Padlet – un tableau blanc en ligne

Par Rémy Besson - 21/06/2013 - 20:16 [English] [PDF] 

A la fin de l’été dernier, j’avais effectué sur ce carnet de recherche un retour d’expérience sur l’usage d’un groupe privé sur Facebook. Ce groupe avait été très utile dans le cadre d’un projet collectif – Archiver à l’époque du numérique (Université de Montréal) – pour lequel une douzaine auxiliaires de recherche étaient engagés à différentes périodes et pour diverses missions. Cet outil avait permis une circulation efficace de l’information et, à tout le monde, d’avoir une vision de l’avancée de chacune des dimensions du projet (pour en savoir plus).

J’ai été, ce mois-ci, confronté à une question similaire lors d’un travail avec les membres d’un autre groupe de recherche, le GRAFICS (Université de Montréal également). En fait, j’ai réalisé une petite mission qui a nécessité, de manière somme toute très classique, la rédaction de textes et de tableaux de synthèse, de présentations visuelles et de collectes de documents portant sur le sujet traité (articles en ligne ou non). La question que je souhaite aborder ici n’est pas celle de l’archivage de ces documents (dans un tiroir, une base de données et/ou sur un disque dur), ni celle de la transmission de l’information (lors de réunions, par courriels ou par impression), mais celle de la visualisation des données. Ce problème, il est commun à celui qui rédige et envoie le document, et à celui qui le reçoit et l’archive. Dans l’équipe, il n’y a pas de doute, l’information circule bien, il y a de nombreux échanges et les documents sont archivés, mais comment conserver une vue d’ensemble du travail effectué? Les courriels s’accumulent rapidement, les archives sont vite centralisées, mais les différentes informations transmises et conservées sont-elles véritablement reliées les unes avec les autres? Une représentation dans l’espace, telle qu’une carte conceptuelle, est bien plus adaptée pour lier les données collectées, que ne l’est la liste – parfois puits sans fonds – des courriels reçus (même quand ceux-ci sont soigneusement classés par catégories). Ces questions, elles se posaient, évidemment, avant le développement d’internet et la généralisation du courriel (et de la pièce-jointe).

Si les personnes travaillent dans le même bureau, cette visualisation, elle peut se faire par le moyen d’un tableau blanc ou d’un tableau en liège partagé entre collègues. Post-it griffonnés, notes à même le tableau, ligne de temps, petits schémas en tout genre et autres documents punaisés constituent les formes-types de ces agencements. Ci-dessous l’exemple du tableau blanc partagé durant la conception du site du CRIalt.

(Photographie prise dans les locaux du CRIalt par R. Besson, avril 2013)

Les choses sont plus compliquées si le bureau n’est pas commun ou si les collègues se trouvent dans un autre pays. Google drive ou Dropbox constituent des solutions appropriées, mais ces interfaces nécessitent la création d’un compte et une certaine habitude de travail, qui n’est pas forcément partagée par tous. Aujourd’hui, Padlet me semble être une solution simple et efficace à ce problème. Cette interface – comme d’autres - propose, en ligne, un simple tableau blanc.

Sur ce site des documents préexistants (textes, tableurs, présentations Powerpoint, photographies, etc.) et des liens hypertextes, peuvent être ajoutés sous la forme de post-it. Ces post-it peuvent être titrés et sous-titrés. Ils peuvent également être agencés comme bon il vous semble, puis partagés. L’ajout d’une note se fait en double-cliquant sur le tableau et le dépôt d’un document d’un simple glisser-déposer (drag-and-drop).

Si la création d’un compte est nécessaire afin de concevoir un nouveau tableau, celui-ci peut être consulté et modifié sans inscription. Cet usage collaboratif et la simplicité de l’interface constituent, sans aucun doute, les deux points forts de Padlet. Pour être tout à fait précis, l’usage collaboratif dépend d’options personnalisables. Il est ainsi possible que l’usager consulte et modifie le tableau; qu’il consulte, mais ne puisse pas modifier le tableau; qu’il ne puisse consulter et modifier le tableau que sur invitation, ou encore, seulement après avoir entré un mot de passe. Ces options sont utiles, car elles permettent au “tableau” d’être un outil de communication interne à un groupe ou, au contraire, de pouvoir communiquer une série d’informations sur un thème précis à un nombre plus important de personnes.

Ci-dessous, vous pouvez consulter une capture d’écran du tableau correspondant au projet évoqué précédemment et à propos duquel j’aurai certainement l’occasion d’écrire d’autres notes sur ce carnet de recherche.

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