/archives/1081</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 21:38:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain François</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce billet est celui du « vrai » festival. Aujourd&#8217;hui, on ne rigole plus ! Je vais me faire violence pour éviter de vous laisser cet arrière-goût trop « alternatif ». Et pour ça, remède radical, je vais plonger dans le pire : le samedi !
Car le samedi, c&#8217;est familial. Enfin, c&#8217;était, parce qu’il y a parfois des surprises.
Mais avant de me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce billet est celui du « vrai » festival. Aujourd&#8217;hui, on ne rigole plus ! Je vais me faire violence pour éviter de vous laisser cet arrière-goût trop « alternatif ». Et pour ça, remède radical, je vais plonger dans le pire : le samedi !<br />
Car le samedi, c&#8217;est familial. Enfin, c&#8217;était, parce qu’il y a parfois des surprises.<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1107" title="manga2" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga2.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Mais avant de me perdre aussi bien physiquement que moralement dans le fleuve mainstream, ce matin je dois passer à la remise du prix « Schlingo » (une pensée émue pour ce Charlie là), qui se déroule dans un atelier d&#8217;artiste récemment ouvert dans une maison de mon quartier :<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/chl01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1094" title="chl01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/chl01.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/chl03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1095" title="chl03" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/chl03.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>J&#8217;y découvre un Milou très à son aise&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/chl04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1096" title="chl04" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/chl04.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Et un Benoît Delépine dans son élément. Il est ici une sorte de vedette locale, puisque nous habitons au cœur du « vrai » Grosland&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/chl05.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1097" title="chl05" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/chl05.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Aller, après cette dernière pointe d&#8217;underground, courage ! dirigeons-nous vers le temple marchand de la bande dessinée !</p>
<p>Évidemment, comme je m&#8217;y attendais, Hergé a encore changé de lunette&#8230;<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/rue-pietonne2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1082" title="rue-pietonne2" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/rue-pietonne2.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/rue-pietonne1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1083" title="rue-pietonne1" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/rue-pietonne1.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/rue-pietonne1.jpg"></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/rue-pietonne3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1084" title="rue-pietonne3" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/rue-pietonne3.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Une animation qui me laisse perplexe :<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/rue-pietonne.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1085" title="rue-pietonne" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/rue-pietonne.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Voilà, nous sommes arrivés devant le chapiteau du Champ-de-Mars, qui héberge les grands éditeurs.<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1086" title="mars01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars01.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Bizarrement, les gens ne regardent pas vers l&#8217;entrée parce que leur attention est accaparée par une animation que je ne distingue pas.</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1087" title="mars02" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars02.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1088" title="mars03" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars03.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars06.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1091" title="mars06" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars06.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars07.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1092" title="mars07" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars07.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Ha ! Voilà ce que je cherchais : Le sitting BD ! Une tradition du Festival ! je n&#8217;ai jamais compris comment on pouvait lire une bande dessinée dans cet environnement hostile ? Quel étrange instinct grégaire provoque ces rassemblements ?<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1089" title="mars04" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars04.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars05.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1090" title="mars05" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/mars05.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Je remarque que le Festival a pris le parti d&#8217;organiser le phénomène, puisqu&#8217;ils ont aménagé de drôles de petits salons. Mais longtemps, les gens s’assaillaient en tailleur et en grappe, n&#8217;importe où, provoquant des embouteillages. On ne le sait pas encore, mais dehors, il a plu et bientôt il va grêler&#8230; Le temps est en train d&#8217;évoluer très légèrement&#8230; Ho, la pluie, c&#8217;est une tradition du festival ! Entre deux averses glacées, nous passons très vite au chapiteau voisin : Espace Mangasie.<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga011.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1099" title="manga01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga011.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1100" title="manga02" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga02.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga041.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1103" title="manga04" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga041.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga05.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1104" title="manga05" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga05.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga06.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1105" title="manga06" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga06.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga07.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1106" title="manga07" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga07.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Alors, puisque cet espace Mangasie est particulièrement acidulé et ludique, et puisqu&#8217;il s&#8217;y déroulait un jeu TV avec des questions terriblement difficile comme « comment s&#8217;appelle un dessinateur de manga », où quel est le vrai nom de « Nicky Larson ». Je vais vous proposer moi aussi un petit jeu visuel&#8230;</p>
<p>— Un indice : la bande dessinée est encore soumise en France à la Loi de 1949 sur les publications destinées à la jeunesse.</p>
<p>— le principe : Celui de « Où est Charlie ? »&#8230;</p>
<p>— Donc, dans la photographie (à peine) photoshopée, trouvez l&#8217;enfant :<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/enfant.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1108" title="enfant" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/enfant.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Maintenant que vous avez trouvé l&#8217;enfant, et puisque nous sommes sur Culture visuelle, et que nous savons que nous pouvons faire dire beaucoup de choses à une image, en particulier par un judicieux recadrage&#8230; voilà une autre photographie — parce que je vous sens sceptique — et vous auriez bien raison ! Trouvez donc l&#8217;enfant, encore&#8230; Un indice, c&#8217;est une fille cette fois :</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/enfant2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1109" title="enfant2" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/enfant2.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Bien, vous vous dites, c&#8217;est un Festival de BD, il doit y avoir un truc&#8230; OK, alors trouvez donc l&#8217;enfant sur cette dernière photographie, et au passage devinez l&#8217;âge du gars qui lève le bras pour répondre à la question débile et gagner un tee-shirt hideux :</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga011.jpg"></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga02.jpg"></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1101" title="manga03" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/manga03.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>J&#8217;ai flouté quelques personnes, mais ce ne sont pas des collages&#8230; J&#8217;ai pris ces photographies à bout de bras, sans savoir ce que j&#8217;y trouverais, pour capter l&#8217;ambiance. Ces pauvres enfants perdus dans un monde qui ne leur appartient plus, je les ai découverts sur l&#8217;écran de mon ordinateur. Et j&#8217;ai été le premier surpris devant ces trois photographies qui se suivent et cachent le même étrange secret&#8230; Et vous pouvez maintenant vous amuser en revisionnant toutes les photographies de cette chronique, pour chercher les enfants&#8230; Le jeudi peut-être, puisque les classes entières viennent avec leur professeur&#8230;<br />
Et nous sommes ici dans le chapiteau des Comics et des Mangas. Dans celui d&#8217;avant, des grands éditeurs franco-belges, j&#8217;ai pu observer des gens à la mine de cadre supérieur, pas loin de la retraite, tout en ventre, en barbe impeccablement taillée et manteau de prix, manipulant des bandes dessinées de plutôt mauvaises tenues. C&#8217;est une chose extraordinairement bizarre pour quelqu&#8217;un comme moi qui a connu ce festival il y a 30 ans.<br />
Aller, je termine ce samedi par un retour vers l&#8217;Hôtel de Ville par des chemins de traverse, pour éviter les grands axes du festival. L&#8217;occasion de capter l&#8217;étrange lumière du temps qu&#8217;il fait&#8230;<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/temps2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1110" title="temps2" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/temps2.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/temps3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1111" title="temps3" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/temps3.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Un dernier tour par l&#8217;expo Taïwan, que je n&#8217;avais photographiée que de l&#8217;extérieur :<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai09.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1112" title="tai09" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai09.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai10.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1113" title="tai10" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai10.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai08.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1114" title="tai08" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai08.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai07.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1115" title="tai07" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai07.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai06.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1116" title="tai06" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai06.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai05.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1117" title="tai05" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai05.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1118" title="tai04" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai04.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1119" title="tai02" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/tai02.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Voilà, je termine ce samedi de Festival par ces étranges jouets pour adulte, qui sont aujourd&#8217;hui objet de consommation très commun, mais dont le luxe et le prix viennent confirmer la quasi-éviction des enfants de ce monde fantasque&#8230;</p>
<p>À suivre… <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/1121" target="_blank">BD dans la ville 8</a></p>
<p>Billet précédent : <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/1052" target="_blank">BD dans la ville 6</a></p>
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		<title>BD dans la ville (6)</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 13:06:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain François</dc:creator>
				<category><![CDATA[Signalements]]></category>
		<category><![CDATA[bd]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
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		<description><![CDATA[Mon miroir est un traitre&#8230; et ce n&#8217;est pas une blague sur le nom du Président du festival&#8230; Le matin, quand mon reflet ressemble à « Claude Berri vieux », c&#8217;est un signe de bonne santé ! Il y a quelques jours, je me disais que j&#8217;allais aborder cet événement avec un certain détachement. Le prisme « labo » transformait toutes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon miroir est un traitre&#8230; et ce n&#8217;est pas une blague sur le nom du Président du festival&#8230; Le matin, quand mon reflet ressemble à « Claude Berri vieux », c&#8217;est un signe de bonne santé ! Il y a quelques jours, je me disais que j&#8217;allais aborder cet événement avec un certain détachement. Le prisme « labo » transformait toutes choses en sujet d&#8217;étude&#8230; C&#8217;était rassérénant d&#8217;une certaine manière&#8230; Mais je n&#8217;avais pas envisagé que « dans le cadre d&#8217;un labo », on pouvait très rapidement se retrouver rongeur ! Et maintenant, je me sens plus cobaye qu&#8217;autre chose&#8230; Après tout, je fais parti de l&#8217;événement, je le connais, je le parcours, et même si je m&#8217;en suis détaché il y a bien des années, je me plie encore à quelques-uns de ses étranges rituels.</p>
<p>C&#8217;est parti dans tous les sens, et pour vous montrer le nombre de choses que je vais manquer, et donc dont vous ne verrez aucune image ici, voilà un lien sur <a href="http://www.bdangoulemepro.com/upload/pro/heure_par_heure/export_programme_heure_par_heure.pdf" target="_blank">le programme heure par heure</a>&#8230; Dommage !<br />
Mais ce matin, il y a quelque chose de motivant : la « rencontre internationale » avec Françoise Mouly, directrice artistique du New-Yorker, et donc femme du Président Spiegelman&#8230;</p>
<p>Je m&#8217;ajuste la « super accréditation de la mort qui tue », pour l&#8217;occasion. Va y avoir des jaloux !<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/016.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1053" title="01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/016.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Oui, même si je dois ramener des images (vidéos) pour mon taff, je ne vous oublie pas ! Je ne le sais pas encore, mais aujourd’hui ce sera « la traversée des mondes ». Long long vendredi !<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/025.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1054" title="02" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/025.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>J&#8217;ai découvert qu&#8217;Hergé avait changé de lunette&#8230; ça commence à sentir la manip&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/032.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1055" title="03" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/032.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Je savais qu&#8217;il ne fallait pas rater Françoise Mouly, et même qu&#8217;il valait mieux zapper le Président en rencontre, déjà vu, pour se concentrer sur sa femme qui ne risque pas de repasser souvent. J&#8217;avais plus que raison. C&#8217;était une merveille, et j&#8217;ai tout filmé&#8230; C&#8217;est Françoise Mouly qui choisit les couvertures du New-Yorker depuis 18 ans, et elle explique longuement le protocole, avec force anecdotes ! Purement génial ! Même si j&#8217;ai eu des suées l&#8217;après-midi, pendant les deux heures de dérushage et que j&#8217;ai découvert qu&#8217;il y avait eu un problème à l&#8217;enregistrement&#8230; Peut-être à l&#8217;un des moments où j&#8217;ai été bousculé&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/055.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1057" title="05" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/055.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/066.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1058" title="06" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/066.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>La surprise, c&#8217;est qu’habituellement les rencontres sont menées par un journaliste, un historien ou quelqu&#8217;un du festival&#8230; Là, non, Françoise aux commandes. Elle n’a besoin de personne, avec son vieux Powerbook (avec les mêmes logiciels que moi, mais pas à jour&#8230; Mais en y réfléchissant, elle préfère peut-être se trimballer un vieux truc dans l&#8217;avion), et c&#8217;est avec&#8230; disons&#8230; autorité qu&#8217;elle mène la rencontre, sans que les deux vieux briscards que sont Mattotti et Loustal ne bronchent&#8230; Un sketch !<br />
Après un tel événement, le reste va paraitre bien fade !<br />
Surtout qu&#8217;ensuite, en matière de fadeur, nous faisons un saut à la Cathédrale pour l&#8217;exposition de BD catholique&#8230; Quand je vous disais que ce Festival est un aggloméra de groupe distinct !<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/087.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1060" title="08" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/087.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/075.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1059" title="07" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/075.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Ensuite, Di Rosa au Musée d&#8217;Angoulême (pas celui de la BD, celui des Beaux-Arts). Contraste maximum avec la BD catholique ? Hum&#8230; Oui, on peut dire ça !</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/095.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1061" title="09" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/095.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/105.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1062" title="10" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/105.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>La curiosité de l&#8217;expo Di Rosa, c&#8217;est qu&#8217;il a réalisé un canular dans le musée, en ajoutant deux œuvres à la très sérieuse collection africaine :</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/113.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1063" title="11" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/113.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Et je passe très vite malheureusement sur mille petits détails qui me reviendront peut-être lorsque j&#8217;aurais plus de temps. Le temps des vernissages arrive&#8230; Un passage par celui d&#8217;Antoine Perrot (à gauche), qui annonce la sortie de son 2e album chez Dargaud.</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/122.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1064" title="12" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/122.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Je suis très maladroit, et engoncé, avec mes gants, mon bonnet, l’appareil photo, la caméra et le pied&#8230; j&#8217;ai eu très peur de casser quelque chose dans ce magasin-galerie :</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/133.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1065" title="13" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/133.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Ensuite, on glisse vers le vernissage de l&#8217;exposition de François Henninger et Benjamin Monti. On entend pas mal parler de Benjamin Monti dernièrement, mais j&#8217;ai surtout un faible pour la fraicheur du trait de François Henninger (qui m&#8217;a offert l&#8217;un de ses livres la semaine dernière. Et j&#8217;addddooooooore qu&#8217;on m&#8217;offre des livres !). Le vernissage a lieu dans une petite maison de ville, et c&#8217;est pas toujours pratique&#8230; ça donne ça :<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/172.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1066" title="17" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/172.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Je vais passer deux fois dans cette expo de l&#8217;autre bout de la ville. Cette fois-ci, peu de gens sont arrivés. Lorsque je reviendrais plus tard pour chercher quelqu&#8217;un (en vain), il y  aura du beau monde (de l&#8217;univers dit « alternatif », comme le courant, « indépendant» ou « auteur » comme on veut, auytant de groupe informel et poreux qui gravite entre BD et imagerie). J’aperçois J.C. Menu et Pakito Bolino entre autres&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/153.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1067" title="15" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/153.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/162.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1068" title="16" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/162.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Un rapide passage par une expo spéciale Palestine&#8230; On se retrouve dans une soirée entre militants, et comme ils ne nous connaissent pas, ils se font un joli trip parano&#8230; Je dois avoir une tête de RG ??? Pire ??? Il fait froid, j&#8217;ai un bonnet noir, mais ce n’est pas une raison ! Du coup, on ne traine pas !</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/184.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1080" title="18" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/184.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Je ne vous raconte pas tout, mais on a retrouvé des amis, croisés beaucoup d&#8217;autres, sillonné la ville pour retrouvée intel, disparut, et ça commence à faire groupe. Et les groupes, ça ne se bouge pas comme ça&#8230; C&#8217;est à ce moment-là que la soirée bascule. Patrick, le photographe, me dit « On m&#8217;a dit qu&#8217;il fallait prendre des images d&#8217;une soirée privée, au marché couvert ! ». Tu es sur qu&#8217;on va nous laisser rentrer ? Bien, puisque c&#8217;est un ordre&#8230;</p>
<p>Tu parles ! Et voilà, paf, joli geste technique des vigiles&#8230;</p>
<p>Mais le hasard ! En retraversant la rue, on croise G, qui nous demande ce qu&#8217;on fait. « Vient de se faire refouler&#8230; » « Quoi ? Mais ça ne va pas se passer comme ça ! Venez ! » Et zou, tous dedans la chose&#8230; Décadent !</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/191.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1071" title="19" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/191.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/20.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1072" title="20" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/20.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Ça ressemble à une boite de nuit. Difficile de reconnaitre les Halles d&#8217;Édouard Warin. On pose des questions, et on découvre que c&#8217;est une soirée organisée par la Région pour les producteurs de&#8230; Pas entendu&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/20.jpg"></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/211.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1073" title="21" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/211.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Plus tard, sur le trottoir d&#8217;en face nous rencontrons Bruno Maïorana :  « Tu fais quoi ? » « Je vais à la soirée privée Delcourt au Mercure&#8230; ».  Ça, on rentrera pas. Même pas la peine d&#8217;essayer. Nous plaisantons et bravaches décidons d&#8217;organiser une contre soirée Delcourt&#8230; au Bar du Marché !</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/221.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1074" title="22" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/221.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Tout le monde a faim, vraiment très très faim ! Malgré l&#8217;heure avancée, les rues sont anormalement animées. Nous allons attendre longtemps dans le froid devant un resto jusqu&#8217;à ce qu&#8217;il se libère 8 places&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/231.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1075" title="23" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/231.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Mais en sortant du resto, l&#8217;heure est beaucoup, beaucoup plus avancée et pourtant, ho miracle ! Il y a encore plus de monde dans les rues ! Et certains se sentent vraiment très bien !</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/231.jpg"></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/25.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1076" title="25" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/25.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/261.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1077" title="26" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/261.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Malgré la fatigue et le froid de la nuit, nous allons tenter de rallier le célèbre ici « Bar du minage », minuscule et&#8230; très couru ce soir ! Beaucoup trop ! On ne pourra même pas approcher. Il parait que quelque part, derrière cette foule, tout au fond du bar, un ami joue du saxo&#8230;<br />
On va tenir quelques minutes à piétiner, et puisque ce bar est à 25 mètres de chez moi&#8230; fin pour aujourd&#8217;hui, heu, quel aujourd&#8217;hui ?</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/261.jpg"></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/271.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1078" title="27" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/271.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>À suivre&#8230; <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/1081" target="_blank">BD dans la ville 7</a><br />
Billet précédent : <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/1031" target="_blank">BD dans la ville 5</a></p>
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		<title>BD dans la ville (5)</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 22:52:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain François</dc:creator>
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		<category><![CDATA[bd]]></category>
		<category><![CDATA[festival]]></category>
		<category><![CDATA[fibd2012]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;avais raison, je crois, de préférer ce jour d&#8217;avant&#8230; Le public n&#8217;est pas encore là, mais la journée a pourtant déjà été épique. Et je commence à comprendre que tenir une chronique de ces journées de festival ne sera pas de tout repos&#8230;
Aujourd&#8217;hui, le matin apporte une illustration de ce que j&#8217;énonçais dans le billet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;avais raison, je crois, de préférer ce jour d&#8217;avant&#8230; Le public n&#8217;est pas encore là, mais la journée a pourtant déjà été épique. Et je commence à comprendre que tenir une chronique de ces journées de festival ne sera pas de tout repos&#8230;<br />
Aujourd&#8217;hui, le matin apporte une illustration de ce que j&#8217;énonçais dans le billet d&#8217;avant, sur le cloisonnement très sociologique du Festival. Première heure, petit déjeuné protocolaire avec la délégation coréenne.<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/014.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1032" title="01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/014.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Ensuite, les choses s&#8217;affolent. Je vais vous épargner une bonne part de mes tribulations. Si j&#8217;avais une 2e journée par journée, peut-être&#8230; J&#8217;ai croisé Sardon (<a href="http://le-tampographe-sardon.blogspot.com/" target="_blank">le Tampographe</a>) dans la rue. Je me demandais hier si j’allais le croiser. Je me demandais hier si on se reconnaitrait. On s&#8217;est reconnu, même si mentalement je n&#8217;arrive pas à renouer ce présent avec mes vieux souvenirs. Une bonne quinzaine d&#8217;années représente un fossé difficile à combler. Il a juste eu le temps de me signaler qu&#8217;il avait lu ce que j&#8217;avais écrit&#8230; Et ça m&#8217;a juste provoqué un petit frisson glacé, d&#8217;abord parce que je n&#8217;aurais pas imaginé qu&#8217;il lise ça, et si vite, et aussi parce que j&#8217;ai pris conscience que j&#8217;étais lu, et que si je suis toujours inattentif, je le suis particulièrement dans ces petits textes de fin de soirée qui sont écrits dans un évident état de fatigue&#8230; La honte quoi !<br />
J&#8217;ai découvert qu&#8217;Hergé portait des lunettes&#8230; ça me permet de vous présenter son buste officiel, dans « sa » rue éponyme, modelé par son ami Tchang. Jusqu&#8217;à maintenant, il avait plutôt bon socle, bon œil&#8230; Mais ce genre d&#8217;intervention est une tradition du Festival.<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/064.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1033" title="06" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/064.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>J&#8217;ai entendu un chapelet d&#8217;énormités lors de l’enregistrement d&#8217;une émission de radio (Les Affranchis) en direct d&#8217;ici. Je suis toujours étonné du stoïcisme des professionnels d&#8217;une profession, ici la bande dessinée, lorsqu&#8217;ils entendent les idioties que profèrent les journalistes et les chroniqueurs. Il faut une force de caractère étonnante pour rester de marbre ! Même pas une discrète grimace !</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/085.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1034" title="08" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/085.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Le jeudi, c&#8217;est le jour des pros et des scolaires&#8230;<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/104.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1035" title="10" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/104.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Jusqu&#8217;ici, je n&#8217;avais toujours pas vu l&#8217;exposition officielle du Président de cette année. Dans le programme, l&#8217;inauguration de l&#8217;expo en présence d&#8217;Art Spiegelman devait avoir lieu à 14 h 30, et naturellement, je dois garder une trace vidéo de cet événement historique.<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/094.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1036" title="09" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/094.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Le problème, c&#8217;est que jusque-là, j&#8217;ai sillonné le Festival sans accréditation, sur mon simple « statut professionnel ». Mais l&#8217;inauguration, ça passera pas :  nombreux vigiles peu amènes ! Je dois donc récupérer en urgence le sésame qui est à la fois une obsession et un véritable enjeu social pendant ces quatre jours. Zigzags dans la ville qui me mettent en retard. Badgé, enfin, je dégouline dans la vallée, et crois arriver très en retard. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. La plupart des officiels n&#8217;ont pas pu rentrer, il y  a trop de monde, et Art Spiegelman qui visite son exposition provoque de tels attroupements que le service d&#8217;ordre doit interdire les zones d&#8217;expo dans lesquelles il se trouve&#8230; Pas pratique.</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/015.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1037" title="01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/015.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/024.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1038" title="02" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/024.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/044.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1039" title="04" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/044.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/065.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1040" title="06" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/065.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/054.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1041" title="05" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/054.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Je traine un moment dans les coins sans « Art Spiegelman », et décide de faire comme les photographes, attendre qu&#8217;il sorte&#8230;<br />
Chose profondément idiote, comportement codé, réflexe conditionné qui donnera surement une photo aussi commune qu&#8217;inutile, si elle a de la chance d&#8217;être à peu près réussi. Il finira par sortir comme une rock star, ce qui est étrange quand même ? Non ? Et un groupe d’adolescents se mettra même à hurler quand il partira en courant pour rejoindre son autre exposition de l&#8217;autre côté du fleuve. J&#8217;ai dû avoir une hallucination auditive, mais j&#8217;ai entendu une jeune fille hurler « Spiderman !!! » et non Spiegelman&#8230;<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/074.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1042" title="07" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/074.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/086.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1043" title="08" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/086.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Aller, vous vous dites, hé bien, il a réussi ! En fait, non, la photo était complètent raté, je sais pas faire ce genre de chose, mais la caméra m&#8217;a donné une seconde chance&#8230; Ce sont plus des photogrammes que des photos&#8230;<br />
Je déteste le bus&#8230; mais la navette gratuite passait juste là, et si vous voulez expérimenter ce que peut être un bus « bobo », et bien venez prendre la navette du Festival !</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/241.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1044" title="24" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/241.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Bon, c&#8217;est assez agréable en fait, mais je vais rater pas mal de choses très officielles, « choses » que je vois passer sur facebook, balancé de son téléphone par un collègue&#8230; C&#8217;est pratique. Je me sens dédouané&#8230;</p>
<p>À 18 heures, dilemme : suivre le photographe dans un lieu cosy avec Art Spiegelman, Françoise Mouly et quelques autres, ou le vernissage de l&#8217;exposition à laquelle participe ma compagne&#8230;</p>
<p>18 h 30, on contourne la Maison des Auteurs, et en face, une queue pour entrer dans le chapiteau « jeune talent ». Comme je m&#8217;interroge à haute voix, quelqu&#8217;un qui arrive derrière moi me dit (pendant le Festival, les gens se parlent) « c&#8217;est très sélect, on ne rentre pas comme ça&#8230; » Et je suis amusé en pensant encore à mon billet d&#8217;hier, et en même temps, je me demande ce qu&#8217;il entend par « sélect » vu qu&#8217;en ce moment même, une réunion très restreinte a lieu avec le président de ce FIBD dans une toute petite salle de l&#8217;Hôtel de Ville&#8230; La sociologie est soumise à la Loi de la relativité&#8230;<br />
Nous, nous sommes là pour le vernissage de la <a href="http://www.citebd.org/spip.php?rubrique7" target="_blank">Maison des Auteurs</a>&#8230; (En face de la chose au dessus). On sait qu&#8217;on va y retrouver de très nombreux amis. Ce vernissage est une sorte de point fixe pour d&#8217;anciens résidents dont certains reviennent de très très loin pour l&#8217;occasion. Malgré tout, cette année, je remarque une nette baisse de fréquentation.<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/161.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1046" title="16" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/161.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/181.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1047" title="18" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/181.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/21.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1048" title="21" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/21.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/22.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1049" title="22" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/22.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>C&#8217;était le jeudi du Festival international de la BD d&#8217;Angoulême. C&#8217;était le premier jour, et déjà, je termine cette chronique KO. Je vais tenter de tenir jusqu&#8217;à la fin, mais il est fortement probable qu&#8217;arrive le vendredi soir, et ensuite le samedi soir, et je ne sais pas si le prochain billet sera écrit le soir, le matin ou l&#8217;après-midi&#8230; et je ne sais pas dans quel état je l&#8217;écrirais&#8230;</p>
<p>À suivre&#8230; <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/1052" target="_blank">BD dans la ville 6</a></p>
<p>Billet précédent : <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/1006" target="_blank">BD dans la ville 4</a></p>
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		<title>BD dans la ville (4)</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 22:27:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain François</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà, ça y est, c’est là ! Comment ça, c&#8217;est là ? Mais le Festival ne commence que jeudi matin ? Oui oui, bien sur, mais aujourd&#8217;hui, les journalistes&#8230; ha ! les journalistes ! Et les exposants aussi, il faut bien qu&#8217;ils préparent l&#8217;ouverture, et donc les grands chapiteaux qui étaient encore si déserts hier encore sont maintenant habités par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà, ça y est, c’est là ! Comment ça, c&#8217;est là ? Mais le Festival ne commence que jeudi matin ? Oui oui, bien sur, mais aujourd&#8217;hui, les journalistes&#8230; ha ! les journalistes ! Et les exposants aussi, il faut bien qu&#8217;ils préparent l&#8217;ouverture, et donc les grands chapiteaux qui étaient encore si déserts hier encore sont maintenant habités par une population industrieuse&#8230;<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/012.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1007" title="01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/012.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/021.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1008" title="02" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/021.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Dans les rues, c&#8217;est pas la foule, mais cette ville ressemble maintenant à une ville. Des gens partout, les pas-de-porte désaffectés qui revivent pour 4 jours, des petites expos un peu partout, des lieux alternatifs pas toujours identifiés&#8230; presque comme une vraie ville quoi ! Ce jour d&#8217;avant, c&#8217;est le meilleur moment. Ensuite, à partir de vendredi surtout, ça va ressembler à un haut lieu touristique, avec ses queues, ses cafés inabordables, ses batailles pour voir, sans qu&#8217;on sache parfois ce qu&#8217;il y a à voir.<br />
En attendant, je suis passé par le Théâtre, ou plutôt son sous-sol, pour jeter un œil à l&#8217;expo du « Tampographe Sardon ». Au-dessus, il y aura bientôt les « concerts de dessin », un concept étrange, moitié concert, moitié dessin de BD&#8230; Je ne suis pas particulièrement client.</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/052.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1009" title="05" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/052.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Alors, Sardon : je crois que j&#8217;ai vu ce qu&#8217;il y a de mieux pendant ce festival ! C&#8217;est peut-être excessif&#8230; Mais non, je ne crois pas. C&#8217;est sombre et drôle, c&#8217;est inquiétant et insolent juste comme il faut. Ça fait du bien, mais comme un suppositoire&#8230; Sardon a toujours su extraire une forme très singulière de jubilation d&#8217;une forme tout aussi singulière de désespoirs. Je ne sais pas si je le croiserais pendant ces quelques jours, et je ne sais même pas si je le reconnaitrais&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/062.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1010" title="06" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/062.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/072.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1011" title="07" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/072.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/022.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1012" title="02" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/022.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/042.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1013" title="04" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/042.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/083.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1014" title="08" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/083.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Le mercredi, c&#8217;est le jour d&#8217;avant, et c&#8217;est surtout le premier soir ! ça commence : plusieurs choses en même temps&#8230; Pas facile d&#8217;être partout. Le phénomène va s&#8217;accentuer dans les jours qui viennent. Et il va se passer ce qui se passe toujours, le Festival va se diviser comme un mille-feuille, et chacun devra suivre son chemin, tous bien rangé sociologiquement. Il y aura le Festival officiel, très officiel, les soirées privées, le festival des auteurs, de certains, et d&#8217;autres, en fonction des « familles » qui composent le milieu. Il y aura celui du grand public, celui qui passe à la TV, et celui des amis, des bandes de copains, des scolaires, des collectionneurs, etc. Et comme on ne peut pas être partout à la fois, et qu&#8217;on ne rentre pas partout en fonction de son badge ou de ses connaissances, hé bien il n&#8217;y a pas franchement de mélange, comme ne se mélangent pas les différents lectorats des « genres » franco-belges, comics ou mangas et des âges, les enfants, les adolescents, les célèbres « adulescents » et les adultes&#8230; J&#8217;aurais beaucoup d&#8217;anecdotes à raconter sur ces clivages sociaux, car plus jeune, le jeu évidement était d&#8217;entrer dans les lieux interdits, pour se saouler, par exemple, avec un « gros éditeur » ou quelques célébrités. Chose qui ne fut pas si difficile et d&#8217;une grande vanité. Mais je suppose qu&#8217;on retrouve ce genre de souvenir chez les vieux Cannois&#8230;</p>
<p>Alors, il faudra que j&#8217;aborde le gros problème du festival depuis quelque temps, puisqu&#8217;il se retrouve enjeu politique. Ainsi, cette année, il y a deux expos du Président Spiegelman, en face l&#8217;un de l&#8217;autre de chaque côté du Fleuve. D&#8217;une certaine manière, on pourrait résumer ainsi : il y a le Festival officiel et le Festival institutionnel&#8230; Seuls les locaux ont une chance de comprendre ce qui se trame ici. Et je dis ça sans être complètement convaincu que quelqu&#8217;un puisque vraiment comprendre. Quoi qu&#8217;il en soit, ce soir, c&#8217;est de l&#8217;autre côté du Fleuve, du côté institutionnel, au Musée de la BD&#8230; et je ne vous en voudrais pas de ne pas comprendre&#8230;<br />
Alors, traversons la passerelle Hugo Pratt, passons devant la sculpture de Corto Maltese (malheureusement ressemblant beaucoup plus au Corto du dessin animé qu&#8217;à celui de Pratt), et dirigeons-nous vers le musée pour découvrir l&#8217;exposition « Art Spiegelman, le musée privé »&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/013.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1015" title="01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/013.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/023.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1016" title="02" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/023.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Et entrons dans le Musée&#8230; Tiens, on est bien dans un musée de la BD !</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/023.jpg"></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/031.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1017" title="03" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/031.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Je dois vous prévenir, mais je soupçonne l&#8217;architecte d&#8217;avoir un peu trop visionné un film de Kubrick&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/043.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1018" title="04" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/043.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/053.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1019" title="05" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/053.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/063.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1020" title="06" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/063.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/073.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1021" title="07" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/073.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>C&#8217;est une soirée qui à elle seule montre le chemin sociologique qu&#8217;a pu parcourir la bande dessinée depuis les années 70 du siècle dernier. Nous sommes vraiment devant un public de lieu culturel, très policé et très calibré d’ailleurs&#8230; Ce ne sont pas les visiteurs familiaux du samedi dans les chapiteaux commerciaux, ce ne sont pas non plus des collectionneurs sociopathes (qui composaient quasi exclusivement le public adulte des années 70-80).<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/084.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1022" title="08" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/084.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/093.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1023" title="09" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/093.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Je ne vous montre pas les photographies de l&#8217;exposition d&#8217;à côté, sur les peintures des dessinateurs de BD, puisque j&#8217;en parlerais ailleurs. C&#8217;est un sujet trop long et trop polémique pour s&#8217;inscrire dans une chronique rapide comme celle-ci&#8230;<br />
Pour parler très rapidement de l’exposition « le musée privé » qui est en photo ici, elle a les mêmes défauts que n&#8217;importe quelle exposition de BD&#8230; La BD est réalisée à coup de grands efforts artisanaux pour être imprimée, reliée et lue dans son fauteuil&#8230; Une planche épinglée, muséifiée, est un objet étrange qui a plus à voir avec l&#8217;ethno qu&#8217;avec l&#8217;artistique. En effet, les expositions ethnologiques donnent elles aussi à voir des objets dont la finalité première n&#8217;était pas l&#8217;exposition. Alors que les objets produits dans le cadre de la pratique de l&#8217;Art ne changent pas de finalité quand il passe d&#8217;une galerie au musée (discutable ailleurs&#8230;). Et bien sur, les écrans omniprésents dans les scénographies aujourd&#8217;hui (et qui passeront un jour pour une bizarrerie de notre époque) permettent à Art Spiegelman d&#8217;être partout, sans que je sache s&#8217;il devait venir, s&#8217;il était déjà arrivé, ou s&#8217;il passait la soirée dans une autre de ces sphères clivantes&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/103.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1029" title="10" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/103.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Il y avait quelques vedettes du milieu de la BD ce soir&#8230; Et j’en ai aperçu sur mes photos en les sortant dans mon ordinateur. Il faut dire que ce soir, il n’y avait à priori que des professionnels. Mais je n’ai pas choisi ces photographies-là&#8230; Bon, aller, il est temps de partir&#8230;<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/121.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1026" title="12" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/121.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>En sortant, on passe devant un « truc Malabar » non identifié&#8230; <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/132.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1027" title="13" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/132.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Et en repartant vers le centre-ville, on glisse en face devant le bâtiment Castro qui accueille l&#8217;exposition Art Spiegelman officielle&#8230; Et je pense à ce moment-là que ce festival n&#8217;est pas encore commencé, mais que j&#8217;en ai déjà fait le tour, presque, à l&#8217;exception notable de « L&#8217;EXPO », la seule, la vraie, celle du président&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/142.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1028" title="14" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/142.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>À suivre&#8230; <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/1031" target="_blank">BD dans la ville 5</a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/975" target="_blank">Billet précédent&#8230;</a></p>
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		<title>BD dans la ville (3)</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 22:01:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain François</dc:creator>
				<category><![CDATA[Signalements]]></category>
		<category><![CDATA[Angoulême]]></category>
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		<description><![CDATA[Alors, c&#8217;est exactement ça, une chronique&#8230; 
Aujourd&#8217;hui, je m&#8217;étais dit que ce serait un jour sans, que c&#8217;était inutile, puisqu’il n’y aurait pas plus à montrer aujourd’hui qu&#8217;hier ou avant-hier,  puisque tout commence officiellement jeudi matin&#8230; Et voilà, par obligation professionnelle, je viens d’arpenter quelques kilomètres de festival&#8230; et si la ville frémit à peine, à l&#8217;abri des regards, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors, c&#8217;est exactement ça, une chronique&#8230; <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/24.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-976" title="24" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/24.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Aujourd&#8217;hui, je m&#8217;étais dit que ce serait un jour sans, que c&#8217;était inutile, puisqu’il n’y aurait pas plus à montrer aujourd’hui qu&#8217;hier ou avant-hier,  puisque tout commence officiellement jeudi matin&#8230; Et voilà, par obligation professionnelle, je viens d’arpenter quelques kilomètres de festival&#8230; et si la ville frémit à peine, à l&#8217;abri des regards, sous les chapiteaux et dans les salles d&#8217;expositions, ça commence à bouger !</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/082.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-977" title="08" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/082.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/19.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-978" title="19" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/19.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/16.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-979" title="16" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/16.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/092.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-980" title="09" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/092.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/111.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-981" title="11" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/111.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/17.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-982" title="17" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/17.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/18.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-983" title="18" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/18.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/141.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-984" title="14" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/141.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a>Pour être précis, ça bouge « de classe ». En effet, l&#8217;activité frémissante, c&#8217;est surtout chez les gros éditeurs, qui se font monter de véritables magasins, boite dans la grande boite,  par une armée de technicien.</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/141.jpg"></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/151.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-985" title="15" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/151.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Chez les indépendants, à l&#8217;autre bout du centre ville, rien de ça. Calme (presque) plat. La grande perspective des stands uniformes attend juste une nappe, quelques affiches et cartons de livre pour se personnaliser&#8230; Les noms des éditeurs sont déjà inscrits sur des bulles de carton au bout de chaque stand. Je reconnais des noms, mais beaucoup d’autres ne m’évoquent rien. Les petits éditeurs, dit « indépendants » composent un monde mouvant d’aventure éditoriale fragile.</p>
<p>[Bon, parenthèse technique... Le matin, sur la place du Champ de Mars, fief des « gros », j'ai utilisé mon vieux compact. L'après-midi, Céline, ma compagne, a eu pitié de moi, et m'a prêté son petit Ixus... Il est petit, mais costaud !]</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/29.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-986" title="29" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/29.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/28.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-987" title="28" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/28.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/31.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-988" title="31" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/31.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/27.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-990" title="27" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/27.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/35.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-991" title="35" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/35.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Ici, juste dessous, un bout de la ville subsiste, incorporé à la scénographie :</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/32.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-992" title="32" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/32.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Ensuite, une petite visite à l&#8217;Espace Franquin, un bâtiment très laid, mais qui reste un haut lieu du salon.</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/23.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1004" title="23" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/23.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>En sous-sol, l&#8217;exposition &#8220;TEBEOS &#8211; LES BANDES DESSINEES ESPAGNOLES&#8221; est presque prête à accueillir le public :</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/52.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-993" title="52" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/52.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/42.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-994" title="42" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/42.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/45.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-995" title="45" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/45.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/49.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-996" title="49" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/49.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/48.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-997" title="48" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/48.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/53.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-998" title="53" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/53.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/54.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-999" title="54" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/54.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Et pour terminer pour aujourd&#8217;hui, le montage de la petite expo « Fred » :<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/47.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1000" title="47" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/47.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/47.jpg"></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/26.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1001" title="26" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/26.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/33.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1002" title="33" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/33.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/46.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1003" title="46" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/46.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Voilà, encore une petite promenade dans cet avant Festival International de la Bande dessinée d’Angoulême. En trois billets, nous avons surtout arpenté un bout de centre-ville, à l’exclusion notable des deux grands lieux fixes de ce festival, le bâtiment Castro et le Musée de la Bande dessinée qui se trouvent dans la vallée, de chaque côté du fleuve&#8230;</p>
<p>À suivre&#8230; <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/1006" target="_blank">BD dans la ville 4</a></p>
<p>Précédent : <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/964" target="_blank">BD dans la ville 2</a></p>
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		<title>BD dans la ville (2)</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 21:04:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain François</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hum&#8230; Je me suis demandé si je devais partir si vite, sur un billet quotidien qui sera peut-être difficile à tenir les jours même du Festival. Mais après tout la chronique est une forme idéale pour faire sentir les choses, en particulier ici le contraste entre la vie tranquille, quasi monacale, d&#8217;une ville de province [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hum&#8230; Je me suis demandé si je devais partir si vite, sur un billet quotidien qui sera peut-être difficile à tenir les jours même du Festival. Mais après tout la chronique est une forme idéale pour faire sentir les choses, en particulier ici le contraste entre la vie tranquille, quasi monacale, d&#8217;une ville de province dans ces jours communs, et l&#8217;étrange effervescence d&#8217;un Festival inscrit dans l&#8217;espace urbain (j&#8217;allais dire « naturel » et non cantonné dans un « vulgaire hangar » comme l&#8217;Apple Expo, le Salon du Livre ou n&#8217;importe quel concert aujourd&#8217;hui. C&#8217;est un pari, d&#8217;une certaine manière, puisque cette année, je n&#8217;ai aucune raison de participer à ce Festival, et donc, je vais flâner et tenter de le regarder d&#8217;un œil, sinon neuf, au moins suffisamment détaché (extérieur ?) pour souligner ses « exotismes » potentiels.</p>
<p>Comme cette rencontre étrange entre le kitch Napoléon III de l&#8217;escalier d&#8217;honneur agrémenté des indispensables amas de plantes toujours symétriques avec l&#8217;affiche d&#8217;Art Spiegelman&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/011.jpg"><img class="size-full wp-image-965 aligncenter" title="01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/011.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Je vais donc laisser les choses venir, regarder, et noter pour vous. Nous sommes le lundi 23 janvier. Le Festival commence en général mercredi soir pour les pros et vendredi pour le public. Mais il a déjà commencé pour les exposants. Les taiwanaises (que des Taiwanaises pour l&#8217;instant&#8230; Que des filles&#8230; Je ne sais pas pourquoi ?) sont déjà là depuis vendredi. Je les ai croisés dans le hall de l&#8217;Hôtel de Ville (dont elles ont investi la cour). J&#8217;ai tenté de les aider à retrouver un colis perdu&#8230; Il était derrière le guichet, retenu en otage par une hôtesse déjà affolée&#8230; Les Taiwanaises sont un peu en avance sur les autres exposants. Elles sont déjà enfermées dans leur étrange aquarium de plastique.<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/131.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-966" title="13" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/131.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/041.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-967" title="04" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/041.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>L&#8217;Hôtel de Ville commence déjà à être investi par le Festival, qui annexe une aile et ses « Grands Salons » toujours Napoléon III, et toujours sommet du kitch donc. Le plus grand des salons est maintenant la salle de presse.<br />
<a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/081.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-968" title="08" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/081.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/101.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-969" title="10" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/101.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a><br />
Et le salon des mariages avec son étrange comptoir en boite à roulette va voir défiler les journalistes en quête de leur précieuse accréditation&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/091.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-970" title="09" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/091.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>La Ville tente de résister à la vague rouge de la signalétique du festival en installant sa propre communication&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/071.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-971" title="07" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/071.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Mais c&#8217;est peine perdue, l&#8217;invasion rouge est en marche ! Une révolution ?</p>
<p><a href="../files/2012/01/051.jpg"><img title="05" src="../files/2012/01/051.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/061.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-973" title="06" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/061.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Si je cherche l&#8217;expo Di Rosa, je devrais trouver maintenant&#8230; En passant, sur la gauche de cette photographie, j&#8217;aurais dû penser à ne pas couper la plaque de rue en forme de bulle, qui est l&#8217;un des stigmates BD permanents dans la ville.</p>
<p>Voilà, les rues sont encore très calmes. Les visiteurs déjà arrivés se fondent dans le décor, la seule activité inhabituelle reste celle des ouvriers installant les infrastructures et les aménagements. J&#8217;ai hésité à publier un 2e billet sur l&#8217;attente&#8230; Mais après tout, c&#8217;est une manière douce de rentrer dans l’événement, en vous présentant cet étrange décor qui attend ses acteurs&#8230;</p>
<p>À suivre&#8230; <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/975" target="_blank">BD dans la ville 3</a></p>
<p>Précédent : <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/947" target="_blank">BD dans la ville 1</a></p>
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		<title>BD dans la ville (1)</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 20:20:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alain François</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Angoulême]]></category>
		<category><![CDATA[bd]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Festival international de la Bande dessinée d&#8217;Angoulême a lieu du 26 au 29 janvier 2012.

Lorsqu&#8217;un festival de la taille de celui-ci s’installe dans une petite ville de province perchée sur un éperon rocheux qui interdit toute expansion du centre historique, il doit se glisser dans les interstices d’un dense tissu urbain. Et il finira [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Festival international de la Bande dessinée d&#8217;Angoulême a lieu du 26 au 29 janvier 2012.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/01.jpg"><img class="size-full wp-image-949 aligncenter" title="01" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/01.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Lorsqu&#8217;un festival de la taille de celui-ci s’installe dans une petite ville de province perchée sur un éperon rocheux qui interdit toute expansion du centre historique, il doit se glisser dans les interstices d’un dense tissu urbain. Et il finira par remplir le moindre espace vacant&#8230; Une ville de 43 000 habitants va brusquement accueillir 200 000 visiteurs du monde entier pendant 4 jours&#8230;<br />
Les structures pérennes, Centre Castro (anciennement Musée de la BD), le nouveau Musée de la BD, le Centre Saint-Martial, le Théâtre ou le Conservatoire, etc., ne suffisent pas à accueillir les espaces d’expositions, d’animations et les stands des éditeurs. De la même manière, il n’y a pas assez de chambres d’hôtel dans toute la région pour absorber cet afflux soudain. Il faut donc organiser l’hébergement payant chez l’habitant de ceux qui n’ont pas trouvé de chambre. Et ainsi, un véritable marché de loueur de chambres occasionnel s’est développé.<br />
Puisque les bâtiments sont trop peu nombreux et trop petits (ou trop excentré), il faut fabriquer de toutes pièces des lieux à l&#8217;échelle de l&#8217;événement. Chaque année, les fêtes passées, les places de la ville sont accaparées par le montage des chapiteaux&#8230;</p>
<p><strong>Vous retrouverez les différents lieux du festival sur les plans officiels du site tout aussi officiel :</strong></p>
<p><a href="http://www.bdangouleme.com/plan-interactif" target="_blank">- www.bdangouleme.com/plan-interactif</a></p>
<p><a href="http://www.bdangoulemepro.com/page-professionnels,plans-du-festival,12.html" target="_blank">- www.bdangoulemepro.com/page-professionnels,plans-du-festival,12.html</a></p>
<p>Donc, le moindre espace libre du centre-ville est investi. Ici, la cour de l&#8217;Hôtel de Ville, dont les salons accueillent par tradition la salle de presse, et qui va être entièrement occupée par l&#8217;exposition « Spécial Taïwan » :</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/02.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-950" title="02" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/02.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/03.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-951" title="03" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/03.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/04.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-952" title="04" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/04.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>La Place New York est une longue promenade bordée de deux rangées d&#8217;arbres. Malgré cette contrainte, cette place accueille depuis des années l&#8217;espace « Le Nouveau Monde ». En fait, la bande dessinée alternative et l&#8217;espace éditeur. Pour un visiteur, parcourir cet immense couloir de stand est une étrange expérience. Mais y tenir un stand est aussi une expérience intéressante&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/05.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-953" title="05" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/05.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/06.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-954" title="06" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/06.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/07.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-955" title="07" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/07.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Le plus grand des chapiteaux s&#8217;installe sur le lieu historique du festival : La « Place du Champ de Mars », qui a été profondément transformé (2003/2007) par l&#8217;architecte Alexandre Chemetoff (parking et galerie marchande en sous-sol, appartements, restaurants et grande dalle de béton en surface). L&#8217;espace disponible est plus étroit, mais c&#8217;est quand même ici que s&#8217;installe l&#8217;immense barnum des grands éditeurs. C&#8217;est le cœur marchand du Festival.</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/08.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-956" title="08" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/08.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/09.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-957" title="09" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/09.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/10.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-958" title="10" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/10.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/11.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-959" title="11" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/11.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>La date approche, et le travail s&#8217;éternise&#8230; Pour ceux qui installent les expositions, les derniers jours seront sans sommeil !</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/12.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-960" title="12" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/12.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/13.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-961" title="13" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/13.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Après l&#8217;invasion des grands chapiteaux blancs, c&#8217;est au tour des kakémonos, banderoles et signalétiques d&#8217;envahir la ville. Au-dessus celle de la ville d&#8217;Angoulême, sur la Place de l&#8217;Hôtel de Ville. En dessous, le chat de Lewis Trondheim sur fond rouge qui commence à baliser toutes les rues&#8230; Plus qu&#8217;à suivre les flèches !</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/14.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-962" title="14" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/14.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>Pour déjà voir de la bande dessinée, on peut compter sur les Supermarchés, toujours en avance sur le temps, qui exposent dans leurs allées plus des « suggestions d&#8217;achat » que du « patrimoine » ou de la « culture », avec quand même quelques fac-similés de crayonnés, pour « faire Festival »&#8230; Ici « Géant Casino » qui présente, et c&#8217;est un indice d&#8217;un nouveau placement marketing, du « <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Manfra" target="_blank">Manfra</a> », c&#8217;est à dire du pseudo manga réalisé par des Français. Au passage, vous pouvez vous demander à quoi ça sert d’éditer du faux manga français, hein ? Et bien peut-être pour récupérer des lecteurs qui ne lisent plus que du « vrai » manga, et éviter de payer des traducteurs et des droits à un tiers lointain&#8230; Je n&#8217;ai pas testé celui-ci, &#8220;NOOB&#8221;, mais les manfras que j&#8217;ai pu lire étaient pitoyables, encore plus pitoyables que les modèles, à l&#8217;image du cinéma français lorsqu&#8217;il imite les pires films d&#8217;action américains&#8230;</p>
<p><a href="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/15.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-963" title="15" src="http://culturevisuelle.org/detresse/files/2012/01/15.jpg" alt="" width="695" height="400" /></a></p>
<p>À suivre&#8230; <a href="http://culturevisuelle.org/detresse/archives/964" target="_blank">BD dans la ville 2</a></p>
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