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	<title>Commentaires sur : Avatar, l’absence du politique et son renouveau mystique</title>
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	<description>Analyse et traitement de l&#039;actualité, par Yoann Moreau</description>
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		<title>Par Yoann Moreau</title>
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		<dc:creator>Yoann Moreau</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 May 2010 13:29:24 +0000</pubDate>
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		<description>A propos des usages politiques de ce film, voir la suite sur &lt;a href=&quot;http://culturevisuelle.org/visionaute/archives/10&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://culturevisuelle.org/visionaute/archives/10&lt;/a&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A propos des usages politiques de ce film, voir la suite sur <a href="http://culturevisuelle.org/visionaute/archives/10" rel="nofollow">http://culturevisuelle.org/visionaute/archives/10</a></p>
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		<title>Par Yoann Moreau</title>
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		<dc:creator>Yoann Moreau</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 10:02:21 +0000</pubDate>
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		<description>Oui ! dans le cas du maquillage palestinien c&#039;est clairement un usage politique du blockbuster, qui relève, à mon sens, plus d&#039;une stratégie médiatique que d&#039;une réelle pertinence de similitude Na&#039;avis-Palestiniens. Par contre, as-tu également suivi l&#039;affaire des Dongria Kondh, en Inde (médiatisée par un article &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/02/10/en-inde-la-tribu-des-dongria-kondh-vit-le-scenario-du-film-avatar_1303715_3244.html&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt; et une campagne de &lt;a href=&quot;http://www.survivalfrance.org/peuples/dongria&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Survival International&lt;/a&gt;) ? Leur cas de figure est bien plus proche : ils sont expropriés par une multinationale pour les gisements de bauxite (aluminium) qui se trouvent dans leur montagne. Dans ce cas, par le biais d&#039;Avatar, ils acquièrent une dimension politique qu&#039;ils n&#039;avaient pas. Serait-ce un renouveau du politique par l&#039;imaginaire ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Oui ! dans le cas du maquillage palestinien c&#8217;est clairement un usage politique du blockbuster, qui relève, à mon sens, plus d&#8217;une stratégie médiatique que d&#8217;une réelle pertinence de similitude Na&#8217;avis-Palestiniens. Par contre, as-tu également suivi l&#8217;affaire des Dongria Kondh, en Inde (médiatisée par un article <a href="http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/02/10/en-inde-la-tribu-des-dongria-kondh-vit-le-scenario-du-film-avatar_1303715_3244.html" rel="nofollow">Le Monde</a> et une campagne de <a href="http://www.survivalfrance.org/peuples/dongria" rel="nofollow">Survival International</a>) ? Leur cas de figure est bien plus proche : ils sont expropriés par une multinationale pour les gisements de bauxite (aluminium) qui se trouvent dans leur montagne. Dans ce cas, par le biais d&#8217;Avatar, ils acquièrent une dimension politique qu&#8217;ils n&#8217;avaient pas. Serait-ce un renouveau du politique par l&#8217;imaginaire ?</p>
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		<title>Par Ksenija</title>
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		<dc:creator>Ksenija</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 10:00:18 +0000</pubDate>
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		<description>Si le film n&#039;est pas politique, alors le politique utilisera le film...
http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/avatar-le-film-fiction-de-la-25267
Bon, y&#039;a bien un peu de mise en scène ici et là, mais le fond de l&#039;affaire parait assez juste sur l&#039;utilisation de l&#039;histoire, en tout cas telle que comprise par les palestiniens.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Si le film n&#8217;est pas politique, alors le politique utilisera le film&#8230;<br />
<a href="http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/avatar-le-film-fiction-de-la-25267" rel="nofollow">http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/avatar-le-film-fiction-de-la-25267</a><br />
Bon, y&#8217;a bien un peu de mise en scène ici et là, mais le fond de l&#8217;affaire parait assez juste sur l&#8217;utilisation de l&#8217;histoire, en tout cas telle que comprise par les palestiniens.</p>
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		<title>Par Pier-Alexis Vial</title>
		<link>http://culturevisuelle.org/catastrophes/2010/01/10/avatar-l%e2%80%99absence-du-politique-et-son-renouveau-mystique/comment-page-1/#comment-41</link>
		<dc:creator>Pier-Alexis Vial</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 22:48:12 +0000</pubDate>
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		<description>Un nouveau &lt;a href=&quot;http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-12/2009-12-15/article_avatar9.jpg&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;lien&lt;/a&gt; pour illustrer les Na&#039;vi (le premier s&#039;est cassé).
</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Un nouveau <a href="http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-12/2009-12-15/article_avatar9.jpg" rel="nofollow">lien</a> pour illustrer les Na&#8217;vi (le premier s&#8217;est cassé).</p>
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		<title>Par Pier-Alexis</title>
		<link>http://culturevisuelle.org/catastrophes/2010/01/10/avatar-l%e2%80%99absence-du-politique-et-son-renouveau-mystique/comment-page-1/#comment-36</link>
		<dc:creator>Pier-Alexis</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 21:57:22 +0000</pubDate>
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		<description>A nouveau du grain à moudre : cette fois-ci c&#039;est le philosophe Raphaël Enthoven qui propose son analyse politique du film : 
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/les-mefaits-d-avatar-selon-le-philosophe-raphael-enthoven_847049.html</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A nouveau du grain à moudre : cette fois-ci c&#8217;est le philosophe Raphaël Enthoven qui propose son analyse politique du film :<br />
<a href="http://www.lexpress.fr/culture/cinema/les-mefaits-d-avatar-selon-le-philosophe-raphael-enthoven_847049.html" rel="nofollow">http://www.lexpress.fr/culture/cinema/les-mefaits-d-avatar-selon-le-philosophe-raphael-enthoven_847049.html</a></p>
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		<title>Par Yoann Moreau</title>
		<link>http://culturevisuelle.org/catastrophes/2010/01/10/avatar-l%e2%80%99absence-du-politique-et-son-renouveau-mystique/comment-page-1/#comment-25</link>
		<dc:creator>Yoann Moreau</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 12:32:20 +0000</pubDate>
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		<description>Le point de vue de Cameron sur la dimension politique de son film dans sa (longue) interview intitulée &quot;&lt;a href=&quot;http://tv.lepost.fr/2009/12/06/1827195_james-cameron-decrypte-ses-intentions-dans-avatar.html&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Avatar n&#039;est pas un film politique&lt;/a&gt;&quot;. L&#039;aspect politique commence à 06:47..</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le point de vue de Cameron sur la dimension politique de son film dans sa (longue) interview intitulée &#8220;<a href="http://tv.lepost.fr/2009/12/06/1827195_james-cameron-decrypte-ses-intentions-dans-avatar.html" rel="nofollow">Avatar n&#8217;est pas un film politique</a>&#8220;. L&#8217;aspect politique commence à 06:47..</p>
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		<title>Par Talley2008</title>
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		<dc:creator>Talley2008</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 02:03:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://culturevisuelle.org/catastrophes/?p=302#comment-23</guid>
		<description>Je vous remercie pour l&#039;ensemble de vos commentaires qui offrent une grille de lecture que les médias officiels cherchent à masquer. En effet, pour eux, le succès de ce film n&#039;est dû qu&#039;aux effets spéciaux et à la 3D. Si le succès d&#039;un film reposait uniquement sur la technique cela se saurait.

En effet, le succès mondial d&#039;Avatar est comme un appel des peuples qui expriment leur raz le bol du modèle de société matérialiste qui nous est proposé. Actuellement, nous avons le choix entre travailler &quot;toujours plus&quot; pour gagner &quot;toujours plus&quot; pour consommer &quot;toujours plus&quot;....Personnellement, je crois que la majorité de la population aspire à autre chose.

Sauf que cette autre chose ou ce nouveau projet de société ne voit pas le jour. Même si nous ne souhaitons pas revenir à un stade primitif, Avatar incarne un idéal qui habite chacun d&#039;entre nous...Il incarne un désir profond de renouveau. Aujourd&#039;hui la grande majorité de la population des pays industrialisés ne souhaitent plus produire et consommer toujours plus. Nous avons pris conscience que le bonheur et l&#039;émancipation ne passe plus par le travail et la consommation. A leur manière les Na&#039;avis expriment ce que nous ressentons. Nous n&#039;en avons rien à foutre de la bière, des fringues, des routes et de l&#039;éducation dont la vocation est de formater nos esprits.

La question que nous devons nous poser...et elle est de taille....Qu&#039;est ce que nous voulons vraiment...? Est-ce que nous sommes capable de le formuler...?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous remercie pour l&#8217;ensemble de vos commentaires qui offrent une grille de lecture que les médias officiels cherchent à masquer. En effet, pour eux, le succès de ce film n&#8217;est dû qu&#8217;aux effets spéciaux et à la 3D. Si le succès d&#8217;un film reposait uniquement sur la technique cela se saurait.</p>
<p>En effet, le succès mondial d&#8217;Avatar est comme un appel des peuples qui expriment leur raz le bol du modèle de société matérialiste qui nous est proposé. Actuellement, nous avons le choix entre travailler &#8220;toujours plus&#8221; pour gagner &#8220;toujours plus&#8221; pour consommer &#8220;toujours plus&#8221;&#8230;.Personnellement, je crois que la majorité de la population aspire à autre chose.</p>
<p>Sauf que cette autre chose ou ce nouveau projet de société ne voit pas le jour. Même si nous ne souhaitons pas revenir à un stade primitif, Avatar incarne un idéal qui habite chacun d&#8217;entre nous&#8230;Il incarne un désir profond de renouveau. Aujourd&#8217;hui la grande majorité de la population des pays industrialisés ne souhaitent plus produire et consommer toujours plus. Nous avons pris conscience que le bonheur et l&#8217;émancipation ne passe plus par le travail et la consommation. A leur manière les Na&#8217;avis expriment ce que nous ressentons. Nous n&#8217;en avons rien à foutre de la bière, des fringues, des routes et de l&#8217;éducation dont la vocation est de formater nos esprits.</p>
<p>La question que nous devons nous poser&#8230;et elle est de taille&#8230;.Qu&#8217;est ce que nous voulons vraiment&#8230;? Est-ce que nous sommes capable de le formuler&#8230;?</p>
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	<item>
		<title>Par Yoann Moreau</title>
		<link>http://culturevisuelle.org/catastrophes/2010/01/10/avatar-l%e2%80%99absence-du-politique-et-son-renouveau-mystique/comment-page-1/#comment-24</link>
		<dc:creator>Yoann Moreau</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 19:04:47 +0000</pubDate>
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		<description>Merci pour votre commentaire ! Je vous rejoint en de nombreux points qui précisent et prolongent ce que je tentais de définir. Effectivement, ce que donne à voir Avatar ce n&#039;est pas tant l&#039;absence du politique que sa perte de légitimité sur le terrain, dans son efficacité &lt;em&gt;pratique&lt;/em&gt;. Cameron montre en effet que, face à un problème concret (par exemple récolter un minéral sur des terres indigènes), les motivations réelles sont en fait &lt;a href=&quot;http://video.google.fr/videoplay?docid=1643050067177891440#&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;économiques&lt;/a&gt; et les méthodes guerrières. Il n&#039;en va ni de l&#039;idéal politique (par exemple la fraternité, l&#039;égalité et la liberté des individus) ni du principe démocratique (dialogue, votes et tuti quanti). C&#039;est en ce sens, et je suis votre raisonnement je crois, que le politique aurait une fonction plus &quot;cache sexe&quot; que pragmatique. Le politique relève alors plus de la poudre aux yeux, c&#039;est à dire de cette forme de manipulation dont vous parlez, que d&#039;une &quot;métaconscience&quot; capable d&#039;agir sur le monde et de le modifier.
Le politique n&#039;agit plus et ne propose plus de méthode de résolution/prise de décision d&#039;un agir commun. Je vous rejoins. Du coup, c&#039;est votre dernier point, le changement ne peut plus être politique mais seulement infrapolitique, c&#039;est à dire dans les consciences individuelles ou les communautés. C&#039;est ce qui se produit effectivement, pour les Na&#039;avis d&#039;Avatar, via un catalyseur prophétique-héroïque qui permet l&#039;insurrection des Na&#039;avis. La révolte s&#039;opère contre des motivations (économiques) et méthodes (militaires) qui ne respectent plus l&#039;humain (ou ces formes d&#039;humanité utopiques qu&#039;incarnent les Na&#039;avis)... Ce qui me pose toutefois (encore) question c&#039;est le recours à cette forme prophétique, le passage par le sacré pour ressourcer le politique...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour votre commentaire ! Je vous rejoint en de nombreux points qui précisent et prolongent ce que je tentais de définir. Effectivement, ce que donne à voir Avatar ce n&#8217;est pas tant l&#8217;absence du politique que sa perte de légitimité sur le terrain, dans son efficacité <em>pratique</em>. Cameron montre en effet que, face à un problème concret (par exemple récolter un minéral sur des terres indigènes), les motivations réelles sont en fait <a href="http://video.google.fr/videoplay?docid=1643050067177891440#" rel="nofollow">économiques</a> et les méthodes guerrières. Il n&#8217;en va ni de l&#8217;idéal politique (par exemple la fraternité, l&#8217;égalité et la liberté des individus) ni du principe démocratique (dialogue, votes et tuti quanti). C&#8217;est en ce sens, et je suis votre raisonnement je crois, que le politique aurait une fonction plus &#8220;cache sexe&#8221; que pragmatique. Le politique relève alors plus de la poudre aux yeux, c&#8217;est à dire de cette forme de manipulation dont vous parlez, que d&#8217;une &#8220;métaconscience&#8221; capable d&#8217;agir sur le monde et de le modifier.<br />
Le politique n&#8217;agit plus et ne propose plus de méthode de résolution/prise de décision d&#8217;un agir commun. Je vous rejoins. Du coup, c&#8217;est votre dernier point, le changement ne peut plus être politique mais seulement infrapolitique, c&#8217;est à dire dans les consciences individuelles ou les communautés. C&#8217;est ce qui se produit effectivement, pour les Na&#8217;avis d&#8217;Avatar, via un catalyseur prophétique-héroïque qui permet l&#8217;insurrection des Na&#8217;avis. La révolte s&#8217;opère contre des motivations (économiques) et méthodes (militaires) qui ne respectent plus l&#8217;humain (ou ces formes d&#8217;humanité utopiques qu&#8217;incarnent les Na&#8217;avis)&#8230; Ce qui me pose toutefois (encore) question c&#8217;est le recours à cette forme prophétique, le passage par le sacré pour ressourcer le politique&#8230;</p>
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		<title>Par Pier-Alexis</title>
		<link>http://culturevisuelle.org/catastrophes/2010/01/10/avatar-l%e2%80%99absence-du-politique-et-son-renouveau-mystique/comment-page-1/#comment-22</link>
		<dc:creator>Pier-Alexis</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 18:21:44 +0000</pubDate>
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		<description>Si je suis d’accord sur le fait qu’il s’agit dans Avatar d’une histoire sans politiciens, on peut dire en revanche qu’il y a du politique, pas seulement dans un renouveau mystique mais aussi dans la représentatiuon de figures d’autorités.

Tout d’abord l’autorité concédée, invisible, mais qui fonde l’action de l’administrateur général Parker Selfridge : ce personnage semble d’ailleurs pris d’une hésitation avant de décider de tout détruire pour faire ce qu’on lui a demandé de faire, c&#039;est-à-dire de l’argent mais finit par céder parce qu’il intègre parfaitement cette nécessité (le progrès de l’homme doit continuer envers et contre tout pour que l’humanité se perpétue.)
Il y aussi une autorité illégitime, celle de l’armée, qui prend le pas sur celle de l’administrateur de façon caricaturale, sa fonction étant : comment tout détruire ? (Etant pris comme une fin en soi, le colonel n’ayant apparemment aucun autre intérêt que l’annihilation de ses ennemis).
De l’autre côté les Na’vi semblent être une représentation de la vision idéalisée des Indiens que fait Montaigne dans ses Essais.
Assiste t-on alors à une énième reprise du combat « civilisés contre barbares » ? Montaigne contre Rousseau la revanche ?
On pourrait le penser tant James Cameron reprend une critique de l’impérialisme en tant que puissance qui s’étend par sa supériorité militaire : « impérialisme dans le sens où l&#039;histoire humaine a toujours fonctionné, c&#039;est à dire que le peuple avec le plus de puissance militaire ou technologique a tendance à supplanter ou détruire les peuples qui sont plus faibles, généralement pour leurs ressources. » (article Eye-popping &#039;Avatar&#039; pioneers new technology sur sfgate.com).

Cependant, une autre référence m’est venue à l’esprit qui pourtant ne semble rien à voir avec Avatar. Il s’agit de Small Soldiers (Joe Dante, 1998). Dans ce film des jouets guerriers équipés d’une puce spéciale qui leur permet d’apprendre se livrent une guerre sans merci. On y retrouve un schéma identique à celui d’Avatar, c&#039;est-à-dire des commandos contre des êtres hybrides, de formes humanoïdes pour la plupart mais qui s’apparentent à des monstres, les Gorgonites.
D’un côté, la seule raison de s’animer des commandos est d’éliminer les Gorgonites. De l’autre, ces derniers sont des pacifistes qui refusent le combat jusqu’au moment ou leurs amis humains sont en danger. La ressemblance n’est pas seulement thématique, elle est aussi visuelle : le &lt;a href=&quot;http://morisset.files.wordpress.com/2009/12/avatar-stephen-lang-as-colonel-quaritch.jpg&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;colonel Quartich&lt;/a&gt; de Avatar est quasiment une copie conforme du &lt;a href=&quot;http://farm4.static.flickr.com/3057/3254110804_2954c25393.jpg&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;major Chip Hazard&lt;/a&gt; de Joe Dante et son but absolument similaire (tuer, tuer ,tuer).
Puis si l’on s’intéresse aux Gorgonites, on peut s’apercevoir que la ressemblance continue, tout du moins concernant leur &lt;a href=&quot;http://25frames.org/media/screens/2131.jpg&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;chef Archer&lt;/a&gt;, et cette fois-ci avec les &lt;a href=&quot;http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-12/2009-12-15/article_avatar9.jpg&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;Na’vi&lt;/a&gt;.

Au fond, ce que montre Cameron peut-être sans y penser, c’est une métaphore de la manipulation : les avatars du film sont des jouets « plus grand que nature », et c’est exactement l’utilisation qu’en fait le héros Jack Sully avant d’en intégrer complètement les caractéristiques. Nous sommes, nous humains, les jouets de ce que nous fabriquons et finissons par être possédé par cette technologie que nous croyons maîtriser (c’est d’ailleurs le combat avatar contre armure robotique perfectionnée : aussi perfectionnée soit-elle, elle finit par céder face aux flèches de Neytiri).

Je rejoins parfaitement ici André Gunthert et ses théories sur l’imaginaire en ceci que la &lt;a href=&quot;http://culturevisuelle.org/icones/305&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;fuite de l’humain&lt;/a&gt; se base sur une refondation de celui-ci à travers le techno biologique et la résurgence des grands mythes, en l’occurrence celui de la Nature dans ce film (le retour aux sources, le respect de tous les êtres vivants, l’abandon du progrès comme forme aliénante). Cameron nous propose donc de revenir à Thoreau et Emerson pour rebâtir une société à partir d’une virginité sauvage : d’ailleurs, les Gorgonites victorieux à la fin du film de Joe Dante quittent la société des hommes à bord d’un bateau jouet pour essayer d’atteindre le but programmé (mais utopique) de rejoindre leur cité perdue. La phrase conclusive du chef Archer est d’ailleurs à ce titre presque prémonitoire : « Ce n’est pas parce que ça ne se voit pas, que ça n’existe pas ».

Ainsi je dirais que l’idée du politique dans les films du type d’Avatar n’est plus une vision séparée (élites contre peuples) mais intégrée. Le « grand manitou » du film de Dante (le dirigeant de Globotech qui fabrique les jouets) n’intervient plus de façon ironique pour distribuer l’argent qui compense les dégâts de la guerre : il a complètement disparu au profits des communautés, c&#039;est-à-dire les instances d’autorité qui la perde (commerciaux, militaires) contre celles qui la gagne (les tribus Na’vi qui incarnent ce renouveau). Le politicien ou dirigeant s’efface car les récentes crises ne permettent plus cette mise à distance amusée des années 1990 : l’heure est à la prise de conscience, à l’action, au combat.

L’imaginaire cependant ne se bat plus contre le réel, il l’intègre pour mettre en lumière des thèmes post 11 septembre comme celui de la guerre en Irak dont le contrôle des images est l’apanage des dirigeants (politiques, mass-media) alors que leurs conséquences se répercutent jusqu’au plus profond de la population (ce qui fait que l’on montre plus volontiers dans les médias américains des images de batailles plus que de cercueils qui rentrent au pays).
James Cameron ne détourne pas l’attention du spectateur, il le réoriente vers les images d’une autre société possible en mixant effectivement ce mythe de la beauté parfaite des êtres qui émergent de cette société reconstituée à partir de principes &quot;naturalisants&quot;.

Pour finir je dirais que je suis en parfait accord avec l&#039;analyse de Yoann Moreau,mais je rajouterai que cet imbriquement du renouveau mystique impliquait aussi d&#039;une certaine manière la 3D : le renouveau de la vision (certes contestable) étant en quelque sorte la matérialisation de la &quot;révélation&quot;, une sorte de réinvention de la perspective qui projette vers nous les figures représentées (un désir peut être anthropolgique qui ferait dire que plus on est près plus on comprend, ce qui encore une fois avec l&#039;exemple de la 3D est soumis à caution). Seulement par cette intégration je dirais que le politique ne disparait pas (ou s&#039;absente), il opère un mouvement vers l&#039;individu qui devient politique lorsqu&#039;il décide de se débarasser de la manipulation (le jouet) pour s&#039;intégrer totalement (la transformation finale de Jack Sully) à une communauté consciente de ces enjeux.

De fait, l’œuvre de Cameron est peut-être effectivement plus politique qu’on ne le pense…</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Si je suis d’accord sur le fait qu’il s’agit dans Avatar d’une histoire sans politiciens, on peut dire en revanche qu’il y a du politique, pas seulement dans un renouveau mystique mais aussi dans la représentatiuon de figures d’autorités.</p>
<p>Tout d’abord l’autorité concédée, invisible, mais qui fonde l’action de l’administrateur général Parker Selfridge : ce personnage semble d’ailleurs pris d’une hésitation avant de décider de tout détruire pour faire ce qu’on lui a demandé de faire, c&#8217;est-à-dire de l’argent mais finit par céder parce qu’il intègre parfaitement cette nécessité (le progrès de l’homme doit continuer envers et contre tout pour que l’humanité se perpétue.)<br />
Il y aussi une autorité illégitime, celle de l’armée, qui prend le pas sur celle de l’administrateur de façon caricaturale, sa fonction étant : comment tout détruire ? (Etant pris comme une fin en soi, le colonel n’ayant apparemment aucun autre intérêt que l’annihilation de ses ennemis).<br />
De l’autre côté les Na’vi semblent être une représentation de la vision idéalisée des Indiens que fait Montaigne dans ses Essais.<br />
Assiste t-on alors à une énième reprise du combat « civilisés contre barbares » ? Montaigne contre Rousseau la revanche ?<br />
On pourrait le penser tant James Cameron reprend une critique de l’impérialisme en tant que puissance qui s’étend par sa supériorité militaire : « impérialisme dans le sens où l&#8217;histoire humaine a toujours fonctionné, c&#8217;est à dire que le peuple avec le plus de puissance militaire ou technologique a tendance à supplanter ou détruire les peuples qui sont plus faibles, généralement pour leurs ressources. » (article Eye-popping &#8216;Avatar&#8217; pioneers new technology sur sfgate.com).</p>
<p>Cependant, une autre référence m’est venue à l’esprit qui pourtant ne semble rien à voir avec Avatar. Il s’agit de Small Soldiers (Joe Dante, 1998). Dans ce film des jouets guerriers équipés d’une puce spéciale qui leur permet d’apprendre se livrent une guerre sans merci. On y retrouve un schéma identique à celui d’Avatar, c&#8217;est-à-dire des commandos contre des êtres hybrides, de formes humanoïdes pour la plupart mais qui s’apparentent à des monstres, les Gorgonites.<br />
D’un côté, la seule raison de s’animer des commandos est d’éliminer les Gorgonites. De l’autre, ces derniers sont des pacifistes qui refusent le combat jusqu’au moment ou leurs amis humains sont en danger. La ressemblance n’est pas seulement thématique, elle est aussi visuelle : le <a href="http://morisset.files.wordpress.com/2009/12/avatar-stephen-lang-as-colonel-quaritch.jpg" rel="nofollow">colonel Quartich</a> de Avatar est quasiment une copie conforme du <a href="http://farm4.static.flickr.com/3057/3254110804_2954c25393.jpg" rel="nofollow">major Chip Hazard</a> de Joe Dante et son but absolument similaire (tuer, tuer ,tuer).<br />
Puis si l’on s’intéresse aux Gorgonites, on peut s’apercevoir que la ressemblance continue, tout du moins concernant leur <a href="http://25frames.org/media/screens/2131.jpg" rel="nofollow">chef Archer</a>, et cette fois-ci avec les <a href="http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-12/2009-12-15/article_avatar9.jpg" rel="nofollow">Na’vi</a>.</p>
<p>Au fond, ce que montre Cameron peut-être sans y penser, c’est une métaphore de la manipulation : les avatars du film sont des jouets « plus grand que nature », et c’est exactement l’utilisation qu’en fait le héros Jack Sully avant d’en intégrer complètement les caractéristiques. Nous sommes, nous humains, les jouets de ce que nous fabriquons et finissons par être possédé par cette technologie que nous croyons maîtriser (c’est d’ailleurs le combat avatar contre armure robotique perfectionnée : aussi perfectionnée soit-elle, elle finit par céder face aux flèches de Neytiri).</p>
<p>Je rejoins parfaitement ici André Gunthert et ses théories sur l’imaginaire en ceci que la <a href="http://culturevisuelle.org/icones/305" rel="nofollow">fuite de l’humain</a> se base sur une refondation de celui-ci à travers le techno biologique et la résurgence des grands mythes, en l’occurrence celui de la Nature dans ce film (le retour aux sources, le respect de tous les êtres vivants, l’abandon du progrès comme forme aliénante). Cameron nous propose donc de revenir à Thoreau et Emerson pour rebâtir une société à partir d’une virginité sauvage : d’ailleurs, les Gorgonites victorieux à la fin du film de Joe Dante quittent la société des hommes à bord d’un bateau jouet pour essayer d’atteindre le but programmé (mais utopique) de rejoindre leur cité perdue. La phrase conclusive du chef Archer est d’ailleurs à ce titre presque prémonitoire : « Ce n’est pas parce que ça ne se voit pas, que ça n’existe pas ».</p>
<p>Ainsi je dirais que l’idée du politique dans les films du type d’Avatar n’est plus une vision séparée (élites contre peuples) mais intégrée. Le « grand manitou » du film de Dante (le dirigeant de Globotech qui fabrique les jouets) n’intervient plus de façon ironique pour distribuer l’argent qui compense les dégâts de la guerre : il a complètement disparu au profits des communautés, c&#8217;est-à-dire les instances d’autorité qui la perde (commerciaux, militaires) contre celles qui la gagne (les tribus Na’vi qui incarnent ce renouveau). Le politicien ou dirigeant s’efface car les récentes crises ne permettent plus cette mise à distance amusée des années 1990 : l’heure est à la prise de conscience, à l’action, au combat.</p>
<p>L’imaginaire cependant ne se bat plus contre le réel, il l’intègre pour mettre en lumière des thèmes post 11 septembre comme celui de la guerre en Irak dont le contrôle des images est l’apanage des dirigeants (politiques, mass-media) alors que leurs conséquences se répercutent jusqu’au plus profond de la population (ce qui fait que l’on montre plus volontiers dans les médias américains des images de batailles plus que de cercueils qui rentrent au pays).<br />
James Cameron ne détourne pas l’attention du spectateur, il le réoriente vers les images d’une autre société possible en mixant effectivement ce mythe de la beauté parfaite des êtres qui émergent de cette société reconstituée à partir de principes &#8220;naturalisants&#8221;.</p>
<p>Pour finir je dirais que je suis en parfait accord avec l&#8217;analyse de Yoann Moreau,mais je rajouterai que cet imbriquement du renouveau mystique impliquait aussi d&#8217;une certaine manière la 3D : le renouveau de la vision (certes contestable) étant en quelque sorte la matérialisation de la &#8220;révélation&#8221;, une sorte de réinvention de la perspective qui projette vers nous les figures représentées (un désir peut être anthropolgique qui ferait dire que plus on est près plus on comprend, ce qui encore une fois avec l&#8217;exemple de la 3D est soumis à caution). Seulement par cette intégration je dirais que le politique ne disparait pas (ou s&#8217;absente), il opère un mouvement vers l&#8217;individu qui devient politique lorsqu&#8217;il décide de se débarasser de la manipulation (le jouet) pour s&#8217;intégrer totalement (la transformation finale de Jack Sully) à une communauté consciente de ces enjeux.</p>
<p>De fait, l’œuvre de Cameron est peut-être effectivement plus politique qu’on ne le pense…</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par Yoann Moreau</title>
		<link>http://culturevisuelle.org/catastrophes/2010/01/10/avatar-l%e2%80%99absence-du-politique-et-son-renouveau-mystique/comment-page-1/#comment-21</link>
		<dc:creator>Yoann Moreau</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 11:12:54 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://culturevisuelle.org/catastrophes/?p=302#comment-21</guid>
		<description>Tout à fait d&#039;accord. Tout homme, quelle que soit sa culture, est habité d&#039;imaginaire, de mythes, de tabous, de désirs, d&#039;utopies, de peurs et de représentations. Et l&#039;imaginaire habite toutes les productions humaines (y compris le rationnel). Cependant, à mon sens, l&#039;auto-représentation relève aussi d&#039;un imaginaire. Qu&#039;est-ce qui fait qu&#039;une société donnée accorde la primeur à un imaginaire de soi-même (une auto-représentation) rationnel plutôt que mythique ? Il me semble que chaque culture selon sa perspective se considère &quot;rationnelle&quot; : selon chacune, les choix qu&#039;elle fait sont cohérents et pertinents. Ce serait plutôt selon ces deux adjectifs que j&#039;aborderais une approche trans-culturelle. Il me semble qu&#039;à toi comme à moi, il apparait comme pertinent de réintroduire l&#039;efficacité de l&#039;imaginaire. Pourquoi ?
Par ailleurs, pour la cohérence accordée à l&#039;imaginaire, il me semble que, de ton côté, tu la rends sensible au travers d&#039;une approche historique. Tes études de cas (cinématographiques, photographiques) en tant que &quot;fait social total&quot; (au sens de M. Mauss), vont je crois aussi dans ce sens. La psychanalyse et l&#039;anthropologie structurale également pour ce qui est, entre autres, des rêves et des mythes. Un imaginaire donc efficace, pertinent, cohérent (j&#039;ajouterais aussi que l&#039;imaginaire, via internet, forme des communautés)... c&#039;est quoi la différence avec la rationalité ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tout à fait d&#8217;accord. Tout homme, quelle que soit sa culture, est habité d&#8217;imaginaire, de mythes, de tabous, de désirs, d&#8217;utopies, de peurs et de représentations. Et l&#8217;imaginaire habite toutes les productions humaines (y compris le rationnel). Cependant, à mon sens, l&#8217;auto-représentation relève aussi d&#8217;un imaginaire. Qu&#8217;est-ce qui fait qu&#8217;une société donnée accorde la primeur à un imaginaire de soi-même (une auto-représentation) rationnel plutôt que mythique ? Il me semble que chaque culture selon sa perspective se considère &#8220;rationnelle&#8221; : selon chacune, les choix qu&#8217;elle fait sont cohérents et pertinents. Ce serait plutôt selon ces deux adjectifs que j&#8217;aborderais une approche trans-culturelle. Il me semble qu&#8217;à toi comme à moi, il apparait comme pertinent de réintroduire l&#8217;efficacité de l&#8217;imaginaire. Pourquoi ?<br />
Par ailleurs, pour la cohérence accordée à l&#8217;imaginaire, il me semble que, de ton côté, tu la rends sensible au travers d&#8217;une approche historique. Tes études de cas (cinématographiques, photographiques) en tant que &#8220;fait social total&#8221; (au sens de M. Mauss), vont je crois aussi dans ce sens. La psychanalyse et l&#8217;anthropologie structurale également pour ce qui est, entre autres, des rêves et des mythes. Un imaginaire donc efficace, pertinent, cohérent (j&#8217;ajouterais aussi que l&#8217;imaginaire, via internet, forme des communautés)&#8230; c&#8217;est quoi la différence avec la rationalité ?</p>
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