Le sexe des sociologues

Par Ksenija Skacan - 6 février 2012 - 10:25 [English] [PDF] 

Le monde est normé. Pas, comme on le croit, par l’administration, mais tout d’abord par la pensée et les intellectuels.

Si la sociologie est “la branche des sciences humaines qui cherche à comprendre et à expliquer l’impact du social sur les représentations (façons de penser) et comportements (façons d’agir) humains.” (Wikipédia, Sociologie), alors que penser de la présentation de la liste des sociologues ?

Capture page Wikipedia "Liste des sociologues"

Comme on peut le voir, un petit caractère spécial est inséré après la puce. Ces caractères symbolisent le sexe masculin ou le sexe féminin. D’aucuns disent que ce sont les symboles des planètes Mars et Vénus, d’autres qu’ils sont des signes idéographiques, où le sexe de l’homme est dressé et celui de la femme dirigé vers le bas…

Recherche Google 6/02/2012 "symbole homme femme"

La liste des anthropologues ne l’indique pas, ni celle des historiens, ni celle des philosophes, ni celle des géographes, ni celle des économistes, ni celle des psychologues. Pour sortir des sciences sociales, le symbole n’existe pas dans la liste des écrivains, ni celle des photographes. Pour brouiller encore plus les esprits, il faut noter que la liste des sociologues par année de naissance ne comprend pas non plus ces symboles.

Une logique simple amènerait à penser que seuls les sociologues sont sexués et qu’ils/elles ne peuvent faire partie que du genre masculin ou féminin, pas d’entre-deux, ni de crossover. Avec ça, le monde est bien rangé. Et normé.

Royal wedding hat

Par Ksenija Skacan - 7 mai 2011 - 22:38 [English] [PDF] 

Virginie est modiste. Elle connaît son métier, l’histoire du chapeau, ses concurrents et les grands noms qui comptent. Moi, je n’ai pas une tête à chapeau et je faisais le désespoir des costumières au théâtre. Seuls deux couvre-chefs ont réussi à tenir plus de trois minutes sur ma tête : une capeline grand genre à plume, version My fair Lady, pour Lisa dans l’opérette Le pays du sourire à Dijon et un béret en laine bouillie. Aussi quand Virginie me parle avec respect et admiration de Philip Treacy en mars, je prends note poliment du nom de cette célébrité qui officie dans le cercle plutôt restreint des modistes contemporains. Ceci dit, il est anglais et a donc des circonstances atténuantes.

Mais sa célébrité a désormais dépassé cette confidentialité, voici pourquoi :

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Le réseau pour échapper à Big Brother

Par Ksenija Skacan - 24 février 2011 - 22:55 [English] [PDF] 

ou La Liste des services que doit rendre un réseau vraiment libre.

Eben Moglen est professeur de droit à l’université de Columbia et avocat conseil pour la FSF (Free Software Fondation). Il est aussi le fondateur depuis le 5 février 2011 de la FreedomBox Foundation.

Son discours donné à Bruxelles le même jour, lors de la conférence FOSDEM (Free and Open Source Software Developers’ European Meeting – le grand raoût du logiciel libre), a enthousiasmé non seulement les geeks présents, mais également les journalistes curieux (New York Times du 17/02/11, le site en ligne Numerama), le bon peuple et, je le suppose puisque ça les concerne, les politiques.

Son constat, simple, pointe le paradoxe de ces mouvements politiques mondiaux, capables de transformer la vie de millions de personnes et qui repose sur des bases bien fragiles, par exemple, le courage de M. Zuckerberg ou la bonne volonté de Google de résister à un pays, quand le pays est un puissant partenaire économique et qu’on ne peut se permettre d’insulter.

La solution réside dans le “mesh networking” ou réseau en maille. Toutes les communications passeraient dans un boîter en P2P, sans fil et sans FAI, la FreedomBox. Celle-ci est disponible au prix de 99$, mais le prix pourrait descendre rapidement à 29$. De plus, toutes vos données personnelles, au lieu d’être dans le “cloud”, c’est-à-dire hébergées dans les data centres américains, pourraient être conservées sur cette “boîte”, qui ressemble à un chargeur de téléphone.

Les logiciels de la FreedomBox, libres bien évidemment, comprendraient les services d’un réseau social vraiment sûr, des sauvegardes encryptées sur les FreedomBox de vos amis, un contournement si votre FAI commence à limiter votre bande passante, une publication vraiment anonyme transmettant les communications des personnes vivant dans des zones censurées, un réseau domestique protégé des attaques, des emails encryptés et décryptés facilement, de la VOIP protégée.

Sheevaplug

A quoi ressemblerait une FreedomBox

La Fondation devait lever 60.000 $ en 30 jours pour commencer les travaux sur le développement de ces logiciels. Elle a déjà atteint son but avec 25 jours d’avance.

En dehors de la partie geekique (ou geekesque, la graphie n’est pas encore définitive), c’est surtout le discours humaniste et droit-de-l’hommiste (graphie tout à fait officielle, vérifiez le dictionnaire) qui porte le plus loin. Non, Wikileads n’est pas un instrument de terrorisme, il a juste permis d’amener certains peuples à la conscience, et la conquête de la liberté pendant les périodes de chaos dépend de la possibilité de communiquer sur les réseaux sociaux.

On glisse par pudeur sur les lois européennes de protection des données privées qui ont conduit à ce qu’elles soient de facto sur un serveur américain. On frémit sur les deux options de protection des états : soit on coupe ce qui nous gêne, soit on coupe tout ce qui, où que ce soit sur le réseau pourrait porter atteinte à la sécurité de l’état (résultat 84.000 sites coupés par erreur). On ne peut laisser tous nos messages sur un site de micro-blogging qui peut, seul et sans recours possible, décider de donner toutes ses archives à la librairie du Congrès – et à qui d’autre encore ?

Il est temps de reprendre la main sur notre accès à la liberté de communication et à la privauté de nos données. C’est même de plus en plus urgent.

Touche pas à ma photo

Par Ksenija Skacan - 24 février 2011 -  [English] [PDF] 

MAJ 24/02/2011 – 10:14

Certains devraient lire Culture Visuelle (CV pour les intimes).

Ce matin une brève parle de la colère de l’UMP (communiqué : Jean-François Copé s’indigne du “détournement” d’une photo sur une affiche du MJS.

Source : www.jeunesump.fr

Sur le site de CV, cette même photo a été analysée par André Gunthert le 27 août 2010. Nous y apprenions que la photo datait du 9 novembre 2004, qu’elle avait déjà été utilisée pendant la campagne de 2007 et aussi qu’elle avait servi de couverture à Paris Match (damned ! j’ai été trompée, la couverture de Paris Match est un fake, merci André…)

Donc, je pose la question : pourquoi cette même photo, pour la même, peu ou prou, utilisation, devient-elle “trop” ?

Les éoliennes : icônes des énergies renouvelables

Par Ksenija Skacan - 4 décembre 2010 - 1:21 [English] [PDF] 

Même à Pollutec, pour expliquer les énergies renouvelables, dites aussi “énergies propres”, on montre des éoliennes blanches.

Voir l’article Des moulins et du vent.

Toute ressemblance, etc.

Par Ksenija Skacan - 27 novembre 2010 - 1:06 [English] [PDF] 

C’est peut-être juste un essai d’un graphiste à la recherche de l’image choc, mais je voulais comprendre la raison des tours de refroidissement nucléaire en fond de la figure de Rupert Grint. Alors je suis allée exprès voir le HP 7.

Et alors, rien. Chou blanc sur toute la ligne. A moins d’y voir une métaphore sur comment éteindre la colère de Ron Weasley qui imagine Hermione embrassant Harry.

Quand à savoir pourquoi “Nowhere is safe” ou “La menace est partout”, c’est vrai pour chacune des histoires (le nucléaire ou Voldemort chez HP 7), mais le rapport n’y est pas vraiment. La technologie n’a pas grande renommée au pays de la magie.

Affiche Harry Potter 7

Affiche Harry Potter 7

Tours de refroidissement nucléaire

Tours de refroidissement nucléaire